APOCALYPSE

25 Fév

L’actuelle évolution du monde, de son environnement naturel et de ses habitants souffre d’une détérioration accélérée telle que la disparition prévisible de l’homo sapiens, considérée encore il y a peu de temps comme purement fantaisiste, est maintenant sérieusement envisagée à plus ou moins long terme. Les menaces les plus importantes qui pèsent aujour-d’hui sur l’avenir et ainsi sur la survie de l’humain sont résumées ci-après en dix points qui nous paraissent être décisifs. Ils sont décrits dans l’ordre de leur importance.

1. SURPOPULATION ET DENSIFICATION DE LA POPULATION DANS DES MEGALOPOLES

Notre planète étant confinée dans sa forme et dans son contenu, toute accroissement de son peuplement par les humains et consécutivement de l’exploitation de ses ressources approche les limites du supportable, limites qui sont aujour-d’hui perceptibles pour un plus ou moins proche avenir.

Par ailleurs la densification de l’urbanisation de l’espace et le regroupement des humains dans des mégalopoles qui ressemblent plus à des parcages qu’à des habitations provoquent d’autres nuisances telles que décrites ci-après, comme par exemple l’aliénation générale de l’humain. Cette densification conduit à établir des régimes politiques et économiques autoritaires et centralisés qui, incontrôlables eux-mêmes permettent de contrôler les grandes masses parquées dans ces mégalopoles sans visage et sans âme.

2. POLLUTION ET CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le changement climatique étant largement lié à la pollution, l’humain pour sa survie devrait impérativement se préoccuper de celle-ci et changer radicalement son mode de vie. Or, en le voulant et en s’y résignant, ce qui, entre parenthèses n’est de loin pas le cas aujour-d’hui, il entrerait en conflit avec des intérêts à court terme et aux objectifs désastreux des puissants acteurs économiques de ce monde. Pour citer un exemple parmi des centaines, pensons seulement à la puissante industrie de conditionnement et d’emballage qui, pour des raisons prétendument d’hygiène, nous impose des emballages plastiques des denrées alimentaires et de tout autres marchandises qui ensuite, après usage, polluent la terre, les cours d’eau et l’air lors de leur combustion, elle-même source de pollution par son procédé même. S’y ajoutent tant d’autres polluants tant manufacturés que chimiques dont ce n’est pas le lieu ici de faire toute l’énumeration.

3. CONCENTRATION DES POUVOIRS POLITIQUES ET ECONOMIQUES

Prônant à travers le monde les vertus et la justice d’un régime dit « démocratique », les véritables décideurs, peu nombreux mais d’autant plus puissants dans ce monde, l’oriente, lui et ses habitants, vers des organisations et des mécanismes propices à leurs intérêts à court et à long terme. Les dirigeants politiques en première ligne ne forment que le masque extérieur de ces puissances occultes qui les dirigent par le financement de leurs actions et campagnes électorales, par le lobbying dans les parlements et, hélas, aussi par l’appui d’une presse diffusée par tous les moyens techniques de transmission moderne et dépendant, pour la plupart des medias, de ces mêmes puissances. Pour l’apparence celles-ci laissent au grand public l’illusion d’un régime démocratique dans lequel il aurait un pouvoir de choix et de codécision, par le moyen d’élections, voire même de référenda dont, par ailleurs, les décisions sont ensuite souvent faussées lors de l’élaboration du cadre législatif y afférent et, là de nouveau, sous la pression et l’influence des véritables puissants du monde.

4. CONSUMERISME ET SURPRODUCTION

Dans l’intérêt de nouveau de ces puissances économiques qui nous gouvernent en réalité et qui conditionnent notre quotidien, nous sommes poussés par tous les moyens, publicitaires, pseudoscientifiques et autres, vers une consommation de biens matériels et de supports informatiques, dont la durée de vie ou de fonctionnement, voire de consommation, est volontairement réduite, afin d’accélérer leur élimination et leur remplacement consécutif. Dans cette course effrénée vers le propagé « mieux ». « plus performant », « plus satisfaisant » et cétéra, l’esprit de compétition et de dépassement est constamment promu et et entretenu, et ceci dès l’enfance, dès l’entrée de tout être humain dans cet univers dévastateur de la consommation à outrance. Autant que des biens sont produits en surabondance, autant en résultent évidemment des déchets y consécutifs dont le recyclage partiel, meme s’il est en nette progression, n’arrive à absorber qu’une quantité insuffisante.

5. CONSENTEMENT DIRIGE PAR LES PUISSANTS ET LES MEDIAS.

Comme déjà énoncé ci-dessus, la dépendance des medias, sous toutes leurs formes, des véritables puissants de ce monde procure à ces derniers un soutien appréciable auprès du grand public, soutien qui les aide à le manipuler dans leur intérêt. Les médias dépendent aujour-d’hui pour la majeure partie de leurs revenus de la publicité et ainsi indirectement des puissances économiques qui nous gouvernent. Certains de ces médias et pas des moindres sont directement propriétés de puissants, tels Rupert Murdoch, magnat de plusieurs publications anglo-saxonnes, ou évidemment les promoteurs et propriétaires de médias informatisés comme en premier lieu Google et Facebook. L’influence de ces derniers, par leur voies de communication planétaire, sont énormes et arrivent même a constituer des menaces pour certains à l’intérieur même du cercle restreint des puissants de ce monde et incitent ces derniers à chercher à les mettre à leur service et les englober dans leurs empires économico-politiques.

6. ALIENATION DE L’HUMAIN DANS SES RAPPORTS SOCIAUX ET DE TRAVAIL.

La dissociation de l’exécutant, le travailleur ou l’opérateur, et l’objet, la marchandise ou la prestation de service, et ceci dans la grande majorité de l’activité humaine d’aujour-d’hui, de même que l’appauvrissement et l’abstraction des rapports entre humains par la digitalisation et le remplacement des contacts personnels par des rapports virtuels, crée aujour-d’hui dans de plus en plus de domaines cette aliénation générale de l’humain avec souvent des troubles psychiques consécutifs. Paradoxalement le plus le monde compte d’habitants le plus chacun d’entr’eux devient esseulé et, comme conséquence, le tissu social qui permet une saine cohabitation lentement mais inexorablement se dissout pour un jour être réduit à néant et disparaître. Par ce lent processus on ouvre grande la porte vers la déshumanisation de nos rapports sociaux et ainsi vers la criminalité généralisée, les désordres psychiques, les suicides et le désoeuvrement.

7. BRUTALISATION DES RAPPORTS ENTRE HUMAINS.

Comme développé ci-dessus, l’aliénation générale et la lente dissolution des tissus sociaux conduisent déjà aujour-d’hui à la brutalisation des rapports entre humains dont de plus en plus optent souvent pour une certaine fuite en avant par des actes violents, voire même criminels, ceci pour essayer de sortir de leur solitude et de leur désoeuvrement. C’est la voix des impuissants et des laissés-pour-compte qui se manifeste à une échelle et à une fréquence de plus en plus inquiétantes. Des groupements ou partis politiques, voir aussi des associations religieuses intégristes, agissant pour beaucoup d’entr’eux dans l’illégalité, tirent honteusement profit de cette situation déplorable et recrutent des adeptes parmi ces gens de plus en plus nombreux pour les endoctriner et puis s’en servir au profit de leurs objectifs obscures et néfastes. Il en est de comparable pour les puissants économiques de notre monde qui ne cherchent qu’à exploiter, jusqu’à leur endettement, tous les humains réduits au rôle de simple consommateurs de leurs marchandises ou servises comme supports de leur puissance.

8. AGGRAVATION DES DIFFERENCES SOCIALES.

La concentration des pouvoirs économiques et implicitement, même dans les démocraties d’aujour-d’hui, du pouvoir politique dans les mains d’une trçs faible minorité, souvent à tort appelée « élite », minorité pratiquement incontrôlable et effectivement incontrôlée, accentue dangereusement les inégalités entre ce groupe et la grande masse des humains qui est de plus en plus au service de ce dernier et en  dépendent sous les formes les plus diverses, salariés, soustraitants, serviteurs, profiteurs d’aides financières ou simples relations profitables. Les couches dites « moyennes » de la société qui par une certaine indépendance économique et une conscience éthique garantissaient jadis la cohésion sociale sont en net recul et à bien des endroits elles ont pratiquement disparu.

9. UTILITARISME DANS L’EDUCATION.

Pour s’assurer de la pérennite de leur puissance la minorité citée et décrite ci-dessus intervient avec leurs moyens financiers quasi inépuisables directement ou indirectement dans l’éducation, puis la formation professionnelle des jeunes, et ceci dès leur bas âge. Cette action prend les formes les plus diverses, d’une simple influence du législatif sur le plan politique, ceci par lobbyisme ou aides financières, voire carrément par corruption, et allant jusqu’à l’achat d’universités ou d’écoles professionnelles existantes, voire la création de nouvelles universités ou d’écoles professionnelles, celles-ci souvent au sein de leurs propres entreprises. Il est évident que par cette intrusion dans un domaine en principe public, cette minorité de puissants arrive à modifier ou tout au moins influencer les programmes scolaires et les orientations professionnelles des jeunes, ceci à son propre avantage en formamt ainsi les foules endoctrinées et utiles à son usage et à ses intérêts. Dans un premier temps toutes les disciplines jugées par cette minorité inutiles ou même dangereuses pour ses intérêts sont soit réduites jusqu’à l’insignifiance, soit tout simplement écartées des programmes scolaires. Il s’agit là , en premier, des disciplines qui incitent à l’imagination et à la création non contrôlées et à la libre pensee, philosophique et/ou socio-économique.

10. LE DEVELOPPEMENT D’UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE.

Le vieux rêve de l’humanité de se reproduire artificiellement et scientifiquement, l’HOMUNCULUS de Goethe, est aujour-d’hui repris et activé en force par les puissants de ce monde et les scientifiques et politiques à leur service. Quoi de plus tentant que d’arriver à créer un être vivant conçu et agissant sous leurs directives et pour leurs objectifs. L’humain avec son côté toujours et en dépit de tout imprévisible, serait ainsi remplacé, petit à petit, par un semblant à l’image et à l’action voulues par les puissants de ce monde. Mais si demain ces nouveaux êtres créés par l’humain développaient effectivement toutes les facettes de notre intelligence, donc également le doute et la contestation, la création et la pensée libre, ils risqueraient de se diriger contre les puissants qui les ont créés, puis les supplanter et dominer à leur tour. Ceux-ci seraient alors reduits au rôle d’apprentis sorciers, comme évoqué par le même Goethe dans son celèbre poème « Der Zauberlehrling ».

 

Hans Gutscher, politorg.blog

Doi Saket, 25.02,2020

PROSELYTISME ET POLITIQUE

30 Sep

Dans les temps les plus réculés de début de civilisations, les entités politiques qui se formèrent à travers le monde n’entrèrent en conflit entre eux-mèmes que dans le but de conquérir des terres ou/et des ressources naturelles. Dès l’apparition du christianisme une raison supplémentaire s’y était ajouté: le prosélytisme religieux.

Ce dernier s’était concrétisé et avait pris son départ avec l’ordre de mission reçu de la part du Christ, selon ses dires, par l’Apôtre St. Paul. Cet ordre de mission avait ensuite amené St. Paul a entreprendre, dans ce but ses voyages a travers les pays autour du bassin oriental de la Méditerranée. On rapporte que lors de son arrivée a Athènes, dans le cadre de l’un de ces voyages, on lui montra et on lui proposa pour son culte un temple vide a disposition des étrangers, un temple situé parmi ceux réservés aux différentes déités helléniques. St. Paul répondit a ses hotes Athéniens qu’il prenait volontiers possession de ce temple pour ses cultes, mais qu’eux-mmes ils devraient fermer tous les autres temples, puisque son Dieu était l’unique Dieu pour toute l’humanité et qu’ainsi sa religion. le christianisme, devait etre vénéré dans le monde entier.

Le début de mission évangélisatrice et messianique s’installa dès lors comme un élément déterminant dans la politique des états européens qui, l’un après l’autre, a commencer par l’Empire Romain sous Constantin le Grand adopterent la religion chrétienne comme religion d’état. Les états européens. dès le début de la découverte du monde extérieur la propagèrent et l’imposèrent. dans la plupart des cas par voie militaire, dans leurs colonies, notamment aux Amériques et en Afrique. Lors de cette évangélisation dans ces deux continents qui coincidait a peu d’années près à la Réformation en Europe, la mission exercée par les états catholiques d’un côté et des états protestants de l’autre se distingua sensiblement. Les catholiques, espagnols, portuguais et français, opéraient par des métissages, tant sociaux qu’aussi religieux, ce dernier sous la direction des Jésuites, par l’intégration de rites ancestraux dans la lithurgie catholique. Par contre, les protestants, puritains dans leur foi et dans leur vie quotidienne, exigèrent l’abandon complet des anciens rites et lithurgies paiennes. Ils ne se mélangèrent guère avec les autochtones ,confinés dans des quartiers a part, voire même des réserves. Le résultat de ces différences d’attitude se manifeste encore aujourd’hui au niveau des populations, largement métissée et à forte minorité indienne en Amérique catholique au Sud et au milieu du continent, puis à l’écrasante majorité blanche et une extrèmement faible minorité indienne, qui survit principalement dans des réserves, en Amérique du Nord protestante. Les premiers colons puritains y créèrent le dicton explicite: « Every indian is a bad indian, only a dead indian is a good indian ».

Cette attitude moralisatrice, mais ensuite par conséquence, agressive dans son fondamentalisme, s’est introduite en politique dans le monde chrétien, puis après l’écroulement des empires coloniaux européens, en premier lieu dans la politique des Etats-Unis d’Amérique. Elle s’était ensuite affirmée dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et l’établissement d’un monde bi-polaire avec, dans les yeux des Nordaméricains, eux-mêmes comme « bons » et les communistes comme « méchants ». Dès le déclin. puis l’écroulement de l’Union Soviétique, les Etats-Unis d’Amérique confinés dans cette attitude et convict s’accrochent à cette vision unipolaire avec leur état à la tête, représentant et défendant leurs valeurs à être respectées par tout-le-monde. Cette attitude est partagée, dans la mesure de leur importance aujourd’hui fortemenjt diminuée, par les états européens. Le déclin, de plus en plus accéléré du monde occidental chrétien, l’avènement d’une nouvelle organisation mondiale multipolaire, telle que proposée par les BRICS et dans laquelle les différents états sont respectés dans leur souveraineté et dans leur singularité, cette nouvelle organisation entre évidemment en conflit avec la conviction profonde du monde occidental enfermé dans son mythe de supériorité intellectuelle et morale qui est fondé sur le monothéisme chrétien et son prosélytisme.

Il est évidemment difficile pour une partie du monde qui avait dominé le reste de la planète durant environs 500 ans, d’admettre la différence mais surtout l’égalité culturelle et sociale, donc aussi religieus et idéologique des autres états , ceci sans supériorité et sans domination de leur part. Afin d’amener le monde occidental a admettre la réorganisation du monde multipolaire et d’y retrouver une nouvelle identité et un nouveau role, a égalité avec les autres. il sera primordial que nous libérerons notre politique de tout prosélytisme qui entre forcément en conflit avec le respect de l’autre.

Hans Gutscher, Doi Saket, le 30.09.2025, et corrections du 04.10.2025

EIN VERSUCH, DAS UNVERSTAENDLICHE IN DER DEUTSCHEN POLITIK BEGREIFBAR ZU MACHEN.

10 Août

korrigierte Version vom 11.08.2025

Die immer unzaehligeren Ungereimtheiten und Widersprueche in der deutschen Politik seit Anfang dieses Jahrhunderts und seit der allzu langen Kanzlerschaft von Angela Merkel verlangen den Versuch, diesen fuer das deutsche Volk doch bedenklichen Zustand zu ergruenden. Als Grundlage dieses Versuches steht an erster Stelle ein historischer Rueckblick, der es erlauben soll, das Entstehen des deutschen Einheitsstaates und des damit verbundenen deutschen Nationalgefuehls mit seinen Eigenheiten darzustellen. Diese Eigenheiten moegen uns sodann zur Erklaerung der heutigen politischen Lage dieses so eminent wichtigen Landes im Zentrum Europas dienen.

HISTORISCHER RUECKBLICK

Das langsame Entstehen einer deutschen politischen Einheit nahm ihren Anfang mit der Voelkerwanderung der germanischen Staemme aus dem Norden und aus dem Nordosten Europas und der damit verbundenen Ansiedelung im zerfallenden Westroemischen Reich bis zu dessen Untergang im Jahre 476 n. Chr. Das Resultat dieser Voelkerwanderung spiegelte sodannj die seit dem Imperium von Kaiser Augustus am Anfang des Jahrtausends bestehende, kaum entscheidend veraenderte Nordgrenze des Roemischen Reiches auf der Rhein-Donau Linie. Suedlich dieser Grenze entwickelte sich die roemische Zivilisation, wohingegen im Norden das Land von den einzelnen germanischen Sippenohne Bildung politischer Einheiten besiedelt wurde. Unter den verschiedenen Staatsbildungen, die langsam im ehemaligen Roemischen Westreich entstanden, profilierte sich gegen Ende des 7ten Jahrhunderts das Reich der Franken (Merowinger), welches sich dann im 8ten Jahrhundert unter Karl dem Grossen zu seiner groessten Ausdehnung entfaltete. Diese umfasste ungefaehr diejenige der anfaenglichen Europaeischen Wirtschaftsgemeinschaft, also die heutigen Staaten Belgien, Deutschland (die ehemalige Bundesrepublik), Frankreich, Italien (Norditalien), Luxemburg, die Niederlande und die Schweiz. Nach dem Ableben Karls des Grossen im Jahre 814 und der Aufteilung des Reichs unter seinen drei Enkeln im Jahre 842 im Vertrag von Verdun, sodann gegen Ende des Jahrhunderts die Aufteilung des Mittereiches unter Lothar (Lothringen) unter seinen Bruedern im Westen und im Osten, kann dieser Zeitpunkt als eigentliche Geburtsstunde einer deutschen politischen Einheit (das Ostreich) betrachtet werden.

Diese Einheit nahm unter dem Namen Heiliges Roemisches Reich Deutscher Nation die Form eines Staatenbundes ohne zentralistische Staatsgewalt an. Der deutsche Kaiser waltete ohne feste Residenz aus ueber das weite Land zerstreuten Pfalzen in immerzu sich aendernden Machtgruppierungen unter den Einzelfuersten des Reiches, allen voran den sieben Kurfuersten, vor allem der vier weltlichen, dann aber auch und in erster Linie mit dem Vatikan. Dieses komplexe Reich bot somit das Bild eines unuebersehbaren Spannungsfelds mit staendig wechselnden Koalitionen, auch mit aussenstehenden Maechten, so mit Frankreich, aber auch Polen und, wie schon erwaehnt dem Vatikan. Zwischen diesem und dem deutschen Kaiser kam es bis an’s Ende des Mittelalters zu immer waehrenden Kompetenzstreitigkeiten (Bischofswahl). Die groesste Ausdehnung dieses Heiligen Roemischen Reiches Deutscher Nation erhielt es ab Mitte des XIIIten Jahrhunderts unter Kaiser Friederich II von Hohenstaufen, als es von Sizilien (paebstliches Lehen, wo Friederich geboren wurde) bis zur Ostsee reichte.

Seit Ende des Mittelalters baute sodann das Haus Habsburg dank geschikter Heirats- und Erbfolgepolitik seine Vormachtstellung im Reiche aus, die dann unter Kaiser Karl V, in Gent geboren, dank seiner gleichzeitigen Koenigswuerde von Spanien und somit dessen Kolonien eine weltweite Ausdehnung erfuhr, dies allerdings nur fuer kurze Zeit, bis zum Ruecktritt Karls V und der Uebergabe der deutschen Kaiserwuerde an seinen Bruder Ferdinand I. Die immer maechtigere Dynastie der Habsburger uebertrug von da an bis zum Ende des Deutschen Reiches unter Napoleon die deutsche Kaiserwuerde in Erbfolge innerhalb der Dynastie.

Ein bedeutender Einschnitt in diesem deutschen Staatenbund brachte im XVIten Jahrhundert die Reformation und der anschliessende Dreissigjaehrige Krieg von 1618 -1648, die als Ergebnis gleichsam eine Zweiteilung des Reiches in eine noerdliche lutherisch- protestantische, und im Sueden eine roemisch- katholische Haelfte mit sich brachte. Zur selben Zeit entwickelte sich das Grossherzogtum Brandenburg, dank eines Erbfalls im Jahre 1618, durch die Einverleibung Ostpreussens (Polnische L:ehen) zu einer immer bedeutenderen Macht, die wie die Habsburger Monarchie mit ihren Eroberungen und Erwerbungen im Balkan ueber die Reichsgrenze hinausreichte. Das Aufkommen dieser zwei Dynastien, der prtestantischen Hohenzollern in Preussen und der katholischen Habsburger in Oesterreich fuehrte beinahe zwangslaeufig zu deren Konkurrenz und letztlich zum Siebenjaehrigen Krieg 1756 -1763 und an dessen Ende zum Sieg Preussens, das Schlesien annektierte. Bis zur Franzoesischen Revolution und den anschliessenden Napoleonischen Kriegen fanden sich dann diese zwei Maechte in Zusammenarbeit mit dem aufstrebenden Russischen Reiche gegen den gemeinsamen Gegner, das Osmanische Reich, aber auch in der sukzessiven Aufteilung der polnischen Wahlmonarchie Ende des XVIIIten Jahrhunderts.

Die Napoleonischen Kriege brachten sodann, wenn auch nur voruebergehend, eine einschneidende Veraenderung im Gefuege des nur noch schwer ueberlebenden Deutschen Reiches, mit der Zusammenfassung der west- und sueddeutschen Gebiete zum Rheinbund, Ausdruck und gleichsam Grundstein eines foederalistischen Europas nach napoleonischer Auslegung. Der Wiener Kongress 1815 beendete sodann diesen ersten Versuch einer foederalistischen Neuordnung Europas, hinterliess aber eine entsprechende politische Orientierung im Sueddeutschen Raume und im Rheinland, die sich in den revolutionaeren Jahren 1830 und 1848 bestaetigte. Das Im Befreiungskrieg 1813- 1814 erwachte deutsche Nationalgefuehl entwickelte sich aber eher im ausserpolitischen Bereiche (Burschenbewegung, Turnvereine, usw.) wo hingegen der neue Deutsche Bund, bestehend aus 36 (!) Einzelstaaten in seinem Frankfurter Vorparlament eine klaegl;iche Vorstellung in hitzigen, aber ergebnislosen Debatten bot. In dieser verwirrten Lage wuchsen die beiden konkurrierenden Monarchien Preussen und Oesterreich zu einer immer groesseren Machtstellung, wobei sich diese fuer Preussen ueber ganz Norddeutschland ausbreitete und festigte, fuer Oesterreich aber gegen Osten im ausserdeutschen Balkan ausbreitete. Die Konkurrenz dieser beiden Maechte und ihr gegenseitiger Fuehrungsanspruch in Deutschland fuehrte 1866 unter Bismarck zur militaerischen Auseinandersetzung und dem Sieg Preussens in der Schlacht von Koenigsgraertz. Preussen uebernahm somit die Fuehrungsrolle im deutschen Bunde, die letzten Endes nach dem Sieg im Kriege gegen Frankreich 1870- 1871 zu dessen Niederlage und der Proklamation des Deutschen Kaiserreichs unter Preussens Koenig Wilhelm I fuehrte. Dieser straff und zentral gefuehrte Staat trat in Gegensatz zu der formal immer noch geltenden foederalistischen Struktur bestehend aus einzelnen Bundesstaaten, unter denen immer noch drei Koenigsreiche, Bayern, Sachsen und Wuerttemberg, die in Realitaet aber nur noch ueber sehr beschraenkte Kompetenzen verfuegten. Der Erste Weltkrieg beendete dieses eher kurzlebige Deutsche Kaiserreich mit samt seinen gleichzeitig erworbenen Kolonien in Afrika und im Pazifik.

Die Niederlage 1918 und und der unvernuenftige Diktatfrieden von Versailles 1919, sowie hier und dort ausbrechende Revolten bildeten ein aeusserst prekaeres Fundament fuer diese neugeschaffene Weimarer Republik, die sich dann allerdings gegen Ende der 1920er Jahre politisch und vor allem wirtschaftlich festigte, bevor die Weltwirtschaftskrise 1929/30 und das folgende Auftreten der Extremparteien schliesslich zur Machtuebernahme durch die NSDAP und die Diktatur Adolf Hitlers fuehrte. Der folgende Zweite Weltkrieg mit seinen unendlichen Zerstoerungen und Menschenopfern endete 1945 mit der bedingungslosen Kapitulation und der Aufteilung Deutschlands in 4 Besatzungszonen, unterdenen die drei westlichen anschliessend die Bundesrepublik Deutschland und die oestliche die Deutsche Demokratische Republik bildeten. Die Bundesrepublik Deutschland erlebte in der Zeit von etwa 1950 bis 1990 einen beeindruckenden wirtschaftlichen Aufstieg und, zusammen mit dem bevoelkerungsmaessig etwa gleichstarken Frankreich die Einnahme der fuehrenden Stellung im Rahmen der Europaeischen Einigung von der EWG hin zur EU. Hierbei traten einige deutsche Politiker in den Vordergrund wie Willy Brandt und Helmut Schmidt, die auch Entscheidendes zur Aufweichung der erstarrten Fronten im West- Ost K0nflikt beitrugen.

Der Fall der Berliner Mauer und der Untergang sowohl der Sowjetunion wie ihrer Satelliten in Osteuropa, sodann vor allem die Wiedervereinigung Deutschlands als foederalistische Republik, brachte einschneidende Aenderungen im europaeischen Staatengefuege, in dem nun Deutschland von der Bevoelkerungszahl und der Wirtschaftsleistung her die quasi alleinige Fuehrung uebernahm. Wie wir heute sehen, brachte diese Entwicklung dem Lande allerdings gleichzeitig eine gewisse Erstarrung der Grundsaetze und der politischen Ausrichtung mit langlebigen Regierungen (Helmut Kohl 1982 -1998, Angela Merkel 2003- 2019). Die Bundesrepublik richtete sich gleichsam ein in einer Drei Saeulen Struktur, die sie ewig glaubte : Sicherheit dank der NATO, das heisst der USA, reichhaltigen und guenstigen Energiezufluss aus Russland, unerschoepflichen Absatzmarkt fuer deutsche Produkte in China. Dieses Geruest zerbrach bei Ausbruch des Ukraine Krieges und dem Aufkommen Chinas nicht nur als Werkstaette und Absatzmarkt, sondern auch als hochentwickeltes Produktionsland. Parallel zu dieser Entwicklung wurden autoritaere und einschneidende und auch kaum ueberlegte Entscheidungen unter der Kanzlerschaft von Angela Merkel getroffen : der radikale Atomausstieg nach der Katastrophe von Fukushima, die Oeffnung der Grenzen fuer alle Fluechtlinge aus den Syrischen Buergerkriegen, die Befoerderung einer absolut inkompetenten, aber umso mehr diktatorischen Politikerin zur Praesidentin der EU Kommission. Heute erleben wir ein zielloses, hin und her getriebenes, schlecht gefuehrtes Deutschland, das unter der neuen Regierung seinen Wiederaufstieg in einer sinnlosen und gefaehrlichen Militarisierung sucht.

Aus dieser kurzen Aufzeichnung der deutschen Geschichte kann man meines Erachtens folgende deutschen Eigenheiten ableiten, die die heutige diffuse und widerspruechliche Lage in der deutschen Politik teilweise erklaeren moegen.

DAS PERSOENLICHE EIGENVERSTAENDNIS:

Im Gegensatz zu den gallisch- lateinischen Voelkern betrachtet sich der Deutsche nicht in erster Linie als freies und selbstaendiges Individuum, sondern als Glied einer Gruppe (dazumal Sippe, heute Partei, militaerische Einheit, politische, soziale oder ideologische Bewegung, gemeinschaftliche Institutionen. usw). deren fuehrenden Persoenlichkeiten ein jeder sich unterordnen sollte bis zum Auseinanderbrechen der Gruppe. Opponenten fluechten sodann oft in die Emigration, die Romantik oder dann in die Einsamkeit, wie manche Intellektuelle, so wie zum Beispiel die eminenten Philosophen Immanuel Kant in seinem Anwesen in Koenigsberg, Friedrich Nietzsche in Sils im Oberengadin, Martin Heidegger in Todtnauberg. In seiner Erklaerungsnot und seinem Unvermoegen, anderen Meinungen zu begegnen ihnen unvoreingenommen zuzuhoeren und wenn moeglich in dialektischer Diskussion zur Synthese oder zumindest zum gegenseitigen Verstaendnis und Zusammenleben zu gelangen, nimmt die regierende Mehrheit Zuflucht zu ausschliessenden Reglementen bis hin zum Verbot (siehe Vorstoss gegen die AfD heute).

KOMPLEXITAET DES FOEDERALISTISCHEN STAATES

Deutschland war und ist es teilweise auch heute noch ein foederalistischer Staatenbund, dessen einzelne Glieder, heute die Bundeslaender, eine eigene und und unterschiedliche Geschichte und somit Identitaet aufweisen und sie in abgeaenderter und verringerter Form beibehalten. Deutschland fand erst durch Druck unter Preussen zu einem straff gefuehrten Zentralstaat und zu seiner komplexen Einheit, die nach dem Zweiten Weltkrieg fuer 46 Jahre aufgehoben wurde und die das Land erst 1991 mit der Wiedervereinigung wiederfand, obwohl auch heute noch in abgemildeter Form die Unterschiede zwischen Westen und Osten weiterbestehen.

DER UNTERSCHIED ZWISCHEN PROTESTANTISCHEN UND KATHOLISCHEN GEBIETEN.

Er lebt auch heute noch, trotz immer mehr Austritten aus den Kirchen. Wenn in katholischen Gebieten die Politik sich ueberall nach dem starren Aufbau des Vatikans richtet, mit seinem Zentralismus und der Regierung von oben nach unten, mittels, frueher, paebstlichen Bullen, und heute politischen Dekreten, so baut sich ein protestantischer Staat von unten nach oben auf, von der Gemeinde zur staatlichen Regierung, wobei dann diese ihre so erhaltene Macht zentral und autoritaer ausuebt, gemaess dem Aufruf damals von Martin Luthjer aus dem Jahre 1525 und am Ende des Bauernkrieges in Sueddeutschland: « Wider die raeuberischen und moerderischen Rotten der Bauern ». Die deutscche Obrigkeitshoerigkeit fand da ihren Ursprung und lebt auch heute noch in miderer Form weiter.

Options

DAS FEHHLEN EINER LANGEN KOLONIALEN VERGANGENHEIT

Im Gegensatz zu den atlantischen Kolonialmaechten England, Frankreich, Holland, Portugal und Spanien, hat Deutschland nur eine sehr kurzlebige koloniale Vergangenheit hinter sich.Diese wurde unter dem Druck des deutschen Kaisers Wilhelm II den Kolonialmaechten abgerungen und umfasste kleine Gebiete in Afrika und im Pazifik. Nach dem Ersten Weltkrieg wurden diese Kolonien den etablierten Kolonialmaechten England und Frankreich vom Voelkerbund zur Verwaltung uebergeben.Deutschland war somit nie auf die Meere und auf andere Laender und Kulturen ausgerichtet und war so immer eine Kontinentalmacht mit Orientierung gegen Osten. Es fehlt dem :Land somit eine profunde Kenntnis sowie der Kontakt mit anderer Kulturen und Verhaltensweisen.

Aus all diesen Eigenheiten der deutschen Laender ergiebt sich das Gesamtbild eines Staates, dem es an geschichtlicher, politischer und kultureller Einheit mangelt und der deshalb, in welcher Form auch immer, gewissermassen immer ein Staatenbund, oder besser ein foederalistisches Land in einem zu schaffenden ebenfalls foederalistischen Umfeld bleiben wird. Nur eine von unten nach oben aufgebaute foederalistische, wahrlich demokratische Neuordnung Europas und seine Organisation in weitreichend autonomen Regionen koennte das deutsche Problem loesen, eine Reorganisation, der sich aber das zentralistisch aufgabaute und seit Jahrhunderten gefuehrte und gefestigte Frankreich widersetzen wuerde. Dies eines der hauptsaechlichen Dilemmas der Europaeischen Einigung.

Hans Gutscher, Doi Saket, le 10. 08. 2025

LA DIABOLISATION EN POLITIQUE

5 Juil

De tout temps l’histoire a pris son évolution à travers les concurrences qui surgissaient entre les communautés humaines, des tribus anciennes jusqu’aux empires modernes. Les conflits qui en resultèrent se formèrent depuis le début de l’histoire, d’abord autour de la prise de possession de terres avec leurs richesses ou/et positions stratégiques, puis, depuis l’avènement des religions monothéistes, autour de conflits religieux, puis dans les temps modernes, souvent autour de différences tant idéologiques qu’également politico-économiques.

Dans beaucoup de cas, les dirigeants d’un pays ou de toute autre communauté humaine a recours à des subterfuges pour arriver à convaincrs et regrouper derriere eux leurs populations hésitantes. Parmi ces subterfuges l’un des plus courants durant toute l’histoire de l’humanité, consistait et , nous le verrons à l’exemple du conflit en Ukraine, consiste toujours à désigner un ennemi, de créer et de divulguer parmi la population son image, fabriquée de toutes pièces. Cette procédure était et est souvent appliquée pour détourner l’interêt de la population de graves problèmes existentiels à l’intérieur de la communauté et d’en désigner un coupable. Qu’il s’agisse d’un cas ou d’un autre, la procédure est, à des détails près, toujours la suivante:

  1. On choisit un ennemi, de préférence déjà établi de longue date, opposant idéologique ou religieux, voire simple concurrent dans la prise de possession de terres.
  2. On développe son image caricatural avec l’aide de tous les moyens de communication dont on s’est assuré au préalable la domination.
  3. On trie les informations pour les faire correspondre à l’image de l’ennemi ainsi désigné, en éliminant celes à son profit et en mettant l’accent sur toutes les autres qui lui sont défavorables et en les exagérant si nécessaire. Au pire on a aussi recours carrément à des mensonges et des falsifications.
  4. On écarte tous les opposants à l’intérieur de sa propre communauté, soit en les emprisonnant, soit, aujour d’hui de plus en plus souvent, en leur retirant le droit de parole, voir en les écartant des débats publics.
  5. Ainsi, en définitive, on installe dans la population un climat de peur vis-à-vis de cet ennemi désigné et on fait apparaître toutes les opinions contraires à celles propagées à longueur de journées, comme absurdes et contraires à la réalité. Le but non avoué est tout simplement l’élimination de cet ennemi inventé et propagé avec insistance et qui. par la suite est déclaré responsable de tous les problèmes que la population rencontre dans le quotidien.

Cette procédure est parfaitement illustrée aujour d’hui dans le cas de la Guerre d’Ukraine, son origine et son évolution jusqu’à ce jour.

En effet, dès l’écroulement de l’ancienne Union Soviétique en 1991 et les difficultés que la Russie rencontrait lors de son rétablissement dans de nouvelles frontières et dans un nouveau cadre économique, les Etats-Unis d’Amérique en avaient profité pour réaffirmer successivement l’image d’ennemi du monde « libre » qu’ils avaient. dès la Révolution d’Octobre attribué à ce pays. Ils profitèrent de la situation difficile que ce pays traversait durant les annees 1990 pour lui arracher des concessions, souvent même contre des promesses mensongères auxquelles les Etats-Unis d’Amérique eurent souvent recours, en l’occurrence la promesse de ne pas etendre l’OTAN au delà de ses frontières orientales de 1990.

Ailleurs, l’information donnée par la presse occidentale officielle mettait l’accent sur toutes les nouvelles propices à alterer l’image de la Russie et mettre l’accent sur le traitement des opposants du régime en place. En parallèle et conjointement avec l’intégration des anciens satellites de l’Union Soviétique dans l’OTAN, des bases de la CIA y furent installées tout au long de la frontière russe. Des tentatives d ‘étendre cette enceinte militaire au Sud, par l’intégration de la Georgie et de la Moldavie ont cependant échoué. L’intérêt des Etats-Unis d’Amérique se concentrait dès lors sur l’Ukraine où des bases de la CIA furent successivement installées tout au long de la frontière russe et où, en 2014 la deuxième révolte sur la Place Maidan à Kiev fut largement orchestrée par la même CIA. Le gouvernement ukrainien sorti des urnes après l’élection fut ensuite remplcé pr un nouveau gouvernement orienté vers l’Occident et ainsi plutôt hostile envers la Russie. Il rerduisit alors les droits civiques de la minorité russe du Donbas et éliminait le status de deuxième langue officielle pour la langue russe. Les provinces du Donbas réclamant ensuite leur autonomie, le gouvernement de Kiev, toujours appuyé par les pouvoirs occidentaux lança une guerre civile contre les populations du Donbas, au sujet de laquelle la presse occidentale officielle restait bizarrement muette. A partir de l’invasion russe de 2022, cette même presse en faisait la une en brandissant l’image du violent envahisseur russe, représenté par son président Poutine en personne. Ne fut ensuite volontairement pas fait attention à l’accord conclu à Istanboul et prêt pour signature entre les deux parties, russe et ukrainienne. signature qui fut empêchée par l’intervention du premier ministre anglais de l’époque, Boris Johnson, avec évidemment le consentement du président USaméricain Biden. L’échec de la contreoffensive ukrainienne d’été 2023 fut ensuite peu commenté dans la même presse. Depuis le retrait du soutien des pays occidentaux en dépit des déclarations belliqueses des dirigeants Européens de France, d’Allemagne et de la Grande-Bretagne, et plus prononcé par le discours du président USaméricain Trump, se manifeste petit à petit et prépare l’Ukraine à admettre et à affronter sa défaite et son abandon par ses alliés qui cependant continuent à protester du contraire. En dépit de cette évolution, jamais admise dans la presse occidentale offiielle, l’image dressé des Russes et de leur président Poutine et leur diabolisation, reste bien ancrées dans l’opinion de la majorité des citoyens des pays occidentaux et risque à tout moment d’être réactivé par les dirigeants de ces pays.

Chiang Mai, le 05.07.2025, Hans Gutscher

LA MALADIE QUI AFFECTE LE MONDE DE LA SANTE.

17 Fév

Suite à l’abandon largement adopté de la théorie qui preconisait la distinction, à l’intérieur de l’être humain, entre son corps et sa soi-disante âme qui, elle, le reliait dans la doctrine des différentes religions à leurs dieux et à un au-delà spéculatif, le corps est aujour d’hui compris dans son entité dans laquelle tous ses composants, de la structure osseuse jusqu’à la psyché entrent en interrelations.

Reconnaissant cette unité biologique il serait indiqué d’en tenir compte et d’en tirer les conclusions notamment dans le domaine de la santé, tant physique que psychique de l’être humain, l’une conditionnant, là aussi, l’autre et vice versa. Or l’évolution de la médecine et de la psychiatrie depuis les importantes découvertes scientifiques qui remontent au XIXe siècle, puis l’abondance consécutive des analyses et traitements des maladies a entraîné une spécialisation de plus en plus prononcée des métiers de la santé. Or, pour teniir compte précisément des interconnexions, ces différents spécialistes devraient agir sous la direction d’un medecin généraliste qui, hormis sa connaissance des différentes disciplines et surtout de leurs interconnexions, devrait avoir ne serait-ce qu’une vague connaissance personnelle du malade. Sa position devrait être comparable à celle d’un chef d’orchestre qui, ayant des notions minimales des différents instruments composant un orchestre, dirige cet ensemble de musiciens qui lui sont subordonnés. Autrefois ce rôle essentiel était assuré principalement par un médecin de famille. L’augmentation démographique importante à travers le monde entier depuis le XIXe siecle, puis la bureacratisation démesurée qui a envahi le domaine de la santé publique et aussi la foule impressionnante des nouvelles thérapies, des médications et infrastuctures techniques d’un côté, et la perte de plus en plus accrue des structures familiales dans l’urbanisarion répandue dans le monde entier, de l’autre côté, rendent évidemment tout retour à cette structure ancienne illusoire. Elle devrait cependant être réinterprêtée à l’intérieur de nos tissus urbains dans le cadre d’une restructuration plus humaine de celle-ci, par la créationde postes de médecins de quartiers. A eux, alors, d’orienter un malade, selon son affection, vers le ou les spécialistes concernés et d’en coordonner et surveiller le travail et les traitements et interventions médicales recommendées. Une telle organisation permettrait d’éviter les problèmes et aussi les surcoûts importants qui pénalisent aujour d’hui la santé publique et que l’on peut résumer comme suit:

1 Les prescriptions médicales portant uniquement sur la spécialité, sans tenir compte suffisamment des effets collatéraux souvent nombreux.

2 Le dédoublement et ainsi l’inutilité de certaines analyses déjà effectuées sur le malade par d’autres spécialistes dans le même cas ou dans d’autres cas récents.

3. L’intérêt médical scientifique d’une maladie grave a tendance, dans bien des cas, a prévaloir sur l’aspect humain du traitement et ainsi de l’effet de celui-ci sur le malade.

4. La position hiérarchique des quelques généralistes qui subsistent et qui sont subordonnés aux spécialistes, ce qui se reflète aussi au niveau des honoraires respectifs.

Avec ces modifications proposées pour le monde de la santé publique il ne faut évidemment pas ngliger celui, afférent, de la pharmaceutique et de sa puissante industrie dont l’influence politique est importante et hors contrôle, mais là, on touche un autre problème qui ressort du domaine politique et plus précisément parlamentaire avec le problème du lobbysme.

A noter, pour conclure ce blog, que son auteur n’est nullement de formation médicale, mais qu’il est architecte de formation. Une parallèle entre ces deux formations peut cependant être représentée par le fait que pour les deux interventions, guérir un corps humain l’une, et restaurer ou rénover un bátiment, l’autre, l’appel à des spécialistes concernés est indispensable, mais que leur mise en oeuvre et leur surveillance doivent être confiées dans les deux cas,, pour la première à un médecin spécialiste, pour la deuxième à un architecte.

Hans Gutscher, Doi Saket, Thailande, le 18.02.2024

14 Jan
14 Jan

ISRAEL: UN PEUPLE OPPRIME DEVENU OPPRESSEUR A SON TOUR.

22 Nov

REACTUALISE LE 09 JUIN 2025

Si l’on veut mieux comprendre les évènements catastrophiques qui secouent la Palestine depuis l’assaut meurtrier et barbare effectué sur terre d’Israel par le Hamas le 7 octobre passé, il est important de jeter un coup d’oeil sur son contexte historique et actuel, et d’ainsi essayer d’en tirer des raisons, puis des conclusions en vue d’une future sortie de la crise engendrée. Pour cela il y a lieu de se pencher plus en détail sur le développement du conflit entre Juifs et Arabes sur la terre de Palestine depuis la fin de la Première Guerre Mondiale et le démembrement consécutif de l’Empire Ottoman, puis de l’octroi, par la Société des Nations à l’Angletrre pour la gouvernance temporaire de la Palestine

L’histoire du peuple juif avant cette date est marquée par la succession des périodes telles que résumées ci-après:

Tout au long de l’Antiquité on voit surgir et disparaître des Royaumes juifs vaincus et éliminés successivement par les Egyptiens, les Assyriens et finalement par les Romains après la victoire de l’empereur Hadrien sur le soulèvement du peuple juif conduit par Bar Kochba au début du IIe siècle après J.Chr.

L’époque du Moyen Age voit ensuite le début de la Diaspora juive à travers l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord. Suite au narratif de la dénonciation aux autorités romaines de Jésus par les Juifs, puis de son exécution par crucifixion, le conflit viscéral s’établit entre les croyants des deux religions , les juifs et les chrétiens, ces derniers accusant les premiers d’être au fond les assassins de Jésus. Ainsi l’antisémitisme est né et les Juifs, confinés dans leurs quartiers urbains isolés se voyaient traités comme citoyens inférieursm interdits de posséder des terrains et d’exercer certains métiers, ce qui les orientait notamment vers ceux de la finance. les chrétiens étant interdits par leur religion de prelever des interêts financiers. Les Juifs furent chassés et dépossédés par ci par là, puis réadmis contre paiement de taxes exorbitants, autant par les Rois de France et d’Angleterre que par l’Empereur du Saint-Empire, tandis qu’ils profitaient dans les pays musulmans dès le VIIe siecle après J.Chr. d’une coexistence paisible avec les Arabes. Cette tolérance amenait beaucoup d’entre eux à s’installer dans ces pays et notamment dans l’Emirat de Cordoue en Espagne .

Les siècles qui ont suivi la Renaissance jusqu’à la Première Guerre Mondiale ont été marqués, sous l’influence de l’Humanisme et du Libéralisme du XIXe siècle apres J,Chr. par une nette amélioratin de la situation des Juifs qui, état par état, ont obtenu des droits civiques et politiques de citoyens à part entière. Pourtant cette période avait commencé, suite à la Reconquête de l’Espagne par les Rois Catholiques par l’expulsion massive des Juifs d’Espagne qui trouvèrent refuge principalement à l’intèrieur de l’Empire Ottoman, mais aussi à l’intérieur du Royaume de Pologne qui, à l’époque, exerçait une politique assez libérale à leur égard. Ainsi, même si les Juifs sur le plan légal étaient, petit à petit, reconnus comme citoyens a part entière dans la quasi totalité de l’Europe, à l’exception cependant de l’Empire tsariste de Russie, l’antagonisme entre eux et les chrétiens persistait et menait. par ci, par là, à des actions antisémites telles que l’Affaire Deyfus en France ou surtout les pogroms perpétrés en Russie vers la fin du XIXe siècle. C’est également à cette époque que l’idée de la nécessit! de retrouver pour le peuple juif un pays d’attache, quasiment une patrie,, s’est développée et qu’elle s’est finalement concrétisée sous le nom de Sionisme lors du Congrès de Bâle en 1897. Il est assez évident que le choix de territoire est tombé sur la terre de Palestine, ancienne emprise des antiques Royaumes d’Israel et lieu des vestiges du palais de Salomon. Ce territoire, la Palestine, faisait partie, à l’epoque et depuis le XIVe siècle apres J.Chr. de l’Empire Ottoman. Dès ce moment l’immigration des Juifs dans cette contrée connaissait une recrudescence, notamment alimentée par l’exode des Juis Ashkenazes des régions occidentales de l’Empire Russe suite aux pogroms qu’ils y avaient du subir.

En conclusion pour cette vaste période allant des premiers Royaumes d’Israel jusqu’à la Première Guerre Mondiale, la diaspora juive qui s’était constituée dès la conquête du territoire par les Romains, a toujours vecu des persécutions dans les pays chrétiens, au contraire des pays musulmans dans les quels elle a généralement trouvé bon accueil et cela notamment dans l’Empire Ottoman, maître de la Palestine durant prèsque cinq siècles.

Dees l’avènement du Sionisme et de la requête consécutive d’une terre d’accueil , d’une « patrie » en quelque sorte, pour les Juifs avec pour s’y établir le choix de la Palestine, les relations entre Juifs et Arabes Palestiniens commençaient à en pâtir. Cette évolution prenait des proportions plus inquiétantes dès la fin de la Première Guerre Mondiale et le démembrement de l’Empire Ottoman, suivi du mandat octroyé à la Grande Bretagne pour la gouvernance temporaire de la Palestine. La politique de la Grande Bretagne vis-à-vis des populations juive et arabe, était des plus ambigue, avantageant une fois les juifs au détriment des arabes, pour se retourner ensuite contre les premiers et ainsi de suite. Les Juifs sionistes ayant réclamé pour leur territoire l’ensemble de celui donné en mandat à la Grande Bretagne, donc y compris la Jordanie, ils devaient se contenter contre leur gré à voir réduite la Palestine au pays compris entre la Mer Méditerranée et le Jourdan, la Transjordanie en ayant été séparée pour devenir le Royaume Hachémite de Jordanie. Les visions britanniques pour la Palestine furent finalem,ent précisées en 1939 dans un Livre Blanc qui prévoyait la création d’un état unitaire et une restriction drastique de l’immigation juive qui devrait finalement s’arrêter après cinq ans. Le refus très net des Britanniquees de voir apparaître un état juif en Palestine et la limitation des visas d’entrée déjà en cours exarcerbaient les immigrés juifs et profitaient aux radicaux en leur sein. Les attentats commis par ces derniers augmentaient sensiblement, surtout après ceux perpétrés par les arabes entre 1928 et 1931, puis entre 1935 et 1939. Dès le début du mandat britannique les immigrés juifs s’étaient en effet organisés dans une milice d’autodéfense, la Haganah, appuyée sur la Histadrout, organisation syndicale sioniste de gauche. Une tendance ultranationaliste , activée suite aux attentats arabes, vit le jour en 1931 et conduisait finalement à la scission qui vit apparaître la force paramilitaire, l’Irgoun ( du nom complet: Irgoun Zvai Leoni) dont l’objectif fut clairement la création d’un état juif à immigration illimitée et dans les frontières du mandat britannioque, donc y compris la Jordanie. La Deuxième Guerre Mondiale créa ensuite un arrêt des attentats qui cependant reprenaient de plus bel dès 1944, puis surtout dès le début des discussions au sein des Nations Unies qui aboutirent au projet de création de deux états dans des délimitations fortement discutées. Dès le départ des Britanniques en 1947/48, les affrontements prenaient l’ampleur d’une guerre civile dans le cadre de la quelle l’Irgoun s’y engageait avec des méthodes et des actes clairement terroristes qui cuminèrent en 1948 par le Massacre de Deir Yassin, village à l’Est de Jérusalem, village dont la population civile fut anéantie par les combattants de l’Irgoun après la prise du village. Cette opération créa un choc parmi la population arabe environnante qui fuyait et abandonnait en masse les villages environnants, facilitant ainsi grandement l’avancée de l’armée israélienne, la Tsahal, constituée à partir de la Haganah, comprenant ainsi également les groupes de nature terroriste comme l’Irgoun.

On connait l’histoire du jeune Etat Juif d’Israel, ses conflits successifs et ses victoires sur les armées arabes des états environnants, des années 1956, 1967 et 1973. On se rappelle les lueurs d’espoir suscités par les tentatives de paix basés sur la création de deux états indépendants et qui ont conduit aux Accords d’Oslo en 1991, mais qui se voyaient ensuite anéanties, petit à petit, dès l’assassinat de Yitzhak Rabbin en 1995. Durant toute la période depuis la création de l’Etat d’Israel jusqu’à nos jours, il me paraît essentiel de faire ressortir que les forces en face, l’une contre l’autre, dans ce pays, s’étaient déjà constituées dans la période précédente, celle du mandat britannique. En effet, ce jeune état était basé sur des convictions socialistes par des immigrés Ashkenazes, tels que notamment David Ben Gourion, Golda Meir, Chaim Weizmann, dirigeants du parti travailliste, puis chefs d’état ou premiers ministres. Ces convictions se concrétisèrent notamment sur le terrain par la création des communautés agricoles, les Kibboutz. En opposition à ces forces laicistes créatrices d’un état jeune et dynamique, une droite nationaliste et religieuse orthodoxe et refermée s’est formée en partant de l’Irgoun et se réunissait dans le parti Likoud autour duquel se formaient d’autres partis ultraorthodoxes, comprenant notamment les colons de Cisjordanie. Ainsi la politiquue de l’Etat d’Israel a glissé vers la droite, vers l’orthodoxie religieuse et vers un nationalisme agressif et outrancier dont l’objectif, avoué ou dissimulé, est clairement un état purement juif à régime d’apartheid pour les arabes y habitant. La raison représentée jadis par les anciens dirigeants fit place, hélas, dès le début de notre siècle en cours, à l’obscurantisme religieux et à un nationalisme agressif et expansif. A noter que cette transformation avait déjà débuté temporairement, par la désignation comme premier ministre de Menahem Begin, président du Likoud et ancien dirigeant du groupe Irgoun entre 1943 et 1948.

Cette évolution vers un extrémisme nationaliste et religieux qui s’exprime principalement par la colonisation agressive et aveugle des terrains à grande échelle en Cisjodanie a éveillé en face la création d’une force opposée analogue sous la forme de la Hamas qui se bat avec des méthodes terroristes pour l’indépendance d’une Palestine arabe indépendante. Depuis maintenant le début du millénaire et les gouvernements successifs dirigés par Benjamin Netanyahu, avec la collaboration des partis religieux ultranationalistes, la prise de pouvoir par les extrémistes a pris de l’ampleur des deux côtés, israélien et arabe. L’ampleur intensifiée de la colonisation en Cisjordanie avec son réseau de routes protégées par l’armée, couvre aujour d’hui ce pays comme une toile d’araignée et le rend ainsi pratiquement ingouvernable pour l’Autorite Palestinienne qui a déjà perdu le contrôle de la Bande de Gaza au profit de l’Hamas depuis les élections en 2005, ceci nullement au déplaisir du gouvernement israelien qui voit d’un bon oeil l’affaiblissement d’El Fatah et ainsi que de l’Autorité Palestinienne.

Là dessus est arrivée à la surprise générale l’attaque meurtrière et barbare du Hamas au Sud d’Israel. La riposte est actuellement en cours et prend, par ses bombardements disproportionnés un caractère démesuré et désastreux pour la population de Gaza. A l’intérieur des premières réactions des dirigeants israéliens ceux-ci ne reculent pas devant des parallèles historiques très contestables, allant jusqu’à l’affichage par le représentant israélien au Conseil de Sécurité de l’ONU de l’étoile jaune de David sur son veston, une manifestation de mauvais goùt je dirais même d’insulte vis-à-vis des déportés juifs de la Deuxième Guerre Mondiale et des camps d’extermination nazis. Il y a cependant des parallèles historiques à mettre en évidence, que voici:

LE TERRORISME: Précisons d’abord que le terrorisme n’est pas un but en soi, mais une méthode pour atteindre un but, dans le cas du Hamas la création d’un état palestinien arabe indépendant. Au même titre l’Irgoun opérait par des actions terroristes dans le but de créer l’Etat d’Israel juif et indépendant. Si aujour d’hui l’attaque du 7 octobre fut à l’évidence un acte terroriste cette qualification peut également être applique aux bombardements extensifs opérés par l’aviation israélienne sur lee territoiire de Gaza. Par ailleurs, comme en 1948 l’Irgoun avait invité les habitants de Deir Yassim à quitter leurs habitations avant leur assaut, l’armée israélienne invite maintenant les habitants du Nord de la Bande de Gaza à se réfugier au Sud avant les attaques aériennes. Cette méthode a à mon avis également un caractère terroriste puisque, comme le terme l’indique, elle sème la terreur.

LE GHETTO: Si les communauts juives dès le début de la Diaspora se sont regroupées dans des quartiers à part autour de leurs synagogues et dans leur propre vie sociale dictée par des règles tant religieuses que rituelles et alimentaires, ces quartiers avaient pris le caractère de ghettos dès l’obligation imposée aux juifs de s’y regrouper et que ces quartiers étaient étroitement surveillés et leur acces sévèrement contrôlé. Si ces restrictions et confinements se sont reduits dans les états occidentaux dès le XIXe siecle, elles étaient maintenues en Russie tsariste et trouvèrent leur caractère de prisons à ciel ouvert, coupés de la vie sociale et des ressources vitales sous le Troisième Reich de triste mémoire et l’exemple emblématique du Ghetto de Varsovie et son soulèvement à l’issue tragique de 1943. Au vu de ces réminiscences historiques force est d’admettre que les Israéliens à leur tour ont transformé la Bande de Gaza en un immense ghetto de 2,3 millions d’habitants.

LA RESPONSABILITE DE LA PARENTE: A travers l’histoire l’extension de la sanction appliquée à un malfaiteur ou ennemi sur la parentè de celui-ci a toujours été appliquée par ci, par là, mais principalement par des régimes autoritaires ou encore par des organisations à caractère mafieux. Sous le Troisième Reich encore, cette pratique fut notamment appliquée vis-à-vis des familles des auteurs de l’attentat contre Hitler en 1944. Depuis maintenant des années déjà les Israéliens l’appliquent à l’encontre des familles d’auteurs d’attentats en démolissant immédiatement et rigoureusment les habitats de ces derniers, habitats individuels ou en majorité familiaux.

L’ANTiSEMITISME: en profitant du sentiment de culpabilité qui hante les chrétiens depuis les atrocités commises aux juifs durant la Deuxième Guerre Mondiale Israel a pris l’habitude de traiter toute critique vis-à-vis de l’Etat d’Israel d’acte ou de propos antisémite. Cette méthode est trop facile et dépourvue de tout discernement. Elle permet de commettre à leur tour des torts, voire même des crimes en interdisant d’emblée toute critique à leur égard.

PERSPECTIVE: nous nous trouvons confrontés aujour d’hui à une situation devenue quasiment inexricable dans la quelle deux mouvances extrémistes se font face, les juifs orthodoxes et nationalistes, d’un côté, et les islamistes de l’autre côté. L’une et l’autre repose sur une vision et une pratique fodamentaliste de leur religion. Ce n’est de ce fait plus la raison, mais la foi qui règne et exclut pratiquement tout dialogue. Par ailleurs l’établissement de deux états véritablement indépendants est devenu de toute évidence caduque, la Cisjordanie étant couverte d’une multitude toujours grandissante de colonisations reliées entre eux par des routes sécurisées

Ne reste donc que le vague espoir que l’importance et la force des extrémistes diminue au profit d’une politique de dialogue et d’apaisement, mais cette lueur d’espoir n’est peu fondée à l’heure actuelle.

Dans un cas comme dans l’autre l’évolution de la situation sera lente et douloureuse et elle peut même risquer de conduire à un conflit régional à l’issue imprévisible et, de toute façon, désastreuse pour le monde entier. Espérons que finalement la raison et l’entrée en dialogue l’emporteront pour le profit des deux peuples et, en fin de compte, de nous tous .

REACTUALISATION DU 09 JUIN 2025

Le vague espoir de voir diminuer dans un lointain futur l’importance et la force des extrémistes des deux côtés, tel que je l’avais formulé ci-dessus à la fin de mon blog du 21.11.2023, s’est pratiqement évanoui à la suite des évènements sur place depuis cette date. Depuis environs vingt mois maintenant l’armée israélienne bombarde intensément et à vaste échelle la Band de Gaza à tel point qu’à ce jour la majorité des constructions et des infrastructures, médicales y comprises, sont démolies et les champs avec leurs cultures dévastés. Par ailleurs la Bande de Gaza est hermétiquement fermée vers l’extérieur par les autorités oisraéliennes qui ne laissent entrer qu’au compte-gouttes l’aide humanitaire nécessaire à la survie de la population. Selon les chiffres officiels environ 54 000 Gazaouis sont morts depuis les début des hostilités. N’y sont cependant comptés que les victimes des bombardements ou des actions militaires directes. Il y aurait donc lieu d’y ajouter ceux dus à la faim et à l’absence de soins médicaux. Au vu de ces chiffres et de ces faits il est incompréhensibles qu’il y ait, à travers le monde, encore des « experts » qui hésitent à nommer cette action ce qu’elle est: un génocide.

Ne reste aux Palestiniens qu’à espérer un profond changement de la situation géopolitique avec le déclin de la seule superpuissance qui garantit la survie d’Israel, les Etats-Unis d’Amérique, sa survie comme état libre au milieu de pays musulmans qui, à juste titre, considèrent cet état créé après la Deuxième Guer5re Mondiale comme dernière colonie occidentale aujour d’hui dans le monde.

Ce qui est déjà sûr aujour d’hui, c’est que le Hamas n’est, ni ne sera jamais éradiqué comme le souhaitait Netanyahu et qu’au contraire la haine profonde qui s’est enracinée dans le coeur des Palestiniens fera que chaque nouveau-né sera un futur combattant potentiel pour une Palestine libre.

Hans Gutscher, Chiang Mai, le 21.11.2023 et reactualise le 09. 06. 2025

CHINE – ETATS-UNIS D’AMERIQUE: DEUX MONDES QUI S’AFFRONTENT.

19 Juil

Le futur de notre monde sera marqué, à n’en pas douter, par la confrontation entre les deux superpuissances du moment, la Chine et les Etats-Unis d’Amérique. Afin de mieux comprendre cette situation préoccupante et dangereuse pour l’éqilibre et la paix dans le monde, il est important de se pencher sur les particularités de chacun des deux pays et par là, d’essayer de connaître leurs attitudes et leur comportements vis-à-vis des autres pays du globe. Ces particularités résultent de leur situation géographique, de leur histoire et culture ainsi que de leur bases religieuses et idéologiques. Elles conditionnent en effet la nature de leurs relations avec le monde extérieur.

Le comparatif ci-dessous se propose de dresser la liste de ces particularités, puis en conclusion, d’esquisser une évolution possible de ce conflit qui influence si profondément la paix dans le monde

SITUATION GEOGRAPHIQUE ET CLIMATIQUE:

CHINE : La Chine dans son étendue actuelle occupe à l’extrémité orientale de l’Asie un large plateau parcouru par les deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yangzi. Ce plateau, en quelque sorte à deux étages, dont à l’Ouest la partie haut-perchée Tibétaine forme l’étage supérieur, trouve ses frontières naturelles au Sud avec la chaîne de l’Himalaya et ses prolongements vers le Sud-Est, vers la Birmanie et vers l’ancienne Indochine, puis sur son flanc oriental par la Mer de Chine. Par contre il ne rencontre pas de limite naturelle sur son flanc Nord, vers les plateaux immenses de la Mongolie et de la Sibérie, si ce n’est lelong des larges zones désertiques, notamment celle du Désert de Gobi que la Chine partage avec la Mongolie.

La situation climatique résulte de cette disposition topographique, avec au Nord et à l’Ouest un climat à saison chaude et pluvieuse de printemps à fin d’automne et une saison sèche et extrèmement froide en hiver quand les vents soufflent depuis la Sibérie, puis à l’Est et au Sud-Est avec un climat tempéré, voire chaude dans sa partie australe, avec des pluies venant du Sud-Ouest durant toute l’année.

ETATS-UNIS D’AMERIQUE : Ce pays occupe la partie Nord du continent américain sur toute sa largeur et profite ainsi de frontières naturelles sur toute la longueur des côtes, tant à l’Ouest par l’ Océan Pacifique qu’à l’Est par l’Océan Atlantique, De même sur sa limite Sud il touche sur la majeure partie de sa longueur le Golfe du Mexique. Ce n’est qu’au Sud-Ouest, vers le Mexique, puis surtout au Nord, sur toute la longueur de sa frontière avec le Canada que la frontière ne correspond pas à une limite naturelle, hormis, à la rigueur, au droit des Grands-Lacs. Ce pays présente ainsi en son centre un large couloir de plaines autour du fleuve Mississippi, cerné de part et d’autre de chaînes de montagnes, très élevés à l’Ouest, avec les Rocky Mountains, et à faible hauteur à l’Est, avec les Apalaches.

Le large couloir ainsi formé au centre, largement ouvert tant vers le Nord que vers le Sud, ouvre la porte aux phénomènes climatiques extrêmes et le pays souffre périodiquement tant de grands froids accompagnés d’importantes chutes de neige provenant de l’Arctique, qu’ailleurs d’ouragans tropicaux violents qui envahissent le pays depuis le Golfe du Mexique et depuis les Caraibes. Cette différence climatique trouve en quelque sorte son reflet dans les possessions extérieures des Etats-Unis, au Nord en Alaska, et au Sud dans l’Archipel de Hawaii dans l’Ocean Pacifique et de Puerto Rico dans les Caraibes.

COMPARAISON : Si du côte de la Chine, la configuration géographique incite plutôt à délimiter le pays dans un quadrilatère cerné au Sud et à l’Ouest par des hauts plateaux et plus loin par des chaines de montagnes, puis à l’Est par la Mer d Chine, la configuration du large couloir Nord- Sud des Etats-Unis présente une situation guère délimitée qui invite au mouvement et à l’expansion.

APERCU HISTORIQUE :

CHINE : A l’intérieur de l’histoire mondiale, la Chine représente une des premières civilisations dont les témoins remontent jusqu’à l’Age de Bronze. Dès le XVIIIe siècle av J.-C., avec une première dynastie, les Shang, l’Empire de Chine a trouvé, petit à petit, sa délimitation et son identité. Les siècles suivants ont vu l’alternance entre périodes stables, avec la constitution d’empires unifiés, et d’autres périodes d’instabilté et de démembrement de ces empires, puis de l’émergence de petits états combattants d’oû sortit chaque fois, une nouvelle dynastie règnante. Ce grand pays était donc durant toute son histoire périodiquement perturbé tant par des luttes internes, qu’à l’extérieur par des guerres de défense contre les peuples voisins, les Mongoles au Nord, les Ouigours et les Tibétains au Sud-Ouest, ceci principalement dans le but d’atteindre des limites naturelles et en premier lieu, celle formée par les montagnes très élevés de l’Himalaya avec ses prolongements vers le Sud-Est Asiatique. En direction du Nord, oû des limites naturelles sont guère atteignables, les Chinois ont construit durant plusieurs siècles le fameux Mur de Chine qui cependant ne se montra guère efficace pour arrêter les invasions Mongoles, notamment celle de la fin du XIIIe siècle ap.J.-C. qui a débouché sur l’établissement sous Koubilay-Khan de la dynastie des Yuan. Les Chinois n’ont durant toute leur histoire , à quelques exceptions insignifantes près, jamais mené des guerres d’expansion au-delà de ce quadrilatère défini et finalement délimité à l’ère de la dernière dynastie, celle des Qing ou Mandchous, qui ensemble avec celle précédente des Ming ont donné à cet immense empire une stabilité, mais, par là aussi une absence sur la scène géopolitique, ailleurs si mouvementé, entre 1368 (debut de la Dynastie Ming) et le milieu du XIXe siecle. Dès ce moment, dès l’intrusion des puissances coloniales, en premier lieu celle de la Couronne d’Angleterre, ce grand empire replié sur lui-même, n’avait ni la force, ni les moyens techniques pour se défendre contre ces agressions qui culminèrent, dès 1932, dans l’invasion territoriale du pays par les Japonais. Cette nouvelle et profonde période de troubles et de luttes, tant externes contre les Japonais, qu’internes entre groupes paramilitaires combattants, n’a trouvé sa fin qu’avec la victoire de l’armée des communistes de Mao Tse-toung contre celle de Tchang Kai-chek en 1949. Depuis cette date et après une première période de troubles internes, allant jusqu’à la « Révolution Culturelle » de 1966 à 1968 le pays a trouvé, sous un régime centralisé et autocratique, en cela tout-à-fait comparable aux anciennes dynasties, son unité et son rôle géopolitique grâce à son évolution fondée sur son dynamisme technique et commercial.

ETATS-UNIS D’AMERIQUE :

L’histoire des Etats-Unis tels qu’ils existent aujour d’hui et que nous la connaissons ne remonte qu’au début du XVIe siècle ap J.C. et les colonisateurs Européens l’avaient initié à l’époque par ce qu’il faut bien considérer être le génocide le plus vaste de l’histoire, celui des Indiens d’Amérique, génocide qui s’est poursuivi jusque vers le milieu du XIXe siècle. Constituées au début pour leur plupart par des intégristes protestants les vagues successives d’immigrants Européens comprenaient de plus en plus autant de hors-la-loi que de gens pauvres, au fait dans l’ensemble, tout simplement, dans leur grande majorité les marginaux et les exclus des sociétés des différents états de la Vieille Europe, occidentale d’abord, puis aussi centrale, méridionale et orientale. Ce mouvement de colonisation, provenant de l’Europe, progressait tout naturellement de l’Est vers l’Ouest, de l’Atlantiqe vers le Pacifique. Après avoir éliminé en 1763, après sa défaite dans la Guerre de Sept Ans, la Couronne de France comme colonisatrice de le Vallée du Mississippi et devenue ainsi seule colonisatrice de cet espace, la Couronne d’Angleterre a du accorder l’indépendance aux premiers 13 états après leur Guerre d’Indépendance en 1783. En direction de l’Ouest d’autres états se sont joints à ce nouvel état fédéral pour aboutir au XIXe siècle aux 48 états membres, auxquels comme derniers venus se sont ajoutés en 1959, l’Alaska et les Iles Hawaii. Cet agrandissement s’est opéré durant tout le XIXe siècle, tant par des achats, tels que la Louisiane en 1800 à la France, de la Floride et du Texas en 1819 à l’Espagne et de l’Alaska en 1867 à la Russie, mais également par la conquête de tous les territoires au Nord du Rio Grande et lelong de la Côte Pacifique après la guerre gagnée contre le Mexique en 1848. Cet agrandissement continuel en direction de l’Ouest et en parallele son arrondissement vers le Sud, vers les limites naturelles du Golfe du Mexique s’est ainsi achevé au milieu du XIXe siècle et a constitué la configuration définitive de cette fédération d’états semi-autonomes dont cependant le pouvoir central représenté par un président élu par le peuple s’est renforcé au fil du temps et des évènements politiques. La création de ce nouvel état de dimension continentale a passé à ses débuts la dure épreuve de la guerre civile, la Guerre de Sécession de 1861 à 1865. Réunifiés et pacifiés après celle-ci, les Etats-Unis se sont développés, petit à petit, à la puissance prédominante qu’ils forment aujour d’hui, d’abord grâce à leurs richesses naturelles et l’inventivité et la vitalité de leurs habitants, puis aux conflits secouant les pays Européens, conflits qui ont abouti aux deux Guerres Mondiales dont les Etats-Unis sont sortis parmi les vainqueurs, sans avoir eu à subir les effets désastreux de ces guerres sur leur propre sol. L’implication des Etats-Unis dans les affaires internationales, déjà entamée par la Doctrine Monroe en 1823, a ainsi pris de l’essor et de l’envergure, culminant dès 1992, après l’effondrement de l’Union Soviétique, en leur prétention de gouvernance mondiale.

COMPARAISON : Sur le plan de leurs histoires les deux pays se présentent, pratiquement, comme diamétralement opposés. Nous trouvons d’un côté un ancien empire millénaire centralisé qui, une fois vaincus les troubles introduits de l’extérieur, retrouve successivement son ancienne grandeur, puis de l’autre côté un jeune état fédéral qui a constitué sa puissance mondiale grâce à son dynamisme de pionniers et au déchirement de ses concurrents, anciens colonisateurs, pour finalement se perdre dans une attitude prétentieuse et impérialiste vis-à-vis du reste du monde.

LES BASES IDEOLOGIQUES ET RELIGIEUSES :

CHINE : Le fondement philosophique et religieux de la Chine, depuis la création du premier empire jusqu’à aujour d’hui, repose principalement sur le Confucianisme, théorie sociale et morale, à laquelle se sont ajoutés la cosmologie du Taoisme, puis l’élément religieux apporté depuis l’Inde par le bouddhisme . En dépit de l’introduction du communisme dès la creation de la République de Chine en 1911, puis surtout après la victoire des troupes de Mao Tse-toung en 1949, le confucianisme reste la base essentielle de l’éthique du peuple chinois et de l’organisation et de la structuration de son état. Sa philosophie développée dès son vivant au tournant des VIe, Ve siecles av.-J.-C. par Kong-Fuzi, repose sur des règles morales strictes, partant de l’individu vers la cellule familiale et de celle-ci vers la société et l’état qui la représente. La séparation en classes de différents degrés de perfection, avec au sommet les élus et l’empereur, suivi de la classe des instruits et nobles, puis du peuple, est à respecter strictement, de même que la soumission et le respect à l’intérieur de la famille des jeunes vis-à-vis des aînés et de la femme vis-à-vis de son mari. Le confucianisme préconise ainsi une discipline sévère partant de l’individu et montant jusqu’en haut de la pyramide sociale et la gouvernance de l’état. Cette structuration rigide exclut donc d’emblée l’introduction, sous une forme ou une autre, de toutes velléités démocratiques. En tant que philosophie et par là, à l’opposé des religions, elle ne pratique cependant pas de prosélytisme et agit par proposition et conviction rationnelle et non par imposition de croyance.

ETATS-UNIS D’AMERIQUE : Cet état ayant été fondé par des chrétiens intégristes de toutes les tendances du protestantisme dès le début du XVIIe siècle ap.-J.C. sa base idéologique et religieuse est donc profondément ancrée dans l’attachement à la religion chrétienne d’obédiance principalement protestante, plus calviniste que luthérienne. L’immigration catholique, d’abord surtout irlandaise, puis notablement italienne, n’y a pas apporté une influence décisive et ainsi la base religieuse des Etats-Unis est profondément puritaine avec un prosélytisme prononcé qui ne recule pas devant des actions violentes et qui agit ainsi non pas par conviction rationnelle mais crument par imposition de sa croyance qu’il conçoit d’être universelle. Les idées philosophiques du Siècle des Lumières s’y sont cependant introduites et répandues surtout dans le domaine politique. Elles ont trouvé dans le protestantisme la correlation dans les structures, pour l’un dans la communaute ecclésiastique, pour l’autre dans la structure démocratique et fédérale de l’état, les deux s’établissant du bas vers le haut, de la famille et de la communauté locale, l’un vers la tête de l’église, l’autre vers celle de l’état. Le prosélytisme marqué du protestantisme s’est également introduit dans l’action politique des USaméricains qui, tels des missionnaires chrétiens, cherchent à imposer leur vision de la démocratie au reste du monde.

COMPARAISON : Un vieil état fondé sur des philosophies anciennes et sur un rationalisme qui en découle se trouve en face d’une jeune nation construite sur la base d’une religion monothéiste et ainsi exclusive et conquérante parée d’une philosophie politique démocratique que la première, la religion, soumet à son diktat de vérité universelle.

SITUATION ACTUELLE ET PRONOSTIC ENVISAGEABLE :

Ces deux pays, premières puissances mondiales tant sur le plan militaire que technologique et économique, se distinguent profondément dans leurs attitudes vis-à-vis des autres pays du monde. Si les Chinois ne se mêlent nullement des situations politiques intérieures des autres états et limitent leur influence et souvent domination consécutive au plan technologique et commercial, les Etats-Unis, tels des missionnaires religieux, exercent vis-à-vis des autres états des pressions tant économiques et financières que souvent aussi militaires et ils s’immiscent jusque dans la politique intérieure des pays. La Chine, empire millénaire retrouvant sa position de l’Empire du Milieu, raffermi et consolidé dans les limites de ce quadrilatère qui domine l’Asie orientale, puis rayonnant à l’extérieur par ses prouesses technologiques et commerciales se voit confrontée et menacée par cette nation d’aventuriers et de conquérants, imbus d’une mission religieuse et politique, les Etats-Unis d’Amérique, nés de la conquête d’un continent autrefois habité par des nomades, les Indiens d’Amérique, qui ont légué aux envahisseurs venus de l’Europe, cette instabilité de résidence qui résulte de la configuration de ces terres. Si la compétition technique et économique est ouverte et se développe, depuis peu de temps même sur le plan financier avec la concurrence montante d’un système financier concurrent au US dollar, en faveur de la Chine, il y a lieu de craindre la réaction des Etats-Unis qui manifestement reculent sur ce plan mais qui gardent encore leur supériorité militaire. Il est en effet à craindre qu’au moment où il deviendra évident qu’ils perdront leur position de suprématie globale, acquise ou plutôt accaparée après l’effondrement de l’Union Soviétique, ils seront tentés de la défendre coûte que coûte, allant jusqu’à une opération militaire qui déboucherait, à n’en pas douter, sur un désastre de dimension globale.

L’organisation pluripolaire du monde qui respecte les différences culturelles entre ses divers composants se heurte à la prétention aveugle et dangereuse d’un état qui s’accroche à sa vision d’un monde unipolaire dominé par lui-même.

Hans Gutscher , Doi Saket, le 19.07.2023

LA NEUTRALITE SUISSE

3 Juin

Complété le 31.01.2024 par « EVOLUTION DEPUIS JUIN 2023 », PUIS DEPUIS 2024

DERNIERE REVISION ET CONCLUSIONS DE NOVEMBRE 2025 DANS LE DERNIER CHAPITRE AJOUTE

La neutralité suisse qui fut octroyée à la Confédération en 1815 lors du Congrès de Vienne par les grandes puissances de l’époque, est aujourd’hui mise en question par les états successeurs de ces dernières, opérant à l’instigation et sous la tutelle des Etats-Unis d’Amérique.

Le rôle de la Confédération Suisse de terre d’accueil neutre au coeur d’une Europe déchirée entre ses pays dominants entre 1815 et 1945, puis entre les deux blocs, Américano-capitaliste à l’Ouest, et soviéto-communiste à l’Est entre 1945 et 1991, ce rôle a perdu tout son sens dès lors que la Suisse est entourée et fait partie intégrante du sphère occidental qui est dominé par les Etats-Unis d’Amérique. Pourtant ce rôle de pays neutre, de pays de rencontre entre puissances en conflit et de pays de réfuge pour les opposants et les persécutés du monde aurait pu être redéfini sur un plan géopolitique plus vaste, mais ceci aurait demandé de la part du gouvernement helvétique une vision claire propagée au peuple et adoptée par ce dernier, puis du courage pour une exécution qui se serait évidemment heurtée à l’opposition acharnée des Etats-Unis d’Amérique. Cette possibilité, par manque de vision et d courage, mais également d’une unanimité au sein du gouvernemnt suisse, a, hélas, été réduite à néant du moment que la Confédération Suisse , sous la pression des Etats-Unis d’Amérique et, en leur suite, de l’Union Européenne, a adopté les sanctions économiques contreproductives exercées depuis 2022 à l’encontre de la Russie.

EVOLUTION DEPUIS JUIN 2023

Depuis la rédaction de mon blog de juin 2023 figurant ci-dessus la tendance y décrite s’est confirmée et se confirme pour que l’on puisse affirmer aujourd’hui sans hésitation que la neutralité suisse appartient désormais au passé. Les faits intervenus entretemps permettent ce constat. Ils sont resumés comme suit:

  • Les sanctions économiques et financières imposées par les Etats-Unis d’Amérique et par l’Union Européenne sont adoptées par la Suisse dans leur quasi totalité et avec le sérieux helvétique habituel.
  • L’augmentation du budget militaire et la collaboration renforcée avec l’OTAN promues par la ministre de la défense, Viola Amherd, et l’accueil positif de ses inititives par la majorité des partis politiques et aussi, hélas, par la majorité de la population.
  • L’initiative du ministre des affaires extérieures, Ignazio Cassis, de rassembler et de diriger ensemble avec son collègue ukrainien, une conférence préparatoire pour la paix en Ukraine, ceci sans y inviter pour le moment la Russie, et sur la base d’un premier projet établi par le gouvernement ukrainien. La réponse de l’ambassadeur de la Russie à Berne fut cinglante: La Suisse par sa prise de position nette et claire pour l’une des parties dans ce conflit, ne peut plus agir comme intermédiaire ni servir de terrain de rencontre pour des pourparlers d’armistice et de paix.

Ainsi, la Suisse est en train de perdre et risque de perdre pour toujours son rôle d’intermédiare et de terrain de rencontre entre belligérants, rôle salutaire pour la paix en Europe qu’elle a rempli depuis la fin du XIXe siècle et jusqu’au début de notre millénaire, notamment en 2014 lors de la récente présidence de l’OCDE par le ministre de l’extérieur suisse de l’époque, Didier Burkhalter.

PAR CETTE EVOLUTION DEPLORABLE, LA SUISSE PERD UNE PART ESSENTIELLE DE SON IDENTITE DE TERRE D’ACCUEIL ET DE RENCONTRE AU CENTRE DE L’EUROPE.

EVOLUTION DEPUIS JANVIER 2024

L’évolution désastreuse et, à long terme, suicidaire que l’Union Européenne a prise depuis le début de la Guerre d’Ukraine la fait dériver vers une forme inquiétante de dictature financière et bureaucratique qui est accompagnée d’une centralisation du pouvoir exercée par sa commisasion présidée par Ursula von der Leyen. Si cette dernière, non élue démocratiquement, peut s’appuyer sur les gouvernements de la plupart des pays membres et notamment des deux les plus importants, ceux de l’Allemagne et de la France, des oppositions de certains autres pays membres, plus prononcées comme pour la Hongrie, puis plus voilées comme pour la Slovaquie, l’Italie et l’Autriche, montre la fissuration qui se manifeste de plus en plus dans l’Union Européenne et qui risque de conduire, à plus ou moins long terme, à sa dissolution.

La différence d’intérét entre les régions qui composent l’Union Européenne, orientée l’une vers la Méditerranée et les riverains africains et moyen-orientaux, l’autre vers l’Atlantique et les Amériques, puis la dernière vers l’Est et ainsi vers la Russie, cette différence se traduit par des orientations et des relations géopolitiques, mais aussi culturelles et traditionnelles difficiles à réunir dans une politique extérieure commune.

Cette évolution qui aboutit à un conflit de visions et de politiques divergeantes à l’intérieur de l’Europe et, ainsi, consécutivement à une réaffirmation des différences et des particularités de ses états membres, devrait inciter la Suisse, située au centre de ce sous-continent à réaffirmer et remettre en valeur dans le nouveau contexte géopolitique son identité vitale de pays neutre et de terrain de rencontre et de médiation entre des pays ou des régions en conflit. Cette demarche demanderait évidemment une vision claire de ce rôle politique identitaire retrouvé et en conséquence, voire au préalable, l’abandon des sanctions exercées sous la pression tant des Etats-Unis d’Amérique que de l’Union Européenne, vis-à-vis de la Russie, et un changement à la tête de notre Ministère de l’Extérieur.

REVISION ET CONCLUSIONS DE NOVEMBRE 2025

L’évolution de la situation géopolitique depuis seulement cinq mois s’accélère, autant du côté de l’Union Européenne avec l’approfondissement de sa fissuration et l’augmentation inquiétante de sa dette qu’ailleurs du côté des Etats-Unis d’Amérique avec sa présidence imprévisible sous Donald Trump et sa politique économique qui appauvrit petit à petit son peuple au profit de l’oligarchie financière qui n’arrête pas de s’enrichir et de creuser ainsi dans des proportions ahurissantes le fossé entre riches et pauvres. De l’autre côté les BRICS prennent de l’ampleur par le nombre croissant de pays adhérents et l’accroissement de son pouvoir économique à travers le monde avec notamment le flux financier entre partenaires qui s’opère de plus en plus en Yuans chinois et non plus en dollars US ce qui, la longue, va sensiblement affaiblir l’économie USaméricaine.

Dans ce contexte et au vu des résultats de ses négociations tant avec l’Union Européenne pour un accord bilatéral qu’avec les Etats-UUnis d’Amérique pour un équilibre commercial au profit de ces derniers, il devient urgent pour la Suisse de revoir sa position géopolitique et de retrouver, en premier lieu, sa neutralité au centre d’une Europe qui s’entredéchire et d’un monde réorganisé et multipolaire. dans lequel la suprématie politique et économique se déplace d’occident en orient.

LES MESURES A DEVELOPPER ET METTRE EN PRATIQUE DES LORS ME PARAISSENT ETRE LES SUVANTES:

  1. Rejet par votation populaire du projet d’accord bilatéral avec l’Union Européenne. Cette décision doit être dictée par la pure raison et non pas sur une simple adhésion à l’UDC qui cherche évide,mment à récolter un profit politique de cette situation.. La raison de ce rejet est très simple: on ne conclut pas un accord avec une communauté d’états qui s’approche de sa dissolution.
  2. La levée de toutes les sanctions qui frappent la Russie et qui furent adoptées sous la pression des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union Européenne. Reprise, ensuite, d’une activité économique normale avec la Russie.
  3. Demander le partenariat avec les BRICS et augmenter l’activité économique avec ses pays membres, dont avec les pays les plus importants la Suisse a déjà conclu des traités de libre-échange.
  4. En fonction de ces changements dans la politique extérieure de la Suisse, il sera inévitable que l’actuel ministre des affaires extérieures, Ignazio Cassis, soit remplacé par un politicien à même de souscrire à cette nouvelle orientation et de s’y engager entièrement.

ESPERONS !

Hans Gutscher, Doi Saket, le 3 juin 2023, puis le 31 janvier 2023, puis 7 juin 2025, puis le 28 novembre 2025

L’HOMME AU-DESSUS DE LA NATURE – L’HOMME ET LA NATURE – L’HOMME DANS LA NATURE – L’HOMME PART DE LA NATURE.

11 Mai

Une fois libéré de l’image théiste d’une nature créée par Dieu au profit de sa derniere et sublime création, l’homo sapiens qui par là est devenu son exploiteur, des mouvements écologistes à travers le monde, principalement occidental, se prosternent devant une, la Nature qu’ainsi, différemment des croyants, mais identique sur le principe, ils mettent en face de l’homme , créant ainsi en quelque sorte une nouvelle religion.

Pourtant, nous sommes partie intégrante de la nature, nous y apportons comme les autres vivants nos bienfaits et nos méfaits, nous sommes cultivateurs autant que prédateurs, mais surtout, comme les autres vivants, comme les animaux, les plantes et même les pierres, nous passons notre existence sur terre dans les cycles de la lumiere, journaliers et saisonniers, dans leur éternel retour, en dialogue et en concert, en accord ou en opposition, avec les autres vivants, y inclus les animaux que nous avons domestiqués et tous les organismes que nous avons génétiquement modifiés et auxquels nous sommes ainsi redevables.

Menons notre vie conformément à notre propre nature a découvrir, immanente à la nature même, sans spéculation transcendantale et conscients du simple fait que nous venons de rien et que nous retournerons vers le rien. Ne resterons que des traces, plus ou moins longues dans le temps, dans les mémoires individuelles, sociétales, culturelles.

Doi Saket, Thailande, le 11.05.2023

Hans Gutscher