VERS UNE REVISION DE NOS ATTITUDES ET AINSI DE NOTRE COMMUNAUTE HUMAINE: PROJET OU ILLUSION ?

26 Juin

Si la pandémie en cours dévoile assez brutalement les défaillances des principes qui règlent les rapports humains, tant entre nous-mêmes que vis-à-vis de notre environnement, cette situation nous impose de mettre en question l’ensemble de nos rapports et relations et ainsi l’état actuel du monde et ses perspectives pour l’avenir. Celles-ci étant on ne peut plus inquiétantes, il y a effectivement urgence de revoir nos rapports et nos relations tant en détail que dans leur ensemble et, par là, leurs interconnexions.

Les réflexions qui suivent, domaine par domaine, sont basées partout sur les principes suivants:

LA BIOSPHERE DE NOTRE PLANETE ETANT DEFINIE ET LIMITEE, LE PROGRES ET LA CROISSANCE, VERS LEQUEL L’HUMAIN MANIFESTEMENT TEND PAR SA NATURE, NE POURRONT PLUS ETRE QUANTITATIFS, MAIS DEVRONT ETRE PUREMENT QUALITATIFS. DANS TOUTES NOS REFLEXIONS LA RECHERCHE DE QUALITE DOIT PREVALOIR.

TELLE UNE PLANTE AVEC SES RACINES, TOUTE CONSTRUCTION HUMAINE, DONC EGALEMENT TOUTE ORGANISATION SOCIETALE ET POLITIQUE, DEVRA PARTIR DE LA BASE VERS LE HAUT ET NON ETRE DECRETEE ET ORDONNEE DEPUIS LE HAUT VERS LA BAS.

TOUTE IDEE, TOUTE ORGANISATION, TOUTE CROYANCE NE SAURA ETRE IMPOSEE, MAIS PROPOSEE ET AINSI L’IMPOSITION DEVRA LAISSER LA PLACE A LA PROPOSITION ET ABOUTIR SOIT A LA CONVICTION SOIT A LA CONCERTATION. CE DERNIER PRINCIPE GUIDE LES LES REFLEXIONS QUI SUIVENT CI-APRES. CELLES-CI REPRESENTENT DONC DES PROPOSITIONS QUI DEMANDENT A ETRE DISCUTEES, AMENDEES, VIORE MEME CONTREES ET PARTICIPER AINSI A UNE REVISION COMPLETE DES RAPPORTS QUI REGISSENT NOTRE SOCIETE ET, PAR LA, EN L’ETAT ACTUEL PREOCCUPANT, LA SURVIE MEME DE NOTRE ESPECE.

Nous distinguons ci-après les domaines suivants:

  1. LA NATURE ET LA DEMOGRAPHIE.
  2. LA SOCIETE ET LA POLITIQUE
  3. L’ECONOMIE ET LES TECHNOLOGIES
  4. L’EDUCATION ET LA FORMATION
  5. LA SANTE ET LA NOURRITURE
  6. LA JUSTICE ET L’ORDRE PUBLIC.
  1. LA NATURE ET LA DEMOGRAPHIE

Il est urgent que l’être humain finit par comprendre et admettre qu’il n’est qu’une infime partie de la biosphère et qu’en voulant dominer et exploiter la nature à son seul avantage le conduit inévitablement à sa propre perte. Notre environnement naturel confiné dans la biosphère qui permet notre existence sur terre, nous apporte forcément des ressources limitées dont l’exploitation effrènée actuelle qui dépasse, année par année, la limite de la production naturelle conduit obligatoirement, à long terme, à notre perte et ainsi à la disparition de l’espèce.

Il est évident que l’exploitation des ressources naturelles doit s’inscrire et ne devra dépasser, comme c’est le cas actuellement, leur production annuelle. Ceci impose en conséquence également la limitation démographique qui devra à court terme conduire à la stabillisation, voire mieux à la diminution du nombre global d’habitants sur terre. Toute propagande contraire à cette limitation de croissance démographique, indispensable à notre survie d’espèce, devra être contrée par une information et une sensibilisation suivies dès la naissance, la surpopulation de la terre étant en effet à la racine de l’écrasante majorité de nos problemes actuels et futures.

Dans ce contexte il se pose évidemment la question des ressources financières nécessaires aux différents corps politiques pour assurer et financer les prestations qui leur sont imputées. Au vu de l’importance de la diminution de la population dans un futur proche, au vu de l’automatisation et de la robotisation de plus en plus de postes de travail dans tous les domaines, les recettes de l’impôt sur le revenu diminueront en parallèle. Cette imposition devra donc être supprimée et remplacée par l’imposition de toutes les opérations financières, imposition qui rapportera, à croire des économistes renommés, des recettes largement suffisantes pour compenser celles actuellement obtenus par l’impôt sur les revenus du travail.

2. LA SOCIETE ET LA POLITIQUE.

Comme cela est dans la nature de tout organisme vivant sur la terre, l’humanité s’est donné des structures en partant de la cellule familiale, puis, dès sa sédentarisation, en partant des groupes, puis des communautés urbaines, organisées petit à petit, en royaumes et républiques et regroupées ensuite en nations. Celles-ci constituent encore au jour d’hui l’élément de base de la structuration géographique et politique, par endroits aussi culturelle, du monde.

La structuration verticale de la société humaine s’est, petit à petit, opérée pour créer les différentes classes, voire couches, qui se distinguent, du bas vers le haut, par leurs différences de richesse, de formation, de patrimoine et ainsi de pouvoir. Si jusqu’à present, ces différences structurelles géographiques et ainsi horizontales, puis sociales et, par là, verticales, se sont affirmées par leur opposition, il y aura lieu, à l’avenir et au profit de l’ensemble de l’humanité, à les revoir en profondeur, en procédant du bas vers le haut, de la cellule de base vers des regroupements de plus en plus élargis, tout en diminuant les différences entre les entités nouvelles ainsi formées et acceptées sous forme d’identification volontaire par leurs composants et en dernier ressort par les humains qui en font partie par leur propre décision et par leur contribution personnelle à la constitution de ces ensembles.

Ces regroupements volontaires cooptés devront permettre sur le plan politique de créer des unités des différentes tailles adaptées, à chaque échelle, à celle des problèmes à traiter, puis sur le plan sociétal, à briser des barrières appartenant à une hiérarchie de classes qui, avec l’évolution récente de la nature des emplois et de l’organisation du travail est en train de perdre sa justification.

3. L’ECONOMIE ET LES TECHNOLOGIES.

Le principe de concurrence qui régit depuis des siècles l’économie à travers le monde devra laisser la place à la coopération à l’intérieur d’une certaine activité comme, à plus grande échelle, sur le réseau qui réunit les différentes activités. L’esprit malsain de pure comptabilite et, pire encore, de spéculation, devra laisser la place à un esprit d’inventivité et de dialogue entre producteurs-vendeurs et utilisateurs-acheteurs. Les banques et autres gestionnaires de capitaux devront y jouer leur part de support financier par l’apport du capital nécessaire à l’invention et non plus au service de la pure spéculation comme cela est devenu presque la règle depuis l’avènement désastreux du néo-libéralisme dans les années 1980.

Cette évolution souhaitable demandera en premier lieu une préparartion du terrain, puis un support constant au niveau des technologies et avec leur apport, notamment de celles des nouveaux moyens de communication et, par là, d’influence des médias.

Economie et production devront recevoir des impulsions non pas dirigées et divulguées depuis le haut, depuis les dirigeants et les actionnaires principaux des sociétés, mais depuis le bas, depuis les acheteurs et demandeurs de marchandises et de services. Ceux-ci ne devront plus être considérés comme simples consommateurs à être exploités et convaincus d’acquérir des biens et des services souvent inutiles et coûteuses, mais comme partenaires dès la définition des productions et services à développer et à rendre.

Là, comme partout ailleurs, l’action devra être guidée par la recherche de qualité et non plus par le seul souci de croissance purement quantitative et spéculative.

4. L’EDUCATION ET LA FORMATION.

Dans le domaine de l’éducation scolaire le regime « ex cathedra » devra être limité et être suivi impérativement, à chaque occasion, par la discussion qui pourra aller de l’amendement jusque, dans un cas extrême, à la contestation. La formation de l’individu doit résulter tant de l’instruction donnée par le maître que par le dialogue consécutif avec les étudiants ou apprentis. Par ailleurs, toutes les écoles, de l’école primaire jusqu’à l’université, devront être soumises au strict régime de laicité, les religions confinées au sphère privé, ne pourront être promulguées, comme aussi d’autres régimes de pensées, qu’à titre informatif et dans leur variété mondiale, et ainsi proposées et non pas imposées comme cela est encore le cas dans bien des écoles à travers le monde.

Il est évident qu’ici, dans ce domaine, le terme « religion » comprend également toute « idéologie » à caractère exclusif et autoritaire comme cela est le cas, par exemple, pour le communisme.

5. LA SANTE ET LA NOURRITURE.

S’il y a un domaine dans lequel la qualité doit impérativement primer sur la quantité, c’est bien celui de notre santé et, à sa base, de notre nourriture. L’être humain, de par sa nature, étant omnivore, il ne s’agit point de limiter sa nourriture dans sa variété, comme le prêchent et pratiquent les végétariens, et, pire encore, maintenant les végans, mais de la limiter dans sa quantité, notamment celle des viandes et des sucreries de tous genres. Les comportements dans ce domaine qui sont déterminants pour la santé de tout un chacun, devront être inclus comme discipline scolaire dans les programmes des écoles primaires et enseignés par des nutritionnistes formés sous la direction des autorités publiques et non pas délégués par les sociétés prédominantes dans l’industrie alimentaire, telles que Nestlé ou Unilever.

Dans le domaine de l’équipement sanitaire, son organisation du bas vers le haut, de l’antenne hospitalière locale jusqu’à l’hôpital universitaire, devra etre développée en parallèle à celle de la vie politique en général dont la santé publique représente un facteur non négligeable.

6. LA JUSTICE ET L’ORDRE PUBLIC.

S’il y a un domaine dans lequel la séparation des pouvoirs prônée par Montesquieu au XVIIIe siècle est important, c’est bien celui de la justice. L’indépendance du pouvoir judiciaire si elle paraît être garantie dans bon nombre de nos pays, ne l’y est que partiellemnt, les juges y étant nommés par les représentants des habitants dans les parlements nationaux et locaux en correspondance avec la nature et l’importance du tribunal à pourvoir. Il reste à etudier si et sous quelles conditions une élection populaire des juges pourrat être envisagée.

En ce qui concerne l’organisation des forces de l’ordre, là comme ailleurs, elle doit absolument se faire du bas vers le haut, du policier de quartier (comme apparemment cela est établi au Japon) qui connaît pratiquement tous les habitants du quartier, jusqu’ aux corps de police régionaux et superrégionaux, ceux-ci en correspondance avec la structure politique desservie.

CONCLUSION.

Nous avons essayé de démontrer à travers les différents aspects de notre vie communautaire que l’origine des problèmes lancinants qui menacent le monde au jour d’hui, que cet origine se situe prioritairement dans la surpopulation du monde et qu’ainsi le remède principal à y apporter réside dans la réduction du nombre d’habitants du globe. Nous avons également essayé de démontrer que cette délimitation de la population devra aller de pair avec la priorité donnée à la qualité par rapport à la pure quantité.

Toutes les réflexions et les démarches qui devront en résulter devront s’effectuer du bas vers le haut, de la cellule de base jusqu’aux organismes planétaires, désignés et élus eux-mêmes depuis la base, puis les pouvoirs politiques intermédiaires.

NE RESTE PAS A DEMONTRER L’ABSOLUE URGENCE DES MESURES A PRENDRE POUR ASSURER UN MEILLEUR AVENIR VOIRE MEME LA SURVIE DE NOTRE ESPECE.

PROJET OU ILLUSION ?

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