APPRENDRE DE L’HISTOIRE

28 Jan

COMPLEMENTS AJOUTES LE 26.08.2025

« …….Toute conscience est (donc) mémoire-conservation et accumulation du passé dans le présent. »

Henri Bergson, dans « L’Energie Spirituelle. »

Comme tout être vivant qui arrive dans ce monde dans une situation géographique, climatique, économique, politique et familière particulière à partir de laquelle se forme petit à petit sa propre personnalité, les oeuvres individuelles ou collectives de l’humain, qu’elles soient d’ordre religieux, philosophique ou politique, suivent dans l’ensemble le même chemin et sont conditionnées par les attitudes et comportements propres à l’humain, mais transposés du plan individuel sur un plan collectif.

Au même titre, toute oeuvre humaine et ici, en particulier toute constitution d’une unité politique ou sociale, de l’association de quartier jusqu’à l’empire d’importance mondiale, a une durée de vie limitée, allant, comme pour chaque humain, de la naissance à la disparition, en passant par les stades successifs: naissance – croissance – puissance – décadence. Comme l’a si pertinemment développé Paul Kennedy dans son ouvrage  » Naissance et Declin des Grandes Puissances », édité dans sa version française par Payot en 1989, chaque empire, partant à l’occasion de l’empire espagnol des Habsbourg sous Philippe II jusqu’à l’empire collonial britannique, a vu se développer son déclin sous l’écrasant poids financier nécessaire à la protection et au maintien de ses acquis territoriaux, déclin qui avait finalement conduit à sa dissolution. Peu de temps après la parution du livre de Paul Kennedy le démantèlement de l’Union Soviétique avait donné une parfaite illustration de ce processus, et aujourd’hui il paraît fort probable que dans un futur plus ou moins proche les Etats-Unis d’Amérique vont subir le même sort.

Si maintenant nous dressons la liste des attitudes et comportements fréquents à chaque stade de l’évolution, en les illustrant avec des exemples historiques ou actuels, nous pouvons en tirer des leçons pour le futur mais déjà aussi pour le présent et là, en particulier, pour la Guerre d’Ukraine qui, hélas, nous apporte, dès son début, l’illustration de comportements inquiétants.

LA NAISSANCE D’UN ETAT

Chaque état, comme au fait tout résultat de réflexion humaine, de la qualité d’un simple objet jusqu’au développement d’une doctrine religieuse ou idéologique, se forme en opposition à son contraire ou à sa différence par rapport à une autre identité comparable. Il peut se former à l’intérieur d’un état existant, comme ce fut le cas en 1965 pour Singapour se séparant de la Malaysie, ou encore des deux états du Montenegro et du Kosovo, entre 1996 et 2007, qui s’étaient séparés de la Serbie, Il peut également se créer suite au démembrement d’un grand empire, comme nous l’avions vu lors de la dissolution de l’Union Soviétique, avec la création des nouveaux états périphériques tant en Europe qu’en Asie Centrale. Dans une époque plus ancienne, des phénomènes comparables ont vu le jour et particulièrement le lent démembrement du Saint-Empire entre la Paix de Westphalie en 1648 et celle de Vienne en 1815. Une dernière variante de création d’un nouvel état peut résulter d’une entente entre de grandes puissances qui y trouvent un commun intérêt, comme cela fut le cas en 1830 lors de la création de la Belgique.

Si la création d’un état est soutenue, voire même promue, par une ou plusieures puissances supérieures, il y a fort risque que cet état nouvellement créé devient dépendant, voire meme tributaire, de cette ou de ces puissance(s). C’est ainsi qu’aujourd’hui les anciens états communistes de l’Europe Orientale, à travers l’OTAN, sont pratiquement vassalisés par les Etats-Unis d’Amérique qui planifient manifestement le même sort pour l’Ukraine.

Si maintenant un nouvel état est créé sur la base d’une unité linguistique, religieuse ou simplement traditionnelle, en partant d’un état similaire ou même identique préexistant, comme par exemple la Grèce en 1830, son organisation centralisée est envisageable. Tel n’est pas le cas quand il s’agit d;’un ensemble politique multiéthnique et/ou plurilinguistique qui ne pourra survivre que sous une forme fédéraliste donnant un maximum d’ autonomie à chaque composant, comme cela est le cas en Suisse avec ses cantons, ou dans l’Allemagne Fédérale avec ses Laender et, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis d’Amérique avec cependant, pour ce dernier pays, un pouvoir central et une présidence de plus en plus puissants. Les échecs dans le cas contraire sont nombreux et concernent notamment, aujourd’hui, l’Ukraine avec ses minorités, en premier lieu russe dans le Donbass, mais également hongrois, slovaque et roumain a l’Ouest du pays. Le même problème avait déjà apparu à la fin de la Première Guerre Mondiale suite au démembrement de l’Empire Austro-Hongrois et la création de plusieurs pays multiéthniques tels que la Yougoslavie, la Roumanie et la Pologne. Pour la cohésion d’un état pluriculturel sous forme fédéraliste, le multilinguisme reconnu au niveau national est capital et la suppression, en Ukraine, du russe comme deuxième langue nationale en 2014, fut une erreur impardonnable et constitue l’un des facteurs du déclenchement de la guerre meurtrière en cours. Si je prend l’exemple de mon propre pays, la Suisse, il est évident que la suppression de ses langues minoritaires, le français, l’italien et le rhéto-roman, comme langues nationales, conduirait inévitablement au démembrement de la Confédération Helvétique.

Cette attitude fédéraliste devrait aussi conduire la revision nécessaire de l’Union Européenne, afin d’y créer non pas une union des nations existantes, mais une union des régions (voir mon blog « Vers une Europe des Régions » de décembre 2017).

LA CROISSANCE D’UN ETAT.

Dès son début et sur la base d’une vision à long terme, un nouvel état tend à satisfaire celle-ci qui souvent résulte de la situation géographique particulière de l’endroit. Ainsi par exemple, la France, en partant de l’Ile de France, son noyau de départ, cherchait à atteindre ce qu’elle considérait comme étant ses frontières naturelles auxquelles elle arriva pratiquement à la fin du règne de Louis XIV quand elle incorpora en son sein l’Alsace, puis plus tard, par succession, la Lorraine. A l’autre extrémité du continent, la Russie a toujours cherché et cherche encore à conquérir un accès aux mers chaudes et ainsi praticables tout au long de l’année. Elle n’y est arrivée, et encore qu’imparfaitement, en prenant possession de la rive nord de la Mer Noire avec, notamment la Presqu’Ile de la Crimée. D’où l’importance capitale du port d’attache de Sévastopol pour la Russie, qu’elle ait été tsariste ou soviétique ou qu’elle soit celle d’aujourd’hui. Un accès à la mer comparable se posa au Royaume de Pologne dès l’établissement de l’Ordre Teutonique sur les rives de la Baltique, à partir de son intallation au XIIIe siècle jusqu’à sa défaite en 1410. Lors de la restauration de la Pologne à la fin de la Première Guerre Mondiale, son accès à la mer sembla être assuré par la création du célèbre « corridor de Danzig » et la gestion de ce port par un organisme international sous la houlette de la Société des Nations. Aujourd’hui nous sommes confrontés à un cas comparable avec l’enclave et le port de Kaliningrad (anc. Koenigsberg) qui appartient à la Russie mais qui en est séparé par la Lituanie. Cette « solution » convenue après le démembrement de l’Union Soviétique au debut des années 1990 risque d’amener tôt ou tard des problèmes analogues à ceux du feu « Corridor de Danzig ».

LA PUISSANCE D’UN ETAT

Dans la plupart des cas, un état, pour arriver dans les limites géographiques et dans la position stratégique qu’il s’était proposées d’atteindre, n’y est arrivé qu’au détriment d’autres états, voisins pour la plupart, et ceci au moyen de guerres, mais souvent aussi, dans un passé plus lointain et dans le cadre des dynasties règnantes, au moyen de mariages et d’héritages successifs. Les succès de ces opérations ont souvent suscité l’orgueil des dirigeants, voire des peuples mêmes. Ils ont cependant aussi souvent conduit vers des déceptions et des désenchantements lourds de conséquences. C’est ainsi par exemple que l’enthousiasme des jeunes allemands partant en guerre en 1914, accompagnés des pronostiques optimistes de leurs gouvernement et état-major qui prevoyèrent une guerre victorieuse rapide, que cet enthousiasme a trouvé sa fin dans les tranchées et les batailles à la Somme et devant Verdun. On se trouve aujourd’hui, pas tout-à-fait de la même manière, mais assez comparable, en présence de la surestimation flagrante par la diection russe de l’opération en Ukraine, et de ses forces et de leur sousévaluation de la résistance de l’ennemi Ukrainien.

Concernant les guerres en général, il ne faut pas oublier que leur première victime est toujours la vérité et que, par ailleurs, maintes guerres, dans un passé assez récent, avaient été déclenchées sur la base d’un mensonge, notamment la Deuxième Guerre du Golfe, en Iraq, prétendument dépositaire d’armes de destruction massive, affirmation avancée à tort par le gouvernement US américain de George W. Bush. Ainsi, la vérité relative aux raisons et aux sources de l’actuelle Guerre d’Ukraine, ne verra le jour que plus tard et lors de l’ouverture des archives de part et d’autre.

Une autre caracteristique de toutes les guerres démontre clairement que l’agresseur, pénétrant dans le territoire de son ennemi, entre en terrain inconnu. Le défenseur, profitant de la connaissance de son pays, du soutien de sa population et, tout simplement. de l’amour de sa patrie et de ses compatriotes attaqués, saura, dans bien des cas, prendre le dessus sur son agresseur, même si ce dernier est plus nombreux et plus puissamment armé. Les exemples illustrant ce fait sont innombrables, allant du soulèvement des Hollandais contre le pouvoir espagnol au XVIIe siecle jusqu’à la Guerre du Vietnam et l’actuelle Guerre d’Ukraine en fournit jusqu’à présent des témoignages similaires.

Lorsqu’ ensuite, un état sort vainqueur et confirme, voire agrandit son territoire et sa puissance, une paix doit être conclue avec l’état perdant, et il s’avère, à travers toute l’histoire, que la victoire d’une guerre dépend finalement, à long terme, de celle remportée à la table des négociations. Pour y arriver, la diplomatie des vainqueurs doit faire preuve de clairvoyance et de modestie. Le risque réside là également dans l’orgueil du vainqueur et il peut conduire à l’humiliation du vaincu. Ainsi, auprès de ce dernier, peuvent naître, d’abord la volonté de réparation de ce qu’il considère comme tort qu’on lui a infligé, puis la haine consécutive et un profond désir de vengeance. Le fatidique Traité de Versailles en 1919 a fortement humilié l’Allemagne vaincue et présentait ensuite une des causes principales du succès du mouvement national-socialisre et de Hitler avec les suites désastreuses que nous connaissons. Concernant l’actuelle Guerre d’Ukraine il faut d’ores et déjà admettre que l’humiliation de la Russie au début des années 1990 suite au démembrement de l’Union Soviétique, a ensuite fortement contribué au succès de la politique poursuivie par Poutine et son désir de redonner à son pays un rôle de superpuissance mondiale. Dans ce processus, humiliation et mensonge sont allés de pais, quand le président USaméricain, George Bush père avait promis à Mikhail Gorbatchev qu’en échange de la réunification de l’Allemagne l’OTAN restera confinée dans ses frontières de l’époque.

LA DECADENCE D’UN ETAT

Un état arrivé au sommet de sa puissance est évidemment amené à vouloir la conserver et la solidifier dans les meilleures conditions, puis il cherche à la pérenniser aussi longtemps que possible. Sa protection contre des ennemis potentiels environnants, réels, mais aussi souvent purement imaginés, devient prioritaire et fait augmenter, de plus en plus, les dépenses militaires non productives. Il cherche par ailleurs souvent à se protéger par un écran de petits états vassalisés, créés même quelquefois sur son propre territoire à l’intérieur de régions frontalières confiées à des peuples amies ou supposés tels, comme le pratiquait l’Empire Romain durant les deux derniers siècles de son existence.

L’accroissement des dépenses militaires au dépens de celles productives et sociales conduisent à des révoltes intérieures et, allant de pair, le cas échéant, à l’introduction d’immigrants asservis mais ambitieux et étrangers à la culture autochthone. Ces faits ont amené maintes fois dans l’histoire, à l’implosion, puis à la disparition d’un empire. Ainsi arrivé, pour ne citer que quelques exemples, à l’Empire Romain , à ceux des Abbassides, des Seljoukides, puis plus récemment des Habsbourg et surtout de l’Union Soviétique. A noter que dans la plupart de ces cas, la chute d’un empire a débuté et s’est réalisée en son intérieur (Union Soviétique) ou avec le concours ou l’intervention d’une puissance extérieure (Autriche-Hongrie. après la Première Guerre Mondiale.)

CONCLUSION ET RAPPEL DES TRADITIONS.

En conclusion nous pouvons constater, à la vue des quelques exemples historiques précités, que dans bien des cas le comportement de l’humain dans les situations diverses auxquelles il se voit confronté, se reporte également sur ses groupements aux diverses dimensions, et nous y rencontrons des attitudes telles que l’orgueil, l’humiliation, la possessivité, le mensonge, et, hélas, moins souvent, la générosité, la bienveillance et malheureusement très rarement la simple compréhension de l’autre.

Pour terminer, n’oublions pas non plus la force des traditions solidement implantées auprès des différents peuples et dans leurs cultures politiques. Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, la France, pays de cathédrales, de monastères et de chateaux, gardera toujours les caractéristiques d’un pays centralisé et quelque peu monarchique, ceci au contraire de l’Allemagne, pays de places de marchés, d’hôtels de ville, de parlements locaux et d’églises paroissiales, pays décentralisé.dès la formation du Saint-Empire, puis de son démembrement en une multitude de petits duchés, de principautés tant aristocratiques qu’ecclésiastiques, puis surtout en villes libres à travers tout le pays.

Admettons, pour conclure, que l’écrasante majorité des états qui composent ;le monde d’aujourd’hui ont un vécu séculaie et une tradition de régimes autocratiques bien ancrée qui se reflète dans le comportement politique de chaque citoyen et qui n’est guère propice au développement d’une démocratie sous quelque forme qu’elle pourrait revêtir.

COMPLEMENTS DU 25.08.2025

L’évolution géopolitique et, à l’intérieur de celle-ci, celle inquiétante et carrément désastreuse du monde occidental, m’incitent à apporter à mon blog de janvier 2023 les compléments suivants qui doivent justement rappeler des repères et des é claircissements que l’histoire peut nous rapporter pour des situations comparables. Les pays du monde occidental se trouvent aujour d’hui dans un état de décadence accélérée depuis l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe en 2022 et les implications de ce conflit tant sur la politique en général et économique, en particulier. La décadence des états occidentaux qui ont dominé le monde depuis le XIXe siècle, représentant un phénomène quasi naturel, il ne peut s’agir que d’adoucir ce processus et de retrouver pour l’Europe une place et un rôle adaptés à son nouveau poids politique et économique dans un nouveau contexte et dans un nouvel ordre géopolitique en gestion. Il s’agira aussi et surtout d’y assurer à sa riche et importante culture et à son acquis séculaire sa juste place sans vouloir, comme jadis, l’imposer aux autres, mais entrer en dialogue enrichissant et fructueux avec les autres cultures.

Dans cette volonté et dans ce projet il me paraît important de rappeler les principes et règles suivants dont la plupart sont énoncés dans le blog de janvier 2023 et que l’on retrouve, sous des configurations différentes, à travers l’histoire, à savoir :

HUMILIATION ET VENGEANCE

Comme relevé dans mon blog initial, les exemples d’humiliation d’un état vaincu par son adversaire sont multiples et conduisent normalement à un climat d’hostillité, puis souvent une tentative de revanche. Si pour ce cas à caractère militaire les exemples comme celui de l’Allemagne humiliée par le Traité de Paix de Versailles, puis se lançant dans la Deuxième Guerre Mondiale sont multiples, il y a lieu de relever aujour d’hui sur un plan géopolitique l’union en force des états autrefois colonisés par les occidentaux, ceci au sein des BRICS+. Sur un autre plan il faut aussi voir qu’un peuple induit en erreur et mal informé, voire trompé, puis subissant les conséquences, est humilié par ses dirigeants et il cherchera à se venger sous des formes différentes, allant des pures élections aux révoltes violentes.

LA DEFENSE DU POUVOIR ET SES CONSEQUENCES

Comme on peut le onstater actuellement en Europe, et notamment dans les deux pays les plus importants, en Allemagne et en France, les dirigeants en place ont recours à tous les moyens. et avant tous à l’instauration d’un climat de peur en face d’un ennemi diabolisé, en l’occurrence la Russie, pour conserver leur pouvoir. A l’échelle géopolitique et dans l’histoire du XVIe siècle, cela fut le cas par exemple, pour l’Espagne de Philippe II, puis aujour d’hui pour les Etats Unis d’Amérique. Cette ambition effreinée de conserver et de consolider son pouvoir, son emprise sur la population de son pays, voire, à plus vaste échelle, sur son empire et sur ses vassaux, entraine des investissements improductifs et exorbitants dans la simple défense militaire et elle affaiblit en conséquence ceux réservés normal;ement à l’infrastructure, à l’enseignement et la formation professionnelle et à la solidarité sociale. En conséquence, le pays sort dépourvu des forces vitales pour son évolution voire même son maintien dans la position qu’il occupe sur l’échiquier mondial.

LA SEPARATION DES POUVOIRS ET LE REGIME DEMOCRATIQUE.

La séparation des trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, telle que précisée par Montesquieu au milieu du XVIIIe siècle, est l’un des fondements principaux de toute démocratie. En ces jours, il est cependant de plus en plus menacé, même dans les pays occidentaux qui représentent pourtant le berceau de la démocratie. Ceci est notamment le cas en Hongrie et en Pologne et, hélas, surtout aux Etats Unis d’Amérique sous la présidnce de Donald Trump. Aux trois pouvoirs définis par Montesquieu et valables, seuls, jusqu’à récemment, il y a lieu cependant d’ajouter aujour d’hui, deux autres pouvoirs supplémentaires qui occupent une position de plus en plus inquiétante en politique. Ils menacent. par leur poids, le fonctionnement de la démocratie d’un pays. Il s’agit, en l’occurrence, de la communication, d’une part, et de la bureaucratie, d’autre part. Ces deux pouvoirs, qui prennemt de plus en plus d’importance dans la vie politique devraient être controlés, comme c’est le cas pour le pouvoir judiciaire, par le pouvoir législatif, véritable représentant du peuple. Si pour le pouvoir de la communication, il y aura lieu de lui assurer son indépendence, , celui qui s’est développé en bureaucratie devra tout simplement être aboli, l’administration d’un pays devant être mise sous contràle stricte par l’executif. Le cas de la bureaucratie quasi dictatoriqle qui s’est développé au sein de la Commission de l’Union Européenne à Bruxelles, en fournit un exemple des plus inquiétants.

LE MELANGE DES CULTURES ET CONVICTIONS

Chaque état, voire chaque rassemblement humain étant formé sur la base indispensable d’un projet et d’une conviction commune, religion, idéologie ou autre, il est primordial, pour sa cohésion, que le fondement intellectuel et social soit partagé par une nette majorité de sa population. Toute intrusion de convictions étrangères à une large échelle compromet et risque de fissurer sa cohésion pour aller ainsi, au pire, jusqu’à sa dissolution. Dans l’histoire ancienne on pouvait observer ce phénomène à la fin de l’Empire Romain avec l’autorisation de tribus germaniques a ses fronieres mais a l’interieur de l’empire, mais aussi avec, evidemment, la propagation de la religion monothéiste du christianisme. Une cohabitation comparable entre éthnies, cultures et religions différentes au sein des empires Othoman et Austro-Hongrois avait également abouti à leur dissolution après la Première Guerre Mondiale. Aujour d’hui un élément décisif dans la perte de cohésion de plusieurs états Européens correspond à l’implication de la religion musulmane pratiquée par bon nombre d’immigrants, à travers la Charia, qui règle leur vie quotidienne et juridique et qui entre en conflit avec la culture et la législation locale.

Hans Gutscher

Chiang Mai, le 28.01.2023, et le 26.08.2025

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