Complété le 31.01.2024 par « EVOLUTION DEPUIS JUIN 2023 », PUIS DEPUIS 2024
DERNIERE REVISION ET CONCLUSIONS DE NOVEMBRE 2025 DANS LE DERNIER CHAPITRE AJOUTE
La neutralité suisse qui fut octroyée à la Confédération en 1815 lors du Congrès de Vienne par les grandes puissances de l’époque, est aujourd’hui mise en question par les états successeurs de ces dernières, opérant à l’instigation et sous la tutelle des Etats-Unis d’Amérique.
Le rôle de la Confédération Suisse de terre d’accueil neutre au coeur d’une Europe déchirée entre ses pays dominants entre 1815 et 1945, puis entre les deux blocs, Américano-capitaliste à l’Ouest, et soviéto-communiste à l’Est entre 1945 et 1991, ce rôle a perdu tout son sens dès lors que la Suisse est entourée et fait partie intégrante du sphère occidental qui est dominé par les Etats-Unis d’Amérique. Pourtant ce rôle de pays neutre, de pays de rencontre entre puissances en conflit et de pays de réfuge pour les opposants et les persécutés du monde aurait pu être redéfini sur un plan géopolitique plus vaste, mais ceci aurait demandé de la part du gouvernement helvétique une vision claire propagée au peuple et adoptée par ce dernier, puis du courage pour une exécution qui se serait évidemment heurtée à l’opposition acharnée des Etats-Unis d’Amérique. Cette possibilité, par manque de vision et d courage, mais également d’une unanimité au sein du gouvernemnt suisse, a, hélas, été réduite à néant du moment que la Confédération Suisse , sous la pression des Etats-Unis d’Amérique et, en leur suite, de l’Union Européenne, a adopté les sanctions économiques contreproductives exercées depuis 2022 à l’encontre de la Russie.
EVOLUTION DEPUIS JUIN 2023
Depuis la rédaction de mon blog de juin 2023 figurant ci-dessus la tendance y décrite s’est confirmée et se confirme pour que l’on puisse affirmer aujourd’hui sans hésitation que la neutralité suisse appartient désormais au passé. Les faits intervenus entretemps permettent ce constat. Ils sont resumés comme suit:
- Les sanctions économiques et financières imposées par les Etats-Unis d’Amérique et par l’Union Européenne sont adoptées par la Suisse dans leur quasi totalité et avec le sérieux helvétique habituel.
- L’augmentation du budget militaire et la collaboration renforcée avec l’OTAN promues par la ministre de la défense, Viola Amherd, et l’accueil positif de ses inititives par la majorité des partis politiques et aussi, hélas, par la majorité de la population.
- L’initiative du ministre des affaires extérieures, Ignazio Cassis, de rassembler et de diriger ensemble avec son collègue ukrainien, une conférence préparatoire pour la paix en Ukraine, ceci sans y inviter pour le moment la Russie, et sur la base d’un premier projet établi par le gouvernement ukrainien. La réponse de l’ambassadeur de la Russie à Berne fut cinglante: La Suisse par sa prise de position nette et claire pour l’une des parties dans ce conflit, ne peut plus agir comme intermédiaire ni servir de terrain de rencontre pour des pourparlers d’armistice et de paix.
Ainsi, la Suisse est en train de perdre et risque de perdre pour toujours son rôle d’intermédiare et de terrain de rencontre entre belligérants, rôle salutaire pour la paix en Europe qu’elle a rempli depuis la fin du XIXe siècle et jusqu’au début de notre millénaire, notamment en 2014 lors de la récente présidence de l’OCDE par le ministre de l’extérieur suisse de l’époque, Didier Burkhalter.
PAR CETTE EVOLUTION DEPLORABLE, LA SUISSE PERD UNE PART ESSENTIELLE DE SON IDENTITE DE TERRE D’ACCUEIL ET DE RENCONTRE AU CENTRE DE L’EUROPE.
EVOLUTION DEPUIS JANVIER 2024
L’évolution désastreuse et, à long terme, suicidaire que l’Union Européenne a prise depuis le début de la Guerre d’Ukraine la fait dériver vers une forme inquiétante de dictature financière et bureaucratique qui est accompagnée d’une centralisation du pouvoir exercée par sa commisasion présidée par Ursula von der Leyen. Si cette dernière, non élue démocratiquement, peut s’appuyer sur les gouvernements de la plupart des pays membres et notamment des deux les plus importants, ceux de l’Allemagne et de la France, des oppositions de certains autres pays membres, plus prononcées comme pour la Hongrie, puis plus voilées comme pour la Slovaquie, l’Italie et l’Autriche, montre la fissuration qui se manifeste de plus en plus dans l’Union Européenne et qui risque de conduire, à plus ou moins long terme, à sa dissolution.
La différence d’intérét entre les régions qui composent l’Union Européenne, orientée l’une vers la Méditerranée et les riverains africains et moyen-orientaux, l’autre vers l’Atlantique et les Amériques, puis la dernière vers l’Est et ainsi vers la Russie, cette différence se traduit par des orientations et des relations géopolitiques, mais aussi culturelles et traditionnelles difficiles à réunir dans une politique extérieure commune.
Cette évolution qui aboutit à un conflit de visions et de politiques divergeantes à l’intérieur de l’Europe et, ainsi, consécutivement à une réaffirmation des différences et des particularités de ses états membres, devrait inciter la Suisse, située au centre de ce sous-continent à réaffirmer et remettre en valeur dans le nouveau contexte géopolitique son identité vitale de pays neutre et de terrain de rencontre et de médiation entre des pays ou des régions en conflit. Cette demarche demanderait évidemment une vision claire de ce rôle politique identitaire retrouvé et en conséquence, voire au préalable, l’abandon des sanctions exercées sous la pression tant des Etats-Unis d’Amérique que de l’Union Européenne, vis-à-vis de la Russie, et un changement à la tête de notre Ministère de l’Extérieur.
REVISION ET CONCLUSIONS DE NOVEMBRE 2025
L’évolution de la situation géopolitique depuis seulement cinq mois s’accélère, autant du côté de l’Union Européenne avec l’approfondissement de sa fissuration et l’augmentation inquiétante de sa dette qu’ailleurs du côté des Etats-Unis d’Amérique avec sa présidence imprévisible sous Donald Trump et sa politique économique qui appauvrit petit à petit son peuple au profit de l’oligarchie financière qui n’arrête pas de s’enrichir et de creuser ainsi dans des proportions ahurissantes le fossé entre riches et pauvres. De l’autre côté les BRICS prennent de l’ampleur par le nombre croissant de pays adhérents et l’accroissement de son pouvoir économique à travers le monde avec notamment le flux financier entre partenaires qui s’opère de plus en plus en Yuans chinois et non plus en dollars US ce qui, la longue, va sensiblement affaiblir l’économie USaméricaine.
Dans ce contexte et au vu des résultats de ses négociations tant avec l’Union Européenne pour un accord bilatéral qu’avec les Etats-UUnis d’Amérique pour un équilibre commercial au profit de ces derniers, il devient urgent pour la Suisse de revoir sa position géopolitique et de retrouver, en premier lieu, sa neutralité au centre d’une Europe qui s’entredéchire et d’un monde réorganisé et multipolaire. dans lequel la suprématie politique et économique se déplace d’occident en orient.
LES MESURES A DEVELOPPER ET METTRE EN PRATIQUE DES LORS ME PARAISSENT ETRE LES SUVANTES:
- Rejet par votation populaire du projet d’accord bilatéral avec l’Union Européenne. Cette décision doit être dictée par la pure raison et non pas sur une simple adhésion à l’UDC qui cherche évide,mment à récolter un profit politique de cette situation.. La raison de ce rejet est très simple: on ne conclut pas un accord avec une communauté d’états qui s’approche de sa dissolution.
- La levée de toutes les sanctions qui frappent la Russie et qui furent adoptées sous la pression des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union Européenne. Reprise, ensuite, d’une activité économique normale avec la Russie.
- Demander le partenariat avec les BRICS et augmenter l’activité économique avec ses pays membres, dont avec les pays les plus importants la Suisse a déjà conclu des traités de libre-échange.
- En fonction de ces changements dans la politique extérieure de la Suisse, il sera inévitable que l’actuel ministre des affaires extérieures, Ignazio Cassis, soit remplacé par un politicien à même de souscrire à cette nouvelle orientation et de s’y engager entièrement.
ESPERONS !
Hans Gutscher, Doi Saket, le 3 juin 2023, puis le 31 janvier 2023, puis 7 juin 2025, puis le 28 novembre 2025
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