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LA MALADIE QUI AFFECTE LE MONDE DE LA SANTE.

17 Fév

Suite à l’abandon largement adopté de la théorie qui preconisait la distinction, à l’intérieur de l’être humain, entre son corps et sa soi-disante âme qui, elle, le reliait dans la doctrine des différentes religions à leurs dieux et à un au-delà spéculatif, le corps est aujour d’hui compris dans son entité dans laquelle tous ses composants, de la structure osseuse jusqu’à la psyché entrent en interrelations.

Reconnaissant cette unité biologique il serait indiqué d’en tenir compte et d’en tirer les conclusions notamment dans le domaine de la santé, tant physique que psychique de l’être humain, l’une conditionnant, là aussi, l’autre et vice versa. Or l’évolution de la médecine et de la psychiatrie depuis les importantes découvertes scientifiques qui remontent au XIXe siècle, puis l’abondance consécutive des analyses et traitements des maladies a entraîné une spécialisation de plus en plus prononcée des métiers de la santé. Or, pour teniir compte précisément des interconnexions, ces différents spécialistes devraient agir sous la direction d’un medecin généraliste qui, hormis sa connaissance des différentes disciplines et surtout de leurs interconnexions, devrait avoir ne serait-ce qu’une vague connaissance personnelle du malade. Sa position devrait être comparable à celle d’un chef d’orchestre qui, ayant des notions minimales des différents instruments composant un orchestre, dirige cet ensemble de musiciens qui lui sont subordonnés. Autrefois ce rôle essentiel était assuré principalement par un médecin de famille. L’augmentation démographique importante à travers le monde entier depuis le XIXe siecle, puis la bureacratisation démesurée qui a envahi le domaine de la santé publique et aussi la foule impressionnante des nouvelles thérapies, des médications et infrastuctures techniques d’un côté, et la perte de plus en plus accrue des structures familiales dans l’urbanisarion répandue dans le monde entier, de l’autre côté, rendent évidemment tout retour à cette structure ancienne illusoire. Elle devrait cependant être réinterprêtée à l’intérieur de nos tissus urbains dans le cadre d’une restructuration plus humaine de celle-ci, par la créationde postes de médecins de quartiers. A eux, alors, d’orienter un malade, selon son affection, vers le ou les spécialistes concernés et d’en coordonner et surveiller le travail et les traitements et interventions médicales recommendées. Une telle organisation permettrait d’éviter les problèmes et aussi les surcoûts importants qui pénalisent aujour d’hui la santé publique et que l’on peut résumer comme suit:

1 Les prescriptions médicales portant uniquement sur la spécialité, sans tenir compte suffisamment des effets collatéraux souvent nombreux.

2 Le dédoublement et ainsi l’inutilité de certaines analyses déjà effectuées sur le malade par d’autres spécialistes dans le même cas ou dans d’autres cas récents.

3. L’intérêt médical scientifique d’une maladie grave a tendance, dans bien des cas, a prévaloir sur l’aspect humain du traitement et ainsi de l’effet de celui-ci sur le malade.

4. La position hiérarchique des quelques généralistes qui subsistent et qui sont subordonnés aux spécialistes, ce qui se reflète aussi au niveau des honoraires respectifs.

Avec ces modifications proposées pour le monde de la santé publique il ne faut évidemment pas ngliger celui, afférent, de la pharmaceutique et de sa puissante industrie dont l’influence politique est importante et hors contrôle, mais là, on touche un autre problème qui ressort du domaine politique et plus précisément parlamentaire avec le problème du lobbysme.

A noter, pour conclure ce blog, que son auteur n’est nullement de formation médicale, mais qu’il est architecte de formation. Une parallèle entre ces deux formations peut cependant être représentée par le fait que pour les deux interventions, guérir un corps humain l’une, et restaurer ou rénover un bátiment, l’autre, l’appel à des spécialistes concernés est indispensable, mais que leur mise en oeuvre et leur surveillance doivent être confiées dans les deux cas,, pour la première à un médecin spécialiste, pour la deuxième à un architecte.

Hans Gutscher, Doi Saket, Thailande, le 18.02.2024