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LA DIABOLISATION EN POLITIQUE

5 Juil

De tout temps l’histoire a pris son évolution à travers les concurrences qui surgissaient entre les communautés humaines, des tribus anciennes jusqu’aux empires modernes. Les conflits qui en resultèrent se formèrent depuis le début de l’histoire, d’abord autour de la prise de possession de terres avec leurs richesses ou/et positions stratégiques, puis, depuis l’avènement des religions monothéistes, autour de conflits religieux, puis dans les temps modernes, souvent autour de différences tant idéologiques qu’également politico-économiques.

Dans beaucoup de cas, les dirigeants d’un pays ou de toute autre communauté humaine a recours à des subterfuges pour arriver à convaincrs et regrouper derriere eux leurs populations hésitantes. Parmi ces subterfuges l’un des plus courants durant toute l’histoire de l’humanité, consistait et , nous le verrons à l’exemple du conflit en Ukraine, consiste toujours à désigner un ennemi, de créer et de divulguer parmi la population son image, fabriquée de toutes pièces. Cette procédure était et est souvent appliquée pour détourner l’interêt de la population de graves problèmes existentiels à l’intérieur de la communauté et d’en désigner un coupable. Qu’il s’agisse d’un cas ou d’un autre, la procédure est, à des détails près, toujours la suivante:

  1. On choisit un ennemi, de préférence déjà établi de longue date, opposant idéologique ou religieux, voire simple concurrent dans la prise de possession de terres.
  2. On développe son image caricatural avec l’aide de tous les moyens de communication dont on s’est assuré au préalable la domination.
  3. On trie les informations pour les faire correspondre à l’image de l’ennemi ainsi désigné, en éliminant celes à son profit et en mettant l’accent sur toutes les autres qui lui sont défavorables et en les exagérant si nécessaire. Au pire on a aussi recours carrément à des mensonges et des falsifications.
  4. On écarte tous les opposants à l’intérieur de sa propre communauté, soit en les emprisonnant, soit, aujour d’hui de plus en plus souvent, en leur retirant le droit de parole, voir en les écartant des débats publics.
  5. Ainsi, en définitive, on installe dans la population un climat de peur vis-à-vis de cet ennemi désigné et on fait apparaître toutes les opinions contraires à celles propagées à longueur de journées, comme absurdes et contraires à la réalité. Le but non avoué est tout simplement l’élimination de cet ennemi inventé et propagé avec insistance et qui. par la suite est déclaré responsable de tous les problèmes que la population rencontre dans le quotidien.

Cette procédure est parfaitement illustrée aujour d’hui dans le cas de la Guerre d’Ukraine, son origine et son évolution jusqu’à ce jour.

En effet, dès l’écroulement de l’ancienne Union Soviétique en 1991 et les difficultés que la Russie rencontrait lors de son rétablissement dans de nouvelles frontières et dans un nouveau cadre économique, les Etats-Unis d’Amérique en avaient profité pour réaffirmer successivement l’image d’ennemi du monde « libre » qu’ils avaient. dès la Révolution d’Octobre attribué à ce pays. Ils profitèrent de la situation difficile que ce pays traversait durant les annees 1990 pour lui arracher des concessions, souvent même contre des promesses mensongères auxquelles les Etats-Unis d’Amérique eurent souvent recours, en l’occurrence la promesse de ne pas etendre l’OTAN au delà de ses frontières orientales de 1990.

Ailleurs, l’information donnée par la presse occidentale officielle mettait l’accent sur toutes les nouvelles propices à alterer l’image de la Russie et mettre l’accent sur le traitement des opposants du régime en place. En parallèle et conjointement avec l’intégration des anciens satellites de l’Union Soviétique dans l’OTAN, des bases de la CIA y furent installées tout au long de la frontière russe. Des tentatives d ‘étendre cette enceinte militaire au Sud, par l’intégration de la Georgie et de la Moldavie ont cependant échoué. L’intérêt des Etats-Unis d’Amérique se concentrait dès lors sur l’Ukraine où des bases de la CIA furent successivement installées tout au long de la frontière russe et où, en 2014 la deuxième révolte sur la Place Maidan à Kiev fut largement orchestrée par la même CIA. Le gouvernement ukrainien sorti des urnes après l’élection fut ensuite remplcé pr un nouveau gouvernement orienté vers l’Occident et ainsi plutôt hostile envers la Russie. Il rerduisit alors les droits civiques de la minorité russe du Donbas et éliminait le status de deuxième langue officielle pour la langue russe. Les provinces du Donbas réclamant ensuite leur autonomie, le gouvernement de Kiev, toujours appuyé par les pouvoirs occidentaux lança une guerre civile contre les populations du Donbas, au sujet de laquelle la presse occidentale officielle restait bizarrement muette. A partir de l’invasion russe de 2022, cette même presse en faisait la une en brandissant l’image du violent envahisseur russe, représenté par son président Poutine en personne. Ne fut ensuite volontairement pas fait attention à l’accord conclu à Istanboul et prêt pour signature entre les deux parties, russe et ukrainienne. signature qui fut empêchée par l’intervention du premier ministre anglais de l’époque, Boris Johnson, avec évidemment le consentement du président USaméricain Biden. L’échec de la contreoffensive ukrainienne d’été 2023 fut ensuite peu commenté dans la même presse. Depuis le retrait du soutien des pays occidentaux en dépit des déclarations belliqueses des dirigeants Européens de France, d’Allemagne et de la Grande-Bretagne, et plus prononcé par le discours du président USaméricain Trump, se manifeste petit à petit et prépare l’Ukraine à admettre et à affronter sa défaite et son abandon par ses alliés qui cependant continuent à protester du contraire. En dépit de cette évolution, jamais admise dans la presse occidentale offiielle, l’image dressé des Russes et de leur président Poutine et leur diabolisation, reste bien ancrées dans l’opinion de la majorité des citoyens des pays occidentaux et risque à tout moment d’être réactivé par les dirigeants de ces pays.

Chiang Mai, le 05.07.2025, Hans Gutscher