Dans les temps les plus réculés de début de civilisations, les entités politiques qui se formèrent à travers le monde n’entrèrent en conflit entre eux-mèmes que dans le but de conquérir des terres ou/et des ressources naturelles. Dès l’apparition du christianisme une raison supplémentaire s’y était ajouté: le prosélytisme religieux.
Ce dernier s’était concrétisé et avait pris son départ avec l’ordre de mission reçu de la part du Christ, selon ses dires, par l’Apôtre St. Paul. Cet ordre de mission avait ensuite amené St. Paul a entreprendre, dans ce but ses voyages a travers les pays autour du bassin oriental de la Méditerranée. On rapporte que lors de son arrivée a Athènes, dans le cadre de l’un de ces voyages, on lui montra et on lui proposa pour son culte un temple vide a disposition des étrangers, un temple situé parmi ceux réservés aux différentes déités helléniques. St. Paul répondit a ses hotes Athéniens qu’il prenait volontiers possession de ce temple pour ses cultes, mais qu’eux-mmes ils devraient fermer tous les autres temples, puisque son Dieu était l’unique Dieu pour toute l’humanité et qu’ainsi sa religion. le christianisme, devait etre vénéré dans le monde entier.
Le début de mission évangélisatrice et messianique s’installa dès lors comme un élément déterminant dans la politique des états européens qui, l’un après l’autre, a commencer par l’Empire Romain sous Constantin le Grand adopterent la religion chrétienne comme religion d’état. Les états européens. dès le début de la découverte du monde extérieur la propagèrent et l’imposèrent. dans la plupart des cas par voie militaire, dans leurs colonies, notamment aux Amériques et en Afrique. Lors de cette évangélisation dans ces deux continents qui coincidait a peu d’années près à la Réformation en Europe, la mission exercée par les états catholiques d’un côté et des états protestants de l’autre se distingua sensiblement. Les catholiques, espagnols, portuguais et français, opéraient par des métissages, tant sociaux qu’aussi religieux, ce dernier sous la direction des Jésuites, par l’intégration de rites ancestraux dans la lithurgie catholique. Par contre, les protestants, puritains dans leur foi et dans leur vie quotidienne, exigèrent l’abandon complet des anciens rites et lithurgies paiennes. Ils ne se mélangèrent guère avec les autochtones ,confinés dans des quartiers a part, voire même des réserves. Le résultat de ces différences d’attitude se manifeste encore aujourd’hui au niveau des populations, largement métissée et à forte minorité indienne en Amérique catholique au Sud et au milieu du continent, puis à l’écrasante majorité blanche et une extrèmement faible minorité indienne, qui survit principalement dans des réserves, en Amérique du Nord protestante. Les premiers colons puritains y créèrent le dicton explicite: « Every indian is a bad indian, only a dead indian is a good indian ».
Cette attitude moralisatrice, mais ensuite par conséquence, agressive dans son fondamentalisme, s’est introduite en politique dans le monde chrétien, puis après l’écroulement des empires coloniaux européens, en premier lieu dans la politique des Etats-Unis d’Amérique. Elle s’était ensuite affirmée dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et l’établissement d’un monde bi-polaire avec, dans les yeux des Nordaméricains, eux-mêmes comme « bons » et les communistes comme « méchants ». Dès le déclin. puis l’écroulement de l’Union Soviétique, les Etats-Unis d’Amérique confinés dans cette attitude et convict s’accrochent à cette vision unipolaire avec leur état à la tête, représentant et défendant leurs valeurs à être respectées par tout-le-monde. Cette attitude est partagée, dans la mesure de leur importance aujourd’hui fortemenjt diminuée, par les états européens. Le déclin, de plus en plus accéléré du monde occidental chrétien, l’avènement d’une nouvelle organisation mondiale multipolaire, telle que proposée par les BRICS et dans laquelle les différents états sont respectés dans leur souveraineté et dans leur singularité, cette nouvelle organisation entre évidemment en conflit avec la conviction profonde du monde occidental enfermé dans son mythe de supériorité intellectuelle et morale qui est fondé sur le monothéisme chrétien et son prosélytisme.
Il est évidemment difficile pour une partie du monde qui avait dominé le reste de la planète durant environs 500 ans, d’admettre la différence mais surtout l’égalité culturelle et sociale, donc aussi religieus et idéologique des autres états , ceci sans supériorité et sans domination de leur part. Afin d’amener le monde occidental a admettre la réorganisation du monde multipolaire et d’y retrouver une nouvelle identité et un nouveau role, a égalité avec les autres. il sera primordial que nous libérerons notre politique de tout prosélytisme qui entre forcément en conflit avec le respect de l’autre.
Hans Gutscher, Doi Saket, le 30.09.2025, et corrections du 04.10.2025
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