UNE EUROPE FISSUREE

29 Avr

Blog remis à jour et complété en janvier 2024

En dépit d’une certaine solidarité entre les pays membres de l’Union Européenne dans l’application des sanctions économiques envers la Russie dès le début de la Guerre d’Ukraine, cette dernière a finalement fait apparaître et puis renforcé les fissures profondes qui traversent l’Union Européenne et compromettent sérieusement son avenir sous sa forme actuelle. La Guerre d’Ukraine fait en effet apparaître des problèmes importants allant jusqu’aux menaces qui pèsent sur sa cohésion même.

Elle se voit ainsi confrontée au retour prévisible mais apparemment imprévu des sanctions économiques, retour qui prive bon nombre de ses pays membres, notamment l’Allemagne, d’une source énergétique à bon-marché, le gaz russe, et son remplacement par des approvisionnements nettement plus onéreux, tels que le gaz de schiste, provenant des Etats-Unis d’Amérique. Ce problème initial entraîne, outre son impact budgétaire, la mise en évidence des diffférences de politique plus générales, mais autrement plus insidieuses, entre les différents pays membres.

En ce qui concerne l’approvisionnemet énergétique même, il faut tout d’abord relever que sa provenance depuis la Russie, s’il est prohibé et interrompu par la plupart des pays, il continue d’être assuré pour d’autres comme la Hongrie, ou alors il est simplement contourné et ainsi renchéri par le passage à travers de pays tiers, acheteurs et revendeurs, tels que l’Inde ou les Pays du Golfe. D’une façon générale ce problème énergétique montre au grand jour les profondes différences de politque en la matière, notamment entre les deux pays les plus importants, l’Allemagne qui poursuit sa politique de remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables et la France qui s’appuie sur son important parc de centrales nucléaires.

IL N’Y A DONC MANIFESTEMENT PAS UNE POLITIQUE ENERGETIQUE COMMUNE DANS L’UNION EUROPEENNE.

Ces surcoûts énergétiques allant de pair avec ceux liés aux budgets militaires qui incluent les importantes fournitures d’équipements en armes et en munitions à l’Ukraine, aggravent les déficits des différentes nations et ils ont déjà réduit pratiquement à néant le « pacte de stabilité » budgétaire de 2005.

LA AUSSI, IL Y A LIEU DE RELEVER QU’IL N’Y A PAS DE POLITIQUE FINANCIERE COMMUNE DANS L’UNION EUROPEENNE.

La Guerre d’Ukraine fait, par ailleurs, éclater au grand jour les attitudes différentes entre les pays membres de l’Union Européenne envers la Russie. Si pour les pays de l’Est qui avaient vécu plus de quarante années sous la domination de l’Union Soviétique et qui en ont souffert au point de devenir et de rester des adversaires notoires vis-à-vis de la Russie sous n’importe quelle forme politique que ce pays adopte et adoptera, les pays occidentaux et méditerranéens ont, de par leur histoire d’après guerre différente une position plus détachée et ils gardent plutôt le souvenir du pays qui a en premier libéré l’Europe de la menace national-socialiste et ensuite formé un contrepoids bienvenu contre la domination et l’impérialisme USaméricains.

LA EGALEMENT, NOUS DEVONS CONSTATER QU’IL N’Y A PAS DE POLITIQUE EXTERIEURE COMMUNE DANS L’UNION EUROPEENNE.

Ces trois carences importantes au niveau de la politique générale de l’Union Européenne, mises en évidence et approfondies par les effets de la Guerre d’Ukraine, se profilent sur fond d’une vision contradictoire du projet et ainsi de l’avenir de l’Europe. Si elle doit revêtir pour les uns, et notamment pour l’Allemagne, un caractère fédéral basé sur la confédération des états, soit existants, soit décomposés et recomposés en régions, elle ne pourra consister au contraire pour d’autres pays et notamment pour la France, qu’en la réunion des états-nations actuels, centralisés et autonomes, conférant par subsidiarité et sous strict contrôle certains pouvoirs à l’échelle globale, à une commission subordonnée telle qu’elle existe pratiquement déjà aujour-d’hui.

Ces problèmes vitaux pour l’avenir de l’Europe ne pourront trouver leur solution dans le cadre de l’Union Européenne telle qu’elle se présente sous sa forme actuelle et qui souffre des défaillances siuivantes qui bloquent tant son fonctionnement actuel que son avenir:

  • Le rapport population -autorités est perturbé par le fait que le parlement, bien qu’élu par vote populaire, n’a pratiquement qu’un pouvoir décisionnel très limité, les décisions capitales étant prises par les chefs-d’états des pays membres, comme également la commission l’est nommée par ces derniers. Le peuple ne peut ainsi guère se considérer comme valablement représenté par ces instances.
  • les décisions importantes doivent être prises à l’unanimité des aujour-d’hui 27 chefs-d’états des pays membres. A n’importe quel moment un seul chef d’état peut ainsi bloquer une décision d’ordre capital pour l’union.
  • A moyen ou à long terme, pour se libérer de sa dépendance pesante des Etats-Unis d’Amérique, l’union devra se doter d’une force militaire commune décidée et approuvée par les populations de ses membres, force militaire propre à pouvoir défendre le territoire et ses frontières, mais sans engagemets au-delà de celles-ci. Cette force rendrait l’existence de l’OTAN superflue et cette organisation largement dominée par les Etats-Unis d’Amérique pourrait ainsi être dissoute.

En fin de compte une nouvelle Union Européenne devrait être créée et élaborée sur la base d’une discussion de fond et, comme résultat de celle-ci d’une constitution approuvée et votée par l’ensemble des populations des pays membres.

CE N’EST QUE SUR LA BASE D’UNE TELLE CONSTITUTION QU’UNE IDENTITE FORTE NE POURRA SE CREER A L’INTERIEUR DE LA POPULATION ET PAR LA UNE COMMUNAUTE D’ETATS EFFICACE ET VERITABLEMENT UNIE.

COMPLEMENTS AJOUTES EN JANVIER 2024 :

Force est de constater aujour d’hui qu’à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 comme cela est déjà développé ci=dessus, les fissures qui s’ouvrent é l’intérieur de l’Union Européenne et qui compromettent à long terme son avenir se sont approfondies et risquent de menacer son existence sous sa forme actuelle. La contreproduction des sanctions exercées à l’envers de la Russie et leur effet négatif sur l’économie et ainsi la prospérité des pays membres de l’UE a et est ressentie par ceux-ci qui adoptent de plus en plus une attitude différente dans cette question à l’image de la Hongrie qui couvre les 80 % de leurs énergies par du gaz russe qui, pour y arriver, traverse l’Ukraine qui, comble de l’histoire, perçoit ainsi les taxes de transit !

Une autre menace pour la cohésion européenne provient, en dépit des protestations contraires de ses initiateurs, Polonais en premier lieu, de l’Iniriative des Trois Mers. Cette initiative lancée par Andrzej Duda, président de la Pologne, en 2015, puis concrétisée en 2016 lors d’un congrès qui réunissait à Dubrovnik les 12 états membres, se propose de créer en complément de l’axe de développement existant Ouest-Est, un nouvel axe complémentaire Nord-Sud à la périphérie orientale de l’UE. Les états membres de l’ITM proposent d’y renforcer les infrastructures et les relations économiques, énergétiques et culturelles entre eux-mêmes et avec l’UE dans son ensemble. La présence de Donald Trump, alors président des Etats-Unis d’Amérique, à la réunion de l’ITM en 2017 à Varsovie et ses propos invitant les états membres de l »ITM à développer leur alimentation énergétique en gaz liquéfié (donc en premier lieu USaméricain !) et à renforcer leur défense militaire par une coopération renforcée, au sein de l’OTAN, avec les Etats-Unis d’Amérique et leur industrie d’armement, montraient clairement la vision de cet axe Nord-Sud comme barrière militaro-économique dressée contre la Russie. La démolition du gazoduc Nord-Stream 2 par les USaméricains ou tout au moins sous leur instigation, en donnait ensuite une parfaite illustration.

Ces évolutions, les sanctions économiques envers la Russie et leur effet contreproductif sur les pays de l’UE, de même que la modification complète et le renchérissement important de l’approvisionnement énergétique du continent ont immédiatement eu comme résultat un appauvrisssement général des populations. Celui-ci se manifeste notamment par la situation économique du pays le plus important de l’UE, l’Allemagne, qui est entrée en récession en 2023 et qui sera probablement suivie par la France.

Un autre problème aux conséquences encore peu prévisibles repose dans le projet d’agrandissement de l’UE par l’accueil à plus ou moins long terme de 8 nouveaux membres: Albanie, Bosnie-Herzegovine, Georgie, Kosovo, Macedoinbe du Nord, Moldavie, Montenegro et Serbie. On discute même de l’entrée de l’Ukraine dans l’union, ou de ce qu’il en restera après l’armistice à venir, donc l’entrée du pays notoirement le plus corrompu d’Europe qui ne saura en effet guère partager nos valeurs politico-sociales et philosophiques. Cet accroissement, au profit, en plus, de pays qui n’ont pratiquement pas eu un passé et, par là, une pratique démocratique, rendra la cohésion de l’UE et son pouvoir décisionnel, surtout s’il reste basé sur le principe de l’unanimité, pratiquement inopérants.

Les prochaines électiosn parlementaires Européennes, agendées pour le mois de juin de l’année en cours, seront révélateurs de l’opinion des populations. Force est de craindre que les problèmes évoqués ci-dessus auxquels il y a lieu d’ajouter ceux provenant d’une immigration accrue et d’une bureaucratie de plus en plus lourde, profiteront aux partis souverainistes de la droite, voire même de l’ultra-droite Européenne.

Dans tous les cas de figure mes conclusions du blog initial d’avril 2023 restent inchangées, mais la réalisations future des recommendations qu’elles contiennent se révèle encore plus illusoire. Le retour à la souveraineté des nations existantes et ainsi le maintien de leurs aniomosités réciproques se montrent de plus en plus probables et ils affaibliront l’Europe sur le plan géopoitique déjà largement domin par la monte en puissance des BRICS.

L’UNION EUROPEENNE, UN BEAU REVE QUI S’APPRETE UNE FOIS DE PLUS A S’EVANOUIR.

Hans Gutscher

Doi Saket, Thailande, le 29.04.2023, complété le 14 janvier 2024

APPRENDRE DE L’HISTOIRE

28 Jan

COMPLEMENTS AJOUTES LE 26.08.2025

« …….Toute conscience est (donc) mémoire-conservation et accumulation du passé dans le présent. »

Henri Bergson, dans « L’Energie Spirituelle. »

Comme tout être vivant qui arrive dans ce monde dans une situation géographique, climatique, économique, politique et familière particulière à partir de laquelle se forme petit à petit sa propre personnalité, les oeuvres individuelles ou collectives de l’humain, qu’elles soient d’ordre religieux, philosophique ou politique, suivent dans l’ensemble le même chemin et sont conditionnées par les attitudes et comportements propres à l’humain, mais transposés du plan individuel sur un plan collectif.

Au même titre, toute oeuvre humaine et ici, en particulier toute constitution d’une unité politique ou sociale, de l’association de quartier jusqu’à l’empire d’importance mondiale, a une durée de vie limitée, allant, comme pour chaque humain, de la naissance à la disparition, en passant par les stades successifs: naissance – croissance – puissance – décadence. Comme l’a si pertinemment développé Paul Kennedy dans son ouvrage  » Naissance et Declin des Grandes Puissances », édité dans sa version française par Payot en 1989, chaque empire, partant à l’occasion de l’empire espagnol des Habsbourg sous Philippe II jusqu’à l’empire collonial britannique, a vu se développer son déclin sous l’écrasant poids financier nécessaire à la protection et au maintien de ses acquis territoriaux, déclin qui avait finalement conduit à sa dissolution. Peu de temps après la parution du livre de Paul Kennedy le démantèlement de l’Union Soviétique avait donné une parfaite illustration de ce processus, et aujourd’hui il paraît fort probable que dans un futur plus ou moins proche les Etats-Unis d’Amérique vont subir le même sort.

Si maintenant nous dressons la liste des attitudes et comportements fréquents à chaque stade de l’évolution, en les illustrant avec des exemples historiques ou actuels, nous pouvons en tirer des leçons pour le futur mais déjà aussi pour le présent et là, en particulier, pour la Guerre d’Ukraine qui, hélas, nous apporte, dès son début, l’illustration de comportements inquiétants.

LA NAISSANCE D’UN ETAT

Chaque état, comme au fait tout résultat de réflexion humaine, de la qualité d’un simple objet jusqu’au développement d’une doctrine religieuse ou idéologique, se forme en opposition à son contraire ou à sa différence par rapport à une autre identité comparable. Il peut se former à l’intérieur d’un état existant, comme ce fut le cas en 1965 pour Singapour se séparant de la Malaysie, ou encore des deux états du Montenegro et du Kosovo, entre 1996 et 2007, qui s’étaient séparés de la Serbie, Il peut également se créer suite au démembrement d’un grand empire, comme nous l’avions vu lors de la dissolution de l’Union Soviétique, avec la création des nouveaux états périphériques tant en Europe qu’en Asie Centrale. Dans une époque plus ancienne, des phénomènes comparables ont vu le jour et particulièrement le lent démembrement du Saint-Empire entre la Paix de Westphalie en 1648 et celle de Vienne en 1815. Une dernière variante de création d’un nouvel état peut résulter d’une entente entre de grandes puissances qui y trouvent un commun intérêt, comme cela fut le cas en 1830 lors de la création de la Belgique.

Si la création d’un état est soutenue, voire même promue, par une ou plusieures puissances supérieures, il y a fort risque que cet état nouvellement créé devient dépendant, voire meme tributaire, de cette ou de ces puissance(s). C’est ainsi qu’aujourd’hui les anciens états communistes de l’Europe Orientale, à travers l’OTAN, sont pratiquement vassalisés par les Etats-Unis d’Amérique qui planifient manifestement le même sort pour l’Ukraine.

Si maintenant un nouvel état est créé sur la base d’une unité linguistique, religieuse ou simplement traditionnelle, en partant d’un état similaire ou même identique préexistant, comme par exemple la Grèce en 1830, son organisation centralisée est envisageable. Tel n’est pas le cas quand il s’agit d;’un ensemble politique multiéthnique et/ou plurilinguistique qui ne pourra survivre que sous une forme fédéraliste donnant un maximum d’ autonomie à chaque composant, comme cela est le cas en Suisse avec ses cantons, ou dans l’Allemagne Fédérale avec ses Laender et, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis d’Amérique avec cependant, pour ce dernier pays, un pouvoir central et une présidence de plus en plus puissants. Les échecs dans le cas contraire sont nombreux et concernent notamment, aujourd’hui, l’Ukraine avec ses minorités, en premier lieu russe dans le Donbass, mais également hongrois, slovaque et roumain a l’Ouest du pays. Le même problème avait déjà apparu à la fin de la Première Guerre Mondiale suite au démembrement de l’Empire Austro-Hongrois et la création de plusieurs pays multiéthniques tels que la Yougoslavie, la Roumanie et la Pologne. Pour la cohésion d’un état pluriculturel sous forme fédéraliste, le multilinguisme reconnu au niveau national est capital et la suppression, en Ukraine, du russe comme deuxième langue nationale en 2014, fut une erreur impardonnable et constitue l’un des facteurs du déclenchement de la guerre meurtrière en cours. Si je prend l’exemple de mon propre pays, la Suisse, il est évident que la suppression de ses langues minoritaires, le français, l’italien et le rhéto-roman, comme langues nationales, conduirait inévitablement au démembrement de la Confédération Helvétique.

Cette attitude fédéraliste devrait aussi conduire la revision nécessaire de l’Union Européenne, afin d’y créer non pas une union des nations existantes, mais une union des régions (voir mon blog « Vers une Europe des Régions » de décembre 2017).

LA CROISSANCE D’UN ETAT.

Dès son début et sur la base d’une vision à long terme, un nouvel état tend à satisfaire celle-ci qui souvent résulte de la situation géographique particulière de l’endroit. Ainsi par exemple, la France, en partant de l’Ile de France, son noyau de départ, cherchait à atteindre ce qu’elle considérait comme étant ses frontières naturelles auxquelles elle arriva pratiquement à la fin du règne de Louis XIV quand elle incorpora en son sein l’Alsace, puis plus tard, par succession, la Lorraine. A l’autre extrémité du continent, la Russie a toujours cherché et cherche encore à conquérir un accès aux mers chaudes et ainsi praticables tout au long de l’année. Elle n’y est arrivée, et encore qu’imparfaitement, en prenant possession de la rive nord de la Mer Noire avec, notamment la Presqu’Ile de la Crimée. D’où l’importance capitale du port d’attache de Sévastopol pour la Russie, qu’elle ait été tsariste ou soviétique ou qu’elle soit celle d’aujourd’hui. Un accès à la mer comparable se posa au Royaume de Pologne dès l’établissement de l’Ordre Teutonique sur les rives de la Baltique, à partir de son intallation au XIIIe siècle jusqu’à sa défaite en 1410. Lors de la restauration de la Pologne à la fin de la Première Guerre Mondiale, son accès à la mer sembla être assuré par la création du célèbre « corridor de Danzig » et la gestion de ce port par un organisme international sous la houlette de la Société des Nations. Aujourd’hui nous sommes confrontés à un cas comparable avec l’enclave et le port de Kaliningrad (anc. Koenigsberg) qui appartient à la Russie mais qui en est séparé par la Lituanie. Cette « solution » convenue après le démembrement de l’Union Soviétique au debut des années 1990 risque d’amener tôt ou tard des problèmes analogues à ceux du feu « Corridor de Danzig ».

LA PUISSANCE D’UN ETAT

Dans la plupart des cas, un état, pour arriver dans les limites géographiques et dans la position stratégique qu’il s’était proposées d’atteindre, n’y est arrivé qu’au détriment d’autres états, voisins pour la plupart, et ceci au moyen de guerres, mais souvent aussi, dans un passé plus lointain et dans le cadre des dynasties règnantes, au moyen de mariages et d’héritages successifs. Les succès de ces opérations ont souvent suscité l’orgueil des dirigeants, voire des peuples mêmes. Ils ont cependant aussi souvent conduit vers des déceptions et des désenchantements lourds de conséquences. C’est ainsi par exemple que l’enthousiasme des jeunes allemands partant en guerre en 1914, accompagnés des pronostiques optimistes de leurs gouvernement et état-major qui prevoyèrent une guerre victorieuse rapide, que cet enthousiasme a trouvé sa fin dans les tranchées et les batailles à la Somme et devant Verdun. On se trouve aujourd’hui, pas tout-à-fait de la même manière, mais assez comparable, en présence de la surestimation flagrante par la diection russe de l’opération en Ukraine, et de ses forces et de leur sousévaluation de la résistance de l’ennemi Ukrainien.

Concernant les guerres en général, il ne faut pas oublier que leur première victime est toujours la vérité et que, par ailleurs, maintes guerres, dans un passé assez récent, avaient été déclenchées sur la base d’un mensonge, notamment la Deuxième Guerre du Golfe, en Iraq, prétendument dépositaire d’armes de destruction massive, affirmation avancée à tort par le gouvernement US américain de George W. Bush. Ainsi, la vérité relative aux raisons et aux sources de l’actuelle Guerre d’Ukraine, ne verra le jour que plus tard et lors de l’ouverture des archives de part et d’autre.

Une autre caracteristique de toutes les guerres démontre clairement que l’agresseur, pénétrant dans le territoire de son ennemi, entre en terrain inconnu. Le défenseur, profitant de la connaissance de son pays, du soutien de sa population et, tout simplement. de l’amour de sa patrie et de ses compatriotes attaqués, saura, dans bien des cas, prendre le dessus sur son agresseur, même si ce dernier est plus nombreux et plus puissamment armé. Les exemples illustrant ce fait sont innombrables, allant du soulèvement des Hollandais contre le pouvoir espagnol au XVIIe siecle jusqu’à la Guerre du Vietnam et l’actuelle Guerre d’Ukraine en fournit jusqu’à présent des témoignages similaires.

Lorsqu’ ensuite, un état sort vainqueur et confirme, voire agrandit son territoire et sa puissance, une paix doit être conclue avec l’état perdant, et il s’avère, à travers toute l’histoire, que la victoire d’une guerre dépend finalement, à long terme, de celle remportée à la table des négociations. Pour y arriver, la diplomatie des vainqueurs doit faire preuve de clairvoyance et de modestie. Le risque réside là également dans l’orgueil du vainqueur et il peut conduire à l’humiliation du vaincu. Ainsi, auprès de ce dernier, peuvent naître, d’abord la volonté de réparation de ce qu’il considère comme tort qu’on lui a infligé, puis la haine consécutive et un profond désir de vengeance. Le fatidique Traité de Versailles en 1919 a fortement humilié l’Allemagne vaincue et présentait ensuite une des causes principales du succès du mouvement national-socialisre et de Hitler avec les suites désastreuses que nous connaissons. Concernant l’actuelle Guerre d’Ukraine il faut d’ores et déjà admettre que l’humiliation de la Russie au début des années 1990 suite au démembrement de l’Union Soviétique, a ensuite fortement contribué au succès de la politique poursuivie par Poutine et son désir de redonner à son pays un rôle de superpuissance mondiale. Dans ce processus, humiliation et mensonge sont allés de pais, quand le président USaméricain, George Bush père avait promis à Mikhail Gorbatchev qu’en échange de la réunification de l’Allemagne l’OTAN restera confinée dans ses frontières de l’époque.

LA DECADENCE D’UN ETAT

Un état arrivé au sommet de sa puissance est évidemment amené à vouloir la conserver et la solidifier dans les meilleures conditions, puis il cherche à la pérenniser aussi longtemps que possible. Sa protection contre des ennemis potentiels environnants, réels, mais aussi souvent purement imaginés, devient prioritaire et fait augmenter, de plus en plus, les dépenses militaires non productives. Il cherche par ailleurs souvent à se protéger par un écran de petits états vassalisés, créés même quelquefois sur son propre territoire à l’intérieur de régions frontalières confiées à des peuples amies ou supposés tels, comme le pratiquait l’Empire Romain durant les deux derniers siècles de son existence.

L’accroissement des dépenses militaires au dépens de celles productives et sociales conduisent à des révoltes intérieures et, allant de pair, le cas échéant, à l’introduction d’immigrants asservis mais ambitieux et étrangers à la culture autochthone. Ces faits ont amené maintes fois dans l’histoire, à l’implosion, puis à la disparition d’un empire. Ainsi arrivé, pour ne citer que quelques exemples, à l’Empire Romain , à ceux des Abbassides, des Seljoukides, puis plus récemment des Habsbourg et surtout de l’Union Soviétique. A noter que dans la plupart de ces cas, la chute d’un empire a débuté et s’est réalisée en son intérieur (Union Soviétique) ou avec le concours ou l’intervention d’une puissance extérieure (Autriche-Hongrie. après la Première Guerre Mondiale.)

CONCLUSION ET RAPPEL DES TRADITIONS.

En conclusion nous pouvons constater, à la vue des quelques exemples historiques précités, que dans bien des cas le comportement de l’humain dans les situations diverses auxquelles il se voit confronté, se reporte également sur ses groupements aux diverses dimensions, et nous y rencontrons des attitudes telles que l’orgueil, l’humiliation, la possessivité, le mensonge, et, hélas, moins souvent, la générosité, la bienveillance et malheureusement très rarement la simple compréhension de l’autre.

Pour terminer, n’oublions pas non plus la force des traditions solidement implantées auprès des différents peuples et dans leurs cultures politiques. Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, la France, pays de cathédrales, de monastères et de chateaux, gardera toujours les caractéristiques d’un pays centralisé et quelque peu monarchique, ceci au contraire de l’Allemagne, pays de places de marchés, d’hôtels de ville, de parlements locaux et d’églises paroissiales, pays décentralisé.dès la formation du Saint-Empire, puis de son démembrement en une multitude de petits duchés, de principautés tant aristocratiques qu’ecclésiastiques, puis surtout en villes libres à travers tout le pays.

Admettons, pour conclure, que l’écrasante majorité des états qui composent ;le monde d’aujourd’hui ont un vécu séculaie et une tradition de régimes autocratiques bien ancrée qui se reflète dans le comportement politique de chaque citoyen et qui n’est guère propice au développement d’une démocratie sous quelque forme qu’elle pourrait revêtir.

COMPLEMENTS DU 25.08.2025

L’évolution géopolitique et, à l’intérieur de celle-ci, celle inquiétante et carrément désastreuse du monde occidental, m’incitent à apporter à mon blog de janvier 2023 les compléments suivants qui doivent justement rappeler des repères et des é claircissements que l’histoire peut nous rapporter pour des situations comparables. Les pays du monde occidental se trouvent aujour d’hui dans un état de décadence accélérée depuis l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe en 2022 et les implications de ce conflit tant sur la politique en général et économique, en particulier. La décadence des états occidentaux qui ont dominé le monde depuis le XIXe siècle, représentant un phénomène quasi naturel, il ne peut s’agir que d’adoucir ce processus et de retrouver pour l’Europe une place et un rôle adaptés à son nouveau poids politique et économique dans un nouveau contexte et dans un nouvel ordre géopolitique en gestion. Il s’agira aussi et surtout d’y assurer à sa riche et importante culture et à son acquis séculaire sa juste place sans vouloir, comme jadis, l’imposer aux autres, mais entrer en dialogue enrichissant et fructueux avec les autres cultures.

Dans cette volonté et dans ce projet il me paraît important de rappeler les principes et règles suivants dont la plupart sont énoncés dans le blog de janvier 2023 et que l’on retrouve, sous des configurations différentes, à travers l’histoire, à savoir :

HUMILIATION ET VENGEANCE

Comme relevé dans mon blog initial, les exemples d’humiliation d’un état vaincu par son adversaire sont multiples et conduisent normalement à un climat d’hostillité, puis souvent une tentative de revanche. Si pour ce cas à caractère militaire les exemples comme celui de l’Allemagne humiliée par le Traité de Paix de Versailles, puis se lançant dans la Deuxième Guerre Mondiale sont multiples, il y a lieu de relever aujour d’hui sur un plan géopolitique l’union en force des états autrefois colonisés par les occidentaux, ceci au sein des BRICS+. Sur un autre plan il faut aussi voir qu’un peuple induit en erreur et mal informé, voire trompé, puis subissant les conséquences, est humilié par ses dirigeants et il cherchera à se venger sous des formes différentes, allant des pures élections aux révoltes violentes.

LA DEFENSE DU POUVOIR ET SES CONSEQUENCES

Comme on peut le onstater actuellement en Europe, et notamment dans les deux pays les plus importants, en Allemagne et en France, les dirigeants en place ont recours à tous les moyens. et avant tous à l’instauration d’un climat de peur en face d’un ennemi diabolisé, en l’occurrence la Russie, pour conserver leur pouvoir. A l’échelle géopolitique et dans l’histoire du XVIe siècle, cela fut le cas par exemple, pour l’Espagne de Philippe II, puis aujour d’hui pour les Etats Unis d’Amérique. Cette ambition effreinée de conserver et de consolider son pouvoir, son emprise sur la population de son pays, voire, à plus vaste échelle, sur son empire et sur ses vassaux, entraine des investissements improductifs et exorbitants dans la simple défense militaire et elle affaiblit en conséquence ceux réservés normal;ement à l’infrastructure, à l’enseignement et la formation professionnelle et à la solidarité sociale. En conséquence, le pays sort dépourvu des forces vitales pour son évolution voire même son maintien dans la position qu’il occupe sur l’échiquier mondial.

LA SEPARATION DES POUVOIRS ET LE REGIME DEMOCRATIQUE.

La séparation des trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, telle que précisée par Montesquieu au milieu du XVIIIe siècle, est l’un des fondements principaux de toute démocratie. En ces jours, il est cependant de plus en plus menacé, même dans les pays occidentaux qui représentent pourtant le berceau de la démocratie. Ceci est notamment le cas en Hongrie et en Pologne et, hélas, surtout aux Etats Unis d’Amérique sous la présidnce de Donald Trump. Aux trois pouvoirs définis par Montesquieu et valables, seuls, jusqu’à récemment, il y a lieu cependant d’ajouter aujour d’hui, deux autres pouvoirs supplémentaires qui occupent une position de plus en plus inquiétante en politique. Ils menacent. par leur poids, le fonctionnement de la démocratie d’un pays. Il s’agit, en l’occurrence, de la communication, d’une part, et de la bureaucratie, d’autre part. Ces deux pouvoirs, qui prennemt de plus en plus d’importance dans la vie politique devraient être controlés, comme c’est le cas pour le pouvoir judiciaire, par le pouvoir législatif, véritable représentant du peuple. Si pour le pouvoir de la communication, il y aura lieu de lui assurer son indépendence, , celui qui s’est développé en bureaucratie devra tout simplement être aboli, l’administration d’un pays devant être mise sous contràle stricte par l’executif. Le cas de la bureaucratie quasi dictatoriqle qui s’est développé au sein de la Commission de l’Union Européenne à Bruxelles, en fournit un exemple des plus inquiétants.

LE MELANGE DES CULTURES ET CONVICTIONS

Chaque état, voire chaque rassemblement humain étant formé sur la base indispensable d’un projet et d’une conviction commune, religion, idéologie ou autre, il est primordial, pour sa cohésion, que le fondement intellectuel et social soit partagé par une nette majorité de sa population. Toute intrusion de convictions étrangères à une large échelle compromet et risque de fissurer sa cohésion pour aller ainsi, au pire, jusqu’à sa dissolution. Dans l’histoire ancienne on pouvait observer ce phénomène à la fin de l’Empire Romain avec l’autorisation de tribus germaniques a ses fronieres mais a l’interieur de l’empire, mais aussi avec, evidemment, la propagation de la religion monothéiste du christianisme. Une cohabitation comparable entre éthnies, cultures et religions différentes au sein des empires Othoman et Austro-Hongrois avait également abouti à leur dissolution après la Première Guerre Mondiale. Aujour d’hui un élément décisif dans la perte de cohésion de plusieurs états Européens correspond à l’implication de la religion musulmane pratiquée par bon nombre d’immigrants, à travers la Charia, qui règle leur vie quotidienne et juridique et qui entre en conflit avec la culture et la législation locale.

Hans Gutscher

Chiang Mai, le 28.01.2023, et le 26.08.2025

PROJECT FOR ENERGETICALLY AUTONOMOUS HOUSING UNITS

16 Jan

L’UNION DE L’EUROPE : RENOUVEAU OU DECLIN ?

11 Oct

INTRODUCTION

Des projets d’union de ce continent ou plutôt sous-continent d’une Eurasie délimitée, elle, sur son pourtour par des océans et par des mers intérieures, ces projets se sont succédés depuis l’apparition légendaire de son nom, d’abord comme déesse océanide sous Hésiode et Hérodote, puis comme femme d’une grande beauté enlevée par Zeus vers l’Ile de Crète, où elle est censée avoir donné naissance à la célèbre dynastie des Minos.

Moi-même, d’identité profondément européenne, autant par mes origines que par mon vécu, y a consacré des réflexions desquelles résultaient des convictions résumées dans des blogs antérieurs qui sont les suivants:

  • vers une Europe des régions, décembre 2017
  • une constitution pour l’Europe, mai 2018
  • l’importance de l’identité personnelle dans la refonte de l’Europe unie, juin 2018
  • la délimitation de l’Europe vers l’Est, juillet 2018
  • l’état de l’Europe dans ce début d’année 2019, février 2019
  • un Européen, ein Europaeer, mai 2021
  • la guerre en Ukraine et ses suites imaginables, voire même prévisibles, avril 2022

BREF RAPPEL HISTORIQUE

Denis de Rougemont, écrivain et philosophe suisse (1906-1985), a résumé de façon exhaustive et appuyé sur d’innombrables citations, l’histoire des tentatives d’union de l’Europe dès le début de l’apparition même du nom et de la légende dans la Grèce antique. Ce livre, intitulé « Vingt-huit Siècles d’Europe » et paru, sous sa forme révisée en 1990, chez Christian de Bartillat, éditeur, trace l’histoire complète de l’union de l’Europe jusqu’en 1990. Ainsi, il y a maintenant lieu d’y ajouter l’évolution qui s’est opérée depuis 30 ans, depuis notamment l’effondrement de l’Union Soviétique..

Nous essayons, ci-après, d’en identifier les différentes périodes et tendances qui se sont succédées pour arriver à l’Union Européenne telle qu’elle se présente aujourd’hui.

LA PREMIERE PERIODE, s’étalant pratiquement du IVe siècle av. J.-Chr. jusqu’au VIIe siècle ap. J.-Chr. a plutôt vu des tentatives de réunion des trois entités du monde connu dans notre sphère: l’Asie, correspondant au Moyen-Orient et aux premiers empires et civilisations qui s’étaient créées en Mésopotamie, l’Afrique, correspondant au Nord de ce continent et plus particulièrement à l’Egypte pharaonique, puis l’Europe située au Nord de la Méditerranée et représentée par la Grèce et son extension vers l’Italie et vers l’Illyrie. Les tentatives d’union de ce monde étaient centrées autour de cette mer intérieure que la Méditerranée représente en son centre géographique. Cette union était largement réalisée par l’Empire Romain depuis la fin du IIe siècle av. J.-Chr. jusqu’à 476 ap. J.-Chr. fin de l’Empire Romain de l’Occident. Cette idée d’union autour de la Méditerranée fut cependant reprise par les peuples germaniques qui envahirent l’ancien Empire Romain et fondèrent des états séparés au pourtour de son bassin occidental, la partie orientale appartenant à l’Empire Byzantin, successeur de l’Empire Romain d’Orient. Cette union autour de la mer intérieure fut arrêtée des l’avènement de l’Islam et la conquête consécutive et rapide par les Arabes, de toute la rive Sud de la Méditerranée jusqu’y compris l’Espagne.

LA DEUXIEME PERIODE, débute ainsi dès la transformation de la Mer Méditerranée d’élément géographique de rassemblement des riverains, vers une barrière entre deux mondes spirituels correspondants aux deux religions monothéistes, le Christianisme au Nord et l’Islam au Sud. Ce dernier unissant pouvoirs spirituel et politique sous un, puis plusieurs califats uniques, représentait une cohérence qui fit défaut au Nord de la Méditerranée sous le christianisme, entité géographique qui devenait dès cette époque le continent européen tel que nous le connaissons encore aujourd’hui. La domination et, par là, l’union de cette Europe ainsi definie et christianisée, étaient disputées durant des siècles entre le Pape et l’Empereur du Saint-Empire. Cette période se termina vers la fin du XIVe siècle par l’affaiblissement conjoint, et du pouvoir papal suite au Schisme Occidental, et du pouvoir du Saint-Empire à la fin de la dynastie des Hohenstaufen. En résumé, retenons que durant cette deuxième période l’union de l’Europe fut tentée, tant par les papes successifs et notamment Innocent III, que par les Empereurs Romains-Germaniques sous la bannière du christianisme, élément unificateur et identitaire de l’Europe Médiévale.

LA TROISIEME PERIODE débuta avec les scissions qui traversaient le monde chrétien autant qu’avec le pouvoir accru des différentes dynasties émergeant autour du Saint-Empire et de l’affaiblissement consécutif de ce dernier. Une lutte d’influence entre ces pays émergeants et ainsi des tentatives de prise de pouvoir de l’un ou de l’autre sur l’ensemble du sol européen marquait dès lors des essais d’union du continent sous la domination de l’une ou de l’autre des dynasties impliquées. Cette lutte d’influence entre maisons couronnées culmina avec celle entre la Maison de Habsbourg, propriétaire sous Charles Quint et de l’Espagne, et des Flandres et des pays germaniques à l’Est et au Sud de l’Empire, et la Maison de Valois, puis de Bourbon qui firent naître la France comme puissance européenne de premier ordre. Dès cette époque, l’Angleterre, montant en puissance plus mondiale qu’européenne, s’était volontairement détachée des conflits sur le continent qu’elle se mettait à arbitrer et assurer ainsi un équilibre des forces afin d’empêcher implicitement l’union de l’Europe continentale qui aurait constituée un concurrent redoutable pour la découverte et la prise en possession du monde extérieur que les Européens venaient de découvrir et de coloniser. Durant cette troisième période, même si elle n’était plus marquée que par la lutte entre dynasties, les tentatives d’union de part et d’autre furent toujours menées sous le sigle du christianisme, partagé dorénavant entre catholiques et protestants, ceci avec l’arrière-pensée d’une Europe chrétienne unifiée avec la mission de répandre cette religion à travers les colonies et finalemenmt le monde entier.

LA QUATRIEME PERIODE débuta assez précisément avec la Révolution Française et ses aboutissements après les Guerres Napoléoniennes et le nouvel ordre politique instauré en 1815 au Congrès de Vienne. En résultèrent la suppression de toutes les principautés ecclésiastiques et l’affaiblissement conjoint de l’influence politique et des eglises et de l’aristocratie. Des gouvernements pour la plupart imposés par les classes dirigeantes toujours conduites encore par des monarques, voire pour une faible minorité, élus par des parlements, se constituèrent sur ce continent et s’inscrivèrent dans les frontières issues des guerres, heritages ou mariages entre dynasties à travers les siècles précédants et confirmées par le Congrès de Vienne. Ainsi les nations ont vu le jour et dictèrent et dictent toujours dès lors la vie politique du continent. En rèsultèrent à travers le XIXe siècle une lutte de prédominance entre les nations les plus importantes, la France, l’Autriche-Hongrie, la Prusse, la Russie et, toujours arbitre, l’Angleterre. Cette concurrence entre nations a vu naître vers la fin du XIXe siècle l’entrée de deux nouvelles nations dans le concert des grands, de l’Allemagne Impériale Prussienne et de l’Italie, réunifiée après ses guerres d’indépendance. Une lutte pour la domination du continent, pour laquelle aucune des nations en lice n’était, toute seule, assez puissante, a vu naître des coalitions qui étaient très nettement conçues et orientées l’une contre l’autre et qui ont finalement conduit, par cette opposition, au XXe siècle aux deux Guerres Mondiales suicidaires pour l’Europe qui a perdu sa première place sur l’échiquier mondial derrière les Etats-Unis d’Amérique et l’Union Soviétique.

Durant toute cette évolution la prise de conscience d’une certaine identité européenne, exclusivement chrétienne d’abord, puis dès le Siècle des Lumières, de plus en plus basée sur des réflexions philosophiques, fut promulguée par des penseurs de tous bords, philosophes, historiens, écrivains, politiciens et aussi des ecclésiastiques, tels que notamment, pour ne citer que les noms émergeants, dans l’ordre chronologique: Erasme, le Duc de Sully, Montesquieu, J.J. Rousseau, Condorcet, Mirabeau, B. Constant, Hegel, Tocqueville, J. Burckhardt, R. Rolland, O. Spengler, Ortega y Gasset, Coudenhove-Kalergi, Toynbee, D, de Rougemont.

ETAT ACTUEL

Dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, au vu du désastre qui a affecté l’Europe avec ses millions de morts civils et militaires et la déstruction de quartiers entiers d’habitation et d’une large part de son parc industriel, et compte tenu des changements en profondeur sur le plan de l’échiquier politique mondial dominé dès lors par les deux superpuissances Etats-Unis d’Amerique et Union Soviétique, avec en toile de fond la décolonisation en perspective, les pays de l’Europe occidentale, conscients de leur perte de puissance, ont entamé le processus de leur union, d’abord purement économique avec l’objectif, à long terme, d’éviter dorénavant tous conflits territoriaux. La première Communauté Européennne, celle du charbon et de l’acier (CECA) fondée en 1951, conduisait rapidement à un élargissement portant sur l’ensemble des relations économiques et prit la forme de la Communauté Economique Européenne (CEE), fondée en 1957 par les six membres fondateurs République Fédérale d’Allemagne, France, Belgique, Italie, Luxembourg, Pays Bas. Cette union prit un tel essor que des pays candidats à leur adhésion menèrent successivement à son agrandissement, en 1973 par la Grande-Bretagne, le Danemark et Irlande, en 1981 par la Grèce, en 1986 par l’Espagne et le Portugal et en 1995 par la Suède, la Finlande et l’Autriche, pour arriver à 15 membres.

D’une simple communauté économique dont le succès fut indéniable, elle franchit le pas vers une union politique et juridique en 1992 par le Traité de Maastricht, suivi en 1995 par l’ouverture des frontières par les Accords de Schengen, puis, démarche encore plus décisive, en 2002 par l’instauration de la monnaie unique, l’Euro. Suite à l’effondrement de l’Union Soviétique l’Union Européenne s’est agrandie par l’adjonction de pratiquement tous les pays de l’Est européen, anciennement communistes. Le nombre de pays adhérents s’est ainsi porté, après de départ de la Grande-Bretagne en 2021, à aujourd’hui 27 membres. Dès l’évolution de la Communauté Européenne purement économique vers une union politique, des dissensions entre différents membres se sont déclarées et ont clairement démontré les lacunes de cet organisme, de sa structure, de sa limite géographique et finalement de son identité même. Ces problèmes peuvent être résumés comme suit:

LES PROBLEMES FONDAMENTAUX DE L’UNION EUROPEENNE.

Dès l’évolution de la Communauté Economique Européenne vers son unité politique et juridique , donc dès le Traité de Maastricht, et puis l’instauration de la monnaie unique, des conflits entre les états membres ont apparu successivement sur différents plans. Aujourd’hui l’Union Européenne se voit confrontée avec les problèmes suivants:

les différences historiques et politico-juridiques entre les états membres, ceux de l’Europe occidentale et centrale qui disposent d’une déjà longue tradition démocratique et les anciens pays communistes de l’Est européen qui, mis à part certaines expériences démocratiques entre les deux guerres ont vécu exclusivement jusqu’à 1991 sous des régimes autocratiques, voire dictatoriaux.

Consécutivement à ce premier problème de base, le non-respect par certains pays (Pologne, Hongrie) du principe de séparation des pouvoirs législatif, juridique et exécutif, avec notamment la mise sous tutelle du pouvoir juridique.

La différence ancienne et bien incrustée en politique financière entre d’une part, les pays du Nord (Allemagne, Sude, Danemark, Pays Bas et Finlande) et les pays méditerranéens (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce), les premiers poursuivant le but d’équilibre budgétaire là où les seconds ont du mal à sortir de leur système traditionnel d’endêtement – dévaluation qu’ils ont pratiqué depuis des décennies.

L’instauration d’une monnaie unique sans s’être mis d’accord, au préalable, d’une politique financire commune. Ce procédé correspond, pour prendre un exemple de ma profession d’architecte, à la construction d’une maison sans fondation.

La délimitation de l’Union Européenne vers l’Est où elle ne se heurte à aucune limite géographique, voir topographique que l’on pourrait qualifier de « frontière naturelle ».

L’unanimité recquise pour toutes les prises de décisions importantes, ceci parmi 27 (!!!) membres, d’où blocage possible par un seul membre. Au moins les Polonais, qui aux XVIIe, XVIIIe siècles ont connu leur système dévastateur du « liberum veto » devraient se souvenir que cette disposition a fortement contribué à l’époque au démembrement de leur royaume.

Les institutions, et, à la bese, la constitution que l’Union Européenne s’est données ne sont que partiellement démocratiques, Si en effet, les membres du parlement sont élus par les citoyens des différents pays, les membres de la commission, donc en quelque sorte du gouvernement européen, bien que proposés par le parlement, sont en réalité nommés par les gouvernements des différents états membres, puis simplement confirmés par le parlement. La récente élection de Ursula von der Leyen à la tête de la commission, orchestrée par Angela Merkel et Emmanuel Macron, en donne un exemple éloquent.

La dépendance de plus en plus accrue des Etats-Unis d’Amérique, tant sur le plan militaire, à travers l’OTAN, que sur le plan financier avec le dollar comme monnaie de référence du système monétaire mondial, qu’encore sur le plan de l’informatique et là, surtout à travers les algorithmes qui gèrent les différents systèmes et assure leur contrôle à leur concepteur.

Et pour finir avec le principal problème, existentiel dirais-je, la composition de cette Europe qui se veut unie, par les nations qui se sont constituées tout au long des XIXe et XXE siècles et qui sont de taille, tant géographique que démographique et économique si différents et qui ont, par là, plus ou moins d’influence et de poids dans les décisions. L’Europe souffre ainsi également toujours et encore, des anciens conflits entre ces nations, amoindries certes dans une large mesure, mais qui ressurgissent à travers des nationalismes réactivés à chaque moment de crise tel que nous les vivons actuellement.

LES REFORMES ENVISAGEABLES POUR L’AVENIR, VOIRE MEME LA SURVIE DE L’UNION EUROPEENNE.

Déjà esquissé dans mon blog de décembre 2017 « Vers une Europe des régions », ces mesures réformatrices sont ci-après rappelées, révisées et complétées:

Les nations telles que délimitées et caractérisées ajourd’hui devraient être dissoutes au profit des régions constituées et adoptées par les populations concernées, sur la base de leur identité géographique, économique, culturelle et historique, voire aussi linguistique et traditionnelle.

Ces régions devraient être dirigées et gérées, en partant de leurs communes, par des parlements élus qui constitueraient des gouvernements régionaux. Ceux-ci pourraient se réunir dans des groupes de régions similaires afin de faire valoir leurs intérêts particuliers au sein d’un parlement européen élu par l’ensemble des citoyens du continent. Les groupes de régions à intérêts communs pourraient constituer une deuxième chambre de parlement tel le senat dans certains pays aujourd’hui. Chaque problème politique à traiter devrait l’être à l’échelle de son importance et en relation avec les instances extérieures avec lesquelles il faudrait le cas échéant se mettre d’accord, donc sur les plans communaux, régionaux, continentaux et mondiaux. Toutes les décisions devraient être prises, à chaque échelon, par la majorité des voix.

Les citoyens européens devraient être amenés, principalement par l’éducation et l’information, à adopter et reconnaître en premier lieu leur identité régionale et, par extension et compréhension, leur identité européenne. Cette dernière résulterait d’une démarche intellectuelle qui ferait ressortir, au détriment de celles qui nous séparent, les caractéristiques et particularités que nous avons en commun, et notamment:

l’individualisme qui prime sur le communautarisme et qui ainsi comprend la société comme un ensemble composé des individus et non pas ces derniers comme parts de la communauté qui prime ainsi sur l’individu, comme cela est notamment le principe des philosophies orientales.

la laicité avec relégation des religions dans le domaine privé de chacun

la diversité dans l’union qui doit s’exprimer à tous les échelons et reflèter la richesse culturelle du continent.

les antagonismes idéels comme enrichissement des dialogues et des démarches dialectiques qui aboutissent non à la synthèse mais à la cohabitation de la position et de l’opposition d’où ressortiraient des solutions enrichies des deux côtés mis en balance et en collaboration.

l’inventivité et le souci de la bienfacture dans le domaine du travail.

L’indépendance des Etats-Unis d’Amérique par la création d’une véritable armée défensive européennne, avec dissolution consécutive de l’OTAN qui n’aurait plus de raison d’être pour l’Europe, et positionnement indépendant et ouvert, donc neutre, vis-à-vis des autres acteurs à échelle mondiale.

Délimitation de l’Europe vers l’Est dans les frontières politiques actuelles avec élimination de l’enclave russe de Kaliningrad (ancien Koenigsberg d’Immanuel Kant !!) échangé contre la Krim et le Donbass sur base de consultations populaires controlées par les UN. L’Ukraine ainsi amputée et réorganisée en régions comme l’ ensemble du continent pourrait être intégrée dans l’Union Européenne. La Russie dont la majeure partie se situe géographiquement en Asie pourrait, devrait former, de par cette situation, mais aussi de par sa population, sa culture et son histoire, un trait-d’union entre l’Europe et l’Asie., en bon voisinage entre et avec les deux.

L’Union Européenne ainsi reconstituée devrait être présidée et représentée à l’extérieur par un président, personnage de grande qualité tant culturelle que morale et élu par l’ensemble de la population européenne. Il ou elle représenterait au mieux les valeurs propres à son continent. Comme exemple on peut citer Vaclav Havel, président de la République tchèque de 1995 – 2003.

CONCLUSIONS ET PRONOSTIC

Si l’on met en rapport les mesures préconisées ci-dessus avec l’état actuel et les caractéristiques et dispositions, voire disponibilités des états membres de l’Union Européenne, on doit se résigner au constat amer que leur réalisation reste pratiquement illusoire. Les nations européennes et leur populations endoctrinées et ainsi largement « souverainistes » ne seront guère disposées à dissoudre leurs nations-patries pour transformer le continent dans un tissu de régions, même si, par ci, par là, comme en Pays Basque, en Catalogne ou en Flandres, des tendances d’autonomie régionale vont dans la direction préconisée. Par ailleurs, les crises actuelles qui résultent tant de la pandémie Corona que de la guerre fratricide en Ukraine ont conduit, d’abord, vers une solidarité accrue entre les états membres,orchestrée par les Etats-Unis d’Amérique, tant à l’intérieur de l’OTAN que, à travers les sanctions à l’égard de la Russie, au sein de l’Union Européenne. L’effet, par contrecoup de ces sanctions et les crises énergétiques, économiques et financières qu’elles provoquent profite par contre aux mouvements et partis nationalistes et font ressurgir d’anciennes animosités. Il manque aussi à l’Union Européenne actuelle de vraies personnalités politiques d’envergure qui pourraient amener l’Europe vers l’union et vers l’indépendance et ressusciter un climat de fierté identitaire et un esprit de concurrence qualitative paré d’une volonté de concordance et de coopération mondiale. Espérer un tel changement en profondeur avec de faibles politicie(ne)s tels que Ursula von der Leyen, Olaf Scholz ou Emmanuel Macron est illusoire. Il l’est encore plus avec des perturbateurs comme Jaroslaw Kaczynski en Pologne, ou Victor Orban en Hongrie, le premier ayant ses amis à Washington, le deuxième à Moscou.

Ne reste, hélas, que le pronostic, triste et décourageant que l’Europe sera de plus en plus satellisée par les Etats-Unis d’Amérique qui l’entraîneront dans leur propre déclin. L’actuel approfondissement des problèmes de coopération et de dialogue entre les deux pays dominants, l’Allemagne et la France, sont de très mauvais augure.

Hans Gutscher, Doi Saket, Thailand, le 11 octobre 2022

PROJECT FOR ENERGETICALLY AUTONOMOUS HOUSING UNITS

24 Sep

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Actually occupied in collaboration with an architect’s office in Lausanne, Switzerland, by developing housing units which are projected so to get full autonomy in energy supply, by using the local natural resources, sunshine, wind and water, by combining uptoday technologies with regional housing traditions, we are looking for partners for the detailed technical approach as well as for its implementation in the creation of prototypes. Persons interested please contact Hans Gutscher, architect by e-mail gutlampang@outlook.com.

Annexed: page of the project document

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Voir l’article original

QUESTIONS DE PROPRIETE

13 Mai

0. INTRODUCTION

Si l’on regarde l’évolution démographique de l’humanité avec son accroissement fulgurant depuis l’industrialisation et les découvertes dans le domaine de la médecine, accroissement qui a fait passer la population mondiale de 910 millions en 1800 à 1610 millions en 1900, puis à plus de 7000 millions aujour d’hui, et si l’on compare ce nombre avec la surface de la terre, elle-même fixe et immuable, de 510 065 700 km2, dont environs 30 % ou 149 400 000 km2 de terres émergées, il est evident que les questions de propriété du sol et de ses richesses, jusqu’y compris celle relative à l’action de l’humain sur leur gestion se posent avec acuité.

Les réflexions qui suivent ci-après se proposent d’y apporter quelques suggestions, voire simples directions de pensée vis-à-vis du problème soulevé.

1. DEFINITIONS

Le terme de propriété est intimement lié à celui de possession dont cependant il se distingue clairement selon les définitions données dans le Petit Larousse, à savoir:

PROPRIETE:  » Droit d’user, de jouir et de disposer de quelque chose de façon exclusive et absolue sous les seules restrictions établies par la loi. « 

POSSESSION:  » Utilisation ou jouissance d’une chose, n’impliquant pas nécessairement la propriété de celle-ci. »

Il y a donc clairement une différence entre ces deux termes qui cependant, dans la pratique, prêtent souvent à confusion, notamment par l’expression « prendre possession de…. » qui correspond dans la plupart des cas à un changement de propriétaire.

Dans le but d’une clarification terminologique nous distinguons ci-après entre « propriété » et « jouissance », voire « utilisation » dans certains cas specifiques.

Si nous regardons maintenant les diffrents domaines où la question de propriété se pose, nous y apportons, domaine par domaine, les réflexions suivantes:

2. LA TERRE EMERGEANTE ET L’EAU ADJACENTE.

C’est certainement ici que la question de propriété se pose de la façon la plus lancinante et où le problème du surnombre de notre population pèse el plus lourdement.

Si l’on regarde l’histoire de l’humanité on voit apparaître la propriété foncière privée dès les débuts de la sédentarisation des humains. Les abus et les luttes, souvent guerrières, que cette évolution a provoquées et qui a conduit à une répartition de plus en plus inégale des richesses de ce monde, ont conduit, sous différentes formes, à partir de l’industrialisation au milieu du XIXe siecle, à l’apparition de tentatives de communautarisation des terres, notamment celle représentée par l’idéoloqie marxiste- communiste. Si celle-ci a finalement échouée, elle doit son échec largement à des problèmes dimensionnels. Si le propriétaire prend même la dimension lointaine et abstraite d’un état centralisé, en l’occurrence de la taile énorme de l’Union Soviétique, l’individu ne peut pas s’y reconnaître et se met plutot en opposition à ce propriétaire parfaitement abstrait mais qui dispose de la terre qui lui est donnée, voire plutot imposée pour y habiter ou/et exploiter.

L’expérience d’une propriété communautaire à plus petite échelle, dans laquelle chaque individu y participant se reconnaît, est à reprendre et à redéfinir, afin d’arriver à un équilibre plus juste de la répartition des terres. L’individu, qu’il soit personne privée ou personne morale ne saura être que jouisseur ou, en l’occurrence, locataire d’un terrain qui reste propriété d’une communauté locale à laquelle, par cette relation contractuelle, il appartient, et cela à vie, voire jusqu’à révocation du contrat. Le droit de superficie ainsi accordé dans les limites légales ou règlementaires de la communauté propriétaire peut devenir héréditaire pour les personnes physiques et permanent pour les personnes morales pour leur durée d’existence et dans les limites d’exploitation ou de jouissance fixées par le contrat initial.

Ainsi la communauté, restant propriétaire de la terre, peut définir et surveiller son utilisation dans l’intérêt de l’ensemble de la population et combattre toute spéculation foncière et, par là, toute surenchère des prix des terrains, phénomène auquel nous assistons par les temps qui courent et qui rend, dans la plupart de nos pays, l’acquisition d’un habitat propre quasiment impossible pour la grande majorité de leurs habitants.

Cette politique de gestion de la terre permettrait également de développer et de concrétiser un urbanisme digne de ce nom, de redonner corps à de véritables cités au service et au profit de l’ensemble de la population et non plus des centres dominés par l’talage du pouvoir et des richesses des grandes sociétés qui dominent actuellement le monde.

3. LES RESSOURCES NATURELLES.

Les ressources naturelles vitales et ainsi indispensables à notre vie sur la planète, comprenant les métaux et fluides, y compris l’eau même, sources souterraines ou en surface, bien que situées sur ou sous des terrains appartenants aux différentes communautés, devraient être gérées par des instances politiques subordonnées, selon leur importance et étalement géographique, voir géologique. Leur exploitation devrait être strictement conditionnée par un cadre légal qui lui impose des règles dictées par l’intérêt de la population. L’exploitation de l’eau, ressouce capitale pour notre survie devrait être exclusivement accordée aux seules sociétés publiques sans but lucratif. Cet impératif devrait également être appliqué à toutes les autres ressources naturelles dont l’exploitation s’avérerait vitale pour l’humanité.

4. LES INFRASTRUCTURES.

Comme pour l’exploitation des ressources naturelles de la terre, les réseaux de transport et de transmission indispensables au fonctionnement de notre société devraient appartenir et être gérés, au profit des utlisateurs, par des entités communautaires correspondant à leur importance et leur position sur le réseau international des communications et approvisionnements. L’utilisateur, sur ou au bout du réseau, serait tenu à verser à la communauté gérante, les redevances voir prix de consommation, sans que ces paiements produisent pour le gestionnaire des bénéfices autres que celles nécessaires et programmés pour l’entretien, l’évolution et le renouveau des infrastructures concernées.

Les entreprises communautaires d’exploitation, d’entretien et de gestion de ces réseaux, en correspondance avec l’importance des secteurs ou tronçons qui leur seraient confiés, seraient organisées de bas vers le haut, d’une échelle communale, voire de quartiers urbains jusqu’à l’échelle continentale, voire même en certains cas, mondiale.

5. LA FORCE DE TRAVAIL.

Des l’avènement des premières civilisations, la société humaine a vu naître la séparation en décideurs, concepteurs et exécutants. Conformément aux pouvoirs que chacun de ces groupes pouvaient dériver et obtenir de par son action, les différentes classes, allant des pauvres et depourvues jusqu’aux riches et privilegiées, se sont constituées et perdurent et perdureront dans une certaine mesure jusqu’à la fin de l’humanité. En parallèle, l’esclavagisme, donc l’appropriation physique même de l’homme par un autre s’est développe dès l’antiquité et perdure, en dépit de son abolition durant le XIXe siècle et sa condamnation par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, à bien des endroits, sous des formes des plus diverses, allant de l’exploitation et du confinement des ouvrières dans les usines de textile de l’Extrême Orient jusqu’à l’asservissement des réfugiés dans les plantations mediterranéennes et même leur vente dans les prisons de Lybie.

Il va sans dire qu’il appartient aux différentes institutions politiques d’établir le cadre légal en conformité à cette déclaration universelle précitée et il appartient ensuite aux instances judiciaires et policiaires de veiller à son respect. Si, par ailleurs, le principe de rémunération du travail est généralement appliqué, il reste à valoriser cet apport essentiel à la création et à la production de nos biens de tous genres, en ajoutant à la rémunération le droit de participation aux décisions qui conditionnent son travail, de même qu’aux bénéfices qui en résultent. Des tentatives allant dans ce sens avaient été initiées dans les années 1970, puis malheureusement abandonnées dès l’avènement, dans les années 1980 du pernicieux néoliberalisme dont nous subissons encore les ravages qu’il a provoqués et qu’il persiste à provoquer dans l’équlibre social de l’humanité.

6. LA PROPRIETE INTELLECTUELLE.

Avec la propriété intellectuelle nous entrons dans un domaine délicat à l’intérieur duquel deux visions de la société humaine s’opposent, dont l’une met implicitement, de par sa compréhension du monde, le terme même de propriété intellectuelle et sa justification en question. Si pour nous occidentaux la nécessité de protéger la provenance des idées et des marques confie le droit de propriétaire à leurs auteurs, tel n’est pas le cas et même guère compréhensible pour les Asiatiques. Cette différence de vues reflète celle des deux conceptions de notre société qui pour nous occidentaux est la somme des individus là où les orientaux comprennent au contraire les individus comme parts infimes de la société.

La copie et ainsi en quelque sorte, la prise de possession d’une idée, d’une expression artistique ou, surtout, d’une invention industrielle, est en principe admissible pour un asiatique au contraire de nous occidentaux.

Si le cas d’oeuvres artistiques et littéraires, créés généralement pour être vendus, voire, pour les idées et projets pour être transformés en réalités tangibles, le problème de la propriété intellectuelle ne se pose guère, et qu’ils se prêtent plutôt à l’inspiration pour un tiers, les inventions industrielles, par contre, demandent à juste titre, à être protégées contre leur copiage. Cette protection, sous forme de brevets et/ou de modèles, devrait cependant être soumise à une régulatioon stricte et une surveillance consécutive, afin d’empêcher la surenchère effectuée actuellement sur les prix des produits qui en résultent et qui, pour beaucoup d’entr’eux, comme notamment plusieurs des produits pharmaceutiques, sont vitaux, mais deviennent, par cette protection démesurée, pratiquement inaccessibles pour la majorité des humains.

7. CONCLUSION.

Dans le domaine de la propriété comme dans bien d’aures, notamment politiques (voir mes blogs antérieurs), les règles et les structures qui le régissent devront être développées de bas vers le haut dans un esprit communautaire dans lequel chaque membre d’une communauté devrait pouvoir se reconnaître.

Dans la relation entre une propriété et sa jouissance, voire son utilisation, la priorité devrait être attribuée à la deuxième dans laquelle l’être humain trouve réellement la satisfaction de ses plaisirs et aspirations. Comme sur un plan global je jouis de la nature, de ses beautés et richesses, le temps que je les regarde sans être leur propriétaire. Cette jouissance et cet emerveillement doit être retrouvée également vis-à-vis de propriétés de tiers. Ainsi pour prendre un exemple, le temps que je le regarde, je jouis d’un tableau dans une exposition, ou, dans une cité historique, des palais, places et rues que je parcours. Durant le temps que je jouis de ces images et impressions je m’approprie en quelque sorte les objets regardés et appréciés.

Que valent en définitif tous les titres de propriété vis-à-vis de l’enrichissement de l’utilisateur ou jouisseur qui, s’il n’est pas lui-même propriétaire, s’approprie ces richesses pour ses véritables besoins de plaisir et d’enrichissement, le temps d’en jouir.

Cette préséance ne devrait en aucun cas empêcher l’acquisition de propriétés dans la « seule source légitime » qui selon Pierre-Joseph Proudhon ne saurait être « que le travail ». Comme j’ai essayé de le démontrer, la propriété privée devrait être arrêtée et céder la place à la propriété communautaire dans tous les domaines indispensables à notre vie sur terre, en premier lieu la terre même avec toutes ses richesses naturelles, à exploiter et développer dans les limites que la nature même impose et ceci au service et pour le bien-être de l’humanité dans son ensemble.

Hans Gutscher

Doi Saket, le 13 mai 2022

LA GUERRE EN UKRAINE ET SES SUITES IMAGINABLES, VOIRE MEME PREVISIBLES

23 Avr

Compléments apportés le 19 mars 2023, un peu plus d’un an après le déclenchements de la guerre en Ukraine.

Imaginons que des générations futures pourront lire sur les réseaux du savoir que l’année 2022 et la fin de la Guerre d’Ukraine apportèrent, à travers le monde entier, le déclin définitif et puis la fin de la suprématie de l’homme blanc, suprématie qui avait débuté avec la découverte ou plutot l’invasion des Amériques par les Européens, puis qui s’est affirmée par la colonisation successive par ces derniers de la presque totalité du globe.

Aujour d’hui, deux mois après le début de cette guerre meurtrière et fratricide. il y a en effet de premiers constats qui se précisent et qui nous dirigent vers cette hypothèse initiale que seul l’avenir saura soit confirmer, soit infirmer.

Ces constats sont les suivants:

L’effet des sanctions exercées, sous le diktat des Etats-Unis d’Amerique, par les pays Européens envers la Russie, après avoir durement touché cette dernière, vont se retourner contre leurs initiants et, parmi eux, en premier lieu contre le pays Européen le plus puissant, l’Allemagne.

Par ailleurs, ces sanctions , profitent dans l’immédiat et en premier lieu aux Etats-Unis d’Amérique qui pourront dans une large mesure compenser les fournitures de gaz naturel Russe aux Européens par leur gaz de schiste, nettement plus onéreux et polluant. Ils verront par ailleurs d’un bon oeil les scissions qui vont apparaître très prochainement dans l’Union Européenne, une réunion d’états qu’ils ont toujours crainte et combattue et qu’ils continuent de saboter par tous les moyens à leur disposition.

L’Union Européenne paraîtra en effet comme la grande perdante de cette guerre insensée et elle subira la désunion consécutive aux effets de retour des sanctions qui frapperont diversément ses membres et affirmeront ainsi leur différences d’intérêt, et qui sont déjà en train d’entrainer inflation et appauvrissement et, par là, un mécontentement explosif parmi les populations durement touchées par cette évolution. De plus, une éventuelle intégration de l’Ukraine, pays gangrène par la corruption et soumis au diktat de ses oligarches et des milieux politiques ultranationalistes, pour ne pas dire fachistes, affaiblirait considérablement l’union et renforcerait en son sein le poids centrifuge des états de l’Europe de l’Est, pays ex-communistes qui ne se reconnaissent guère dans les valeurs républicaines et démocratiques qui font le fondement de l’Union Européenne.

La Russie, pour contrecarrer l’effet, dans un premier temps désastreux des sanctions, développe et met en priorité ses relations économiques avec les pays asiatiques, dont en premier avec la Chine, mais également avec l’Inde. Ainsi la Russie, qui, à travers son histoire a toujours créé le lien entre les deux continents, l’Europe et l’Asie, s’oriente maintenant sous la pression occidentale vers cette dernière, tant sur le plan des relations économiques et politiques, que notamment aussi sur celui des relations financières. Lorsque ses dirigeants demandent aux pays Européens de payer les fournitures de gaz naturel en roubles ou en or, ils le font certainement en concertation et avec l’appui de la Chine qui est en train d’élaborer un nouveau système monétaire international basé sur le Yuan et non plus, suivant le système actuel, sur le dollar US qui, de toute façon, ne répond plus, et depuis longtemps, aux paramètres de son rôle de monnaie directrice du monde tel que fixé en 1944 par les Accords de Bretton Woods, déjà amendés en 1971 par la suppression de la convertibilité du dollar en or.

Par ce processus, le centre du monde, situé depuis la fin des deux guerres mondiales de part et d’autre de l’Atlantique du Nord, se déplacera dans le coeur de l’Asie autour d’un triangle Pekin – Delhi – Moscou, avec un rôle prépondérant pour la Chine, première force économique de ce centre. Cette mise en concurrence de deux systèmes monétaires internationaux pourrait, dans un avenir plus ou moins proche, profiter au deuxième qui réunit, en son sein, une population près de la moitié de la totalité mondiale et une quantité impressionnante des ressources naturelles de la terre, à laquelle s’ajouteraient probablement celles de pays limitrophes tels que l’Iran, la Turquie et les pays du Sud-Est Asiatique.

Il n’est ainsi guère utopique d’envisager, à court ou moyen terme, le déclin, puis la disparition de la suprémacie, à travers le monde, de l’Occident, donc de l’homme blanc, de ses valeurs et de sa civilisation et ainsi aussi, hélas, de la démocratie.

COMPLEMENTS APPORTES LE 19 MARS 2023:

  1. concernant la guerre même:

Celle-ci s’est transformée en guerre d’usure avec un front presque figé depuis plusieurs mois déjà, au centre duquel une bataille féroce et lourde en pertes humaines et matérielles fait rage autour de la ville de Bachmuth. Cette bataille fait singlièrement penser à celle autour de Verdun qui, en 1916 se déroula dans le cadre de la Première Guerre Mondiale.

Le raidissement du front met en faces, du côté de l’Ukraine une armée apparemment bien organisée et formée de volontaires autochtones qui défendent âprement leur patrie, une armée dotée depuis l’extérieur d’armes de haute technologie, et de l’autre côté une armée manifestement mal organisée et insuffisamment équipée, composée, en plus, de militaires pour leur plupart nouvellement recrutés et a peine formés, provenant pour une grande partie d’entr’eux de régions limitrophes de la Russie, des provinces orientales de la Sibérie autant que du Caucase. Nous sommes ainsi en présence d’un affrontement entre deux forces très différentes, la première qui doit s’appuyer sur sur des moyens techniques et financiers provenant des pays occidentaux, mais qui par ailleurs peut compter sur l’engagement infaillible de ses militaires, une armée donc qui dépend de la qualité, celle de ses moyens humains et matériels qui cependant ne sont pas inépuisables, en face de la deuxième force qui peut s’appuyer sur son nombre nettement supérieur, tant en moyens matériels qu’en ses sources humaines. Il y a fort risque qu’en cas de prolongement important de cette guerre, l’avantage penchera du côté de cette deuxième force, la Russie.

2. concernant les sanctions économiques et financières:

Ces sanctions exercées à l’encontre de la Russie se sont retournées, comme cela était prévisible dès le début et relevé déjà dans mon texte d’avril 2022, contre les pays occidentaux à l’exception des Etats-Unis d’Amérique, instigateurs de ces sanctions, et qui en profitent largement. Le domaine dans lequel l’effet néfaste de ces sanctions se manifeste le plus cruellement est celui des approvisionnements énergétiques où les pays européens sont maintenant contraints d’acheter des sources d’énergies au prix fort, pour certaines carrément multiplié depuis le début de cette guerre, produits qui proviennent tant des Etats-Unis d’Amérique, sous forme de gaz de schiste, qu’à travers de pays acheteurs intermédiaires, comme l’Inde ou les Pays du Golfe, sou forme de pétrole ou de gaz, souvent en provenance, comble de l’ironie, de la Russie même.

3. concernant la fourniture d’armements depuis les pays occidentaux:

Il est évident que ces fournitures d’armes et d’équipements de haute technologie, allant de pair avec des soutiens financiers importants, sont essentiels pour l’armée Ukrainienne dans son combat contre l’envahisseur Russe. Leur coût exorbitant pèse lourdement dans les budgets des pays occidentaux et il est financé au détriment d’autres postes budgétaires essentiels pour le bien-être des pays et de leurs populations, tels que ceux relatifs à la santé publique, à l’enseignement, à la recherche et aux infrastructures. Cette incidence provoquera et, par endroits, provoque déjà un appauvrissement des pays donateurs et de leurs populations et, en conséquence, des troubles sociaux perturbateurs et néfastes pour l’économie et, ainsi, l’avenir de ces pays.

4. concernant la situation géopolitique globale:

La réorientation de la Russie qui détient sur le marché mondial une part prédominante des ressources naturelles, vers l’Asie aura et a déjà maintenant des répercussions importantes sur la situation géopolitique globale. Les grands circuits d’approvisionnements en matières premières autant qu’en produits manufacturés s’inscrivent de plus en plus dans un triangle Pékin – Moscou – Delhi, avec des prolongements, à l’Est, vers le Sud-Est Asiatique et l’Océanie, à l’Ouest, vers le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Par ailleurs le regroupement des pays du BRICS va s’agrandir et prendre de plus en plus de poids sur le plan global, des pays importants comme l’Algérie, l’Argentine et l’Indonésie ayant déjà fait acte de candidature. Ce renforcement d’une nouvelle alliance économique trouve aussi son pendant dans la tentative de se libérer du diktat de l’US-dollar grâce aux Accords de Bretton Woods et d’établir un système monétaire concurrentiel, basé principalement sur le Yuan Chinois.

EN CONCLUSION, NOTONS QUE L’EFFET PRINCIPAL DE CETTE GUERRE FRATRICIDE QUI SECOUE L’UKRAINE, SERA UNE REORGANISATION GEOPOLITIQUE EN PROFONDEUR AVEC LE DEPLACEMENT DU CENTRE DU MONDE DE L’ATLANTIQUE VERS L’ASIE.

Hans Gutscher

Doi Saket, Thailand, le 23.04.2022

puis complété et révisé le 19. mars 2023

INVENTAIRE DE MES BLOGS DE 2013 A CE JOUR

29 Oct

INVENTAIRE DE MES BLOGS DE 2013 A CE JOUR

29 Oct

WordPress énumérant les différents blogs, sans donner leurs titres, seulement par mois et années, je donne ci-après, en complément, leurs contenus:

février 2013 : PROJECT FOR ENERGETICALLY AUTONOMOUS HOUSING UNITS

décembre 2017 : VERS UNE EUROPE DES REGIONS

janvier 2018 : VERS UN NOUVEAU CENTRE DU MONDE

février 2018 : LA DEMOCRATIE EN CRISE

mars 2018 : LA SUISSE COMME LABORATOIRE POUR UNE EUROPE DES REGIONS

mai 2018 : UNE CONSTITUTION POUR L’EUROPE

juin 2018 : L’IMPORTANCE DE L’IDENTITE PERSONNELLE DANS LA REFONTE DE L’EUROPE UNIE

juillet 2018 : LA DELIMITATION DE L’EUROPE VERS L’EST

août 2018 : BREXIT…….OR NOT ?

novembre 2018 : DES CONFLITS ENTRE LE MONDE INSTITUTIONNEL ET LA REALITE

janvier 2019 : LA SARRAZ : UN CHATEU AU MILIEU DU MONDE ET SON AVENIR POSSIBLE

février 2019 : L’ETAT DE L’EUROPE EN CE DEBUT D’ANNEE 2019

avril 2019 : LES MENACES PRINCIPALES QUE L’HUMANITE DOIT AFFRONTER EN CE DEBUT DE SIECLE

decembre 2019 : LES RAPPORTS DE L’HOMME AVEC L’AIR, L’EAU ET LA TERRE

février 2020 : APOCALYPSE

avril 2020 : COVID-19, LES PIEGES DE L’INFORMATION

mai 2020 : QUI PROFITE DE LA PANDEMIE COVID-19

août 2020 : LA LIBERTE INDIVIDUELLE: ESSAI D’UN ETAT DES LIEUX

octobre 2020 : LA FIN DE LA DEMOCRATIE

janvier 2021 : QUESTIONS D’IDENTITE

mai 2021: UN EUROPEEN – EIN EUROPAEER

juin 2021: VERS UNE REVISION DE NOS ATTITUDES ET AINSI DE NOTRE COMMUNAUTE HUMAINE:

septembre 2021: QUELQUES IDEES POUR UN URBANISME ADAPTE AUX NOUVELLES CONDITIONS DE VIE

octobre 2021: VERS LA FIN DE MA VIE: MES CONVICTIONS PERSONNELLES RESUMEES DANS 10 POINTS,

GEGEN DAS ENDE MEINES LEBENS: MEINE PERSOENLICHEN UEBERZEUGUNGEN IN

10 PUNKTEN ZUSAMMENGEFASST

TOWARDS THE END OF MY LIFE: MY PERSONAL CONVICTIONS RESUMED IN 10 POINTS

avril 2022: LA GUERRE EN UKRAINE ET SES SUITES IMAGINABLES, VOIRE ME PREVISIBLES

mai 2022: QUESTIONS DE PROPRIETE

octobre 2022: L’UNION DE L’EUROPE: RENOUVEAU OU DECLIN ?

VERS LA FIN DE MA VIE: MES CONVICTIONS PERSONNELLES RESUMEES DANS 10 POINTS. GEGEN DAS ENDE MEINES LEBENS: MEINE PERSOENLICHEN UEBERZEUGUNGEN IN 10 PUNKTEN ZUSAMMENGEFASST. TOWARDS THE END OF MY LIFE: MY PERSONAL CONVICTIONS RESUMED IN 10 POINTS.

10 Oct

EN FRANCAIS:

1 Vivre en symbiose avec la nature dont nous faisons partie intégrante et arrêter de considérer celle-ci comme étant au seul service de l’être humain.

2. Mettre tout en oeuvre pour réduire la surpopulation du monde, origine principale de la presque totalité des problèmes qui affectent l’humanité aujour d’hui et ainsi sa survie même.

3. Donner dans tous nos choix et dans toutes nos activités la priorité à la qualité et non à la quantité.

4. Considérer, en premier lieu, tout être humain comme notre égal et supprimer la notion de classes et de races en y introduisant une echelle de valeurs que, si déjà, seul notre mérite vis-à-vis de la société dans son ensemble ne saurait établir.

5. Sauvegarder et développer la diversité propre à notre identité individuelle et culturelle, dans l’union, nécessaire, elle, pour affronter les enjeux vitaux actuels à l’échelle du monde.

6. Agir par conviction et non par imposition de nos vues vis-à-vis des autres et arriver, par le biais d’une démarche dialectique, de thèse, antithèse et synthèse, vers le consensus.

7. Développer des structures décisionnelles, tant politiques qu’aussi économiques, du bas vers le haut, et non plus par décret imposé du haut vers le bas.

8. Etre tolerant et respectueux vis-à-vis des autres et de leurs convictions pour autant qu’eux-mêmes observent et assurent la même attitude vis-à-vis de nous-mêmes.

9. Admettre que nos propres opinions et convictions ne représentent qu’une infime part parmi des millions et rester à l’écoute des autres avec un sens d’ouverture et de critique.

10. Retrouver la vraie richesse dans la simplicité et l’authenticité et dans émerveillement devant les beautés et les saveurs que le monde nous offre dans son immense diversité, et que tout l’or du monde ne saurait jamais nous offrir.

AUF DEUTSCH:

1. In voller Uebereinstimmung mit der Umwelt leben, mit der Natur, der wir als integrierter Bestandteil angehoeren und die wir als uns untertaenig zu betrachten aufhoeren sollten.

2. Alles nur Moegliche unternehmen, um die Ueberbevoelkerung der Erde aufzuhalten und zu verringern, die Ueberbevoelkerung, die die Hauptursache der meisten die Menschheit betreffenden heutigen Probleme darstellt und diese somit in ihrem Ueberleben ueberhaupt bedroht.

3. In allen unseren Entscheiden und Aktivitaeten der Qualitaet vor der Quantitaet den Vorrang geben.

4. Jeden Mitmenschen in erster Linie als uns gleichwertig zu betrachten und die Unterscheidung von Klassen und Rassen zu verlassen und nicht darin eine Klassifizierung der Gesellschaft einzufuehren, die, wenn auch immer, allein auf Grund unserer Verdienste gegenueber der menschlichen Gesellschaft entstehen kann.

5. Die Verschiedenheit, die unserer individuellen und kulturellen Identitaet entspricht, erhalten und entwickeln, dies innerhalb des notwendigen Zusammenschlusses, den die heutigen lebenswichtigen und erdumspannenden Probleme erheischen.

6. Gegenueber den Mitmenschen mit Ueberzeugung und nicht durch Aufdraengung handeln, dies mit dem Ziel, in dialektischer Vorgehensweise ueber These- Antithese- Synthese zum Konsens zu gelangen.

7. Entscheidungsstrukturen, vor allem im politischen, aber auch im wirtschaftlichen Bereich, entwickeln, die von unten nach oben aufgebaut sind und nicht durch Dekrete von oben nach unten befohlen werden.

8. Gegenueber den Mitmenschen und deren Ueberzeugungen tolerant und respektvoll auftreten, solange diese uns gegenueber dieselbe Haltung einnehmen.

9. Eingestehen, dass unsere persoenlichen Ansichten und Ueberzeugungen nur einen verschwindenden Anteil unter Millionen anderen darstellen, und bereit sein, diese mit offenem und kritischem Sinn anzuhoeren.

10, Den wahren Reichtum zu finden in der Einfachheit und in der Urspruenglichkeit, sowie vor allem in der Bewunderung der Schoenheiten, die uns die Erde in ihrer unendlichen Vielfalt darbietet, und die uns alles Gold dieser Erde nie anbieten kann.

IN ENGLISH:

1. Live in perfect agreement with our environment, with the surrounding nature to which we belong and which we have to no more consider as being at our exclusive service.

2. Undertake all we can to diminish the overcrouding population of the world which is at the origin of most of our worldwide problems and which menaces the survival of humanity at the whole.

3. Give priority to quality before quantity in all our decisions and activities.

4. Consider, in the first place, all humans as our equals, without separation of classes and races, so as to introduce any classification of values which, if ever, might be established on the basis of our merits for the benefit of the human society as a whole.

5. Conserve and develop our own personal and cultural diversity inside the union which is necessary to treat the vital and worldwide problems which menace our society as a whole.

6. Act in relation with other humans by convincing and not by imposing, so as to arrive to a consent by dialectic procedure thesis – antithesis – synthesis.

7. Develop decisional structures, essentially political but also economic, by starting at the lower level towards up to the higher level and not by imposing decisions from the higher level down to the lower level.

8. Be tolerant and respectful towards the other humans as long as they themselves follow the same attitude towards yourselves.

9. Admit that our own considerations and opinions only represent a tiny part of millions others which we have to encounter with open and critical mind.

10. Find the real wealth in the simplicity and the authenticity and, before all, in the admiration of the infinite beauties and flavours which the world offers us and which not all the gold of this world could ever offer us.

Hans Gutscher, Doi Saket, Thailand, 10 – 10 – 2021