QUELQUES IDEES POUR UN URBANISME ADAPTE AUX NOUVELLES CONDITIONS DE VIE

25 Sep

« …..DEPUIS LES ORIGINES ET DANS LES SIECLES DES SIECLES LE DETENTEUR DE LA SOUVERAINETE A UN INTELLECTUEL A SA DROITE ET UN ARCHITECTE A SA GAUCHE. LEUR CONCURRENCE CONCOURT A LA PUISSANCE DE LEUR CENTRE COMMUN. » Régis Debray dans « Le Scribe ».

INTRODUCTION

A l’orée du XXe siècle, puis dès la création de mouvements avantgardistes comme notamment les CIAM (Congrès International de l’Architecture Moderne), les architectes et urbanistes se préoccupaient en premier lieu à créer un habitat collectif conçu dans un environnement sain et espacé, ceci en réaction aux îlots urbains insalubres qui avaient résulté de l’industrialisation incontrôlée du XIXe siecle. Il faut bien reconnaître qu’aujour d’hui et déjà depuis la période du postmodernisme des années 1970, la recherche d’un habitat collectif sain et vivable ne fait guère plus partie des préoccupations majeures des architectes et urbanistes. Comme le précise la citation du texte de Régis Debray, ceux-ci, au service des puissants de tous les temps, se distinguent aujour d’hui plutôt par la création de projets monumentaux, images de marque tant des mandants, grandes sociétés ou pouvoirs publics, urbains ou étatiques, qu’en quelque sorte des architectes même.

L’habitat sous toutes ses formes, appartements ou villas groupées, en location ou en copropriété, est entré dans le domaine d’activité des grandes entreprises immobilières et/ou de construction et subit ainsi la loi des seuls impératifs financiers. Il s’inscrit, en plus, dans une législation qui s’appuit sur des réflexions vieilles bientôt d’un siècle et issues du mouvement dit d' »Architecture Moderne ». Comme toute législation, elle sera longue et difficile à réviser.

Les réflexions qui suivent essayent d’apporter une réponse aux nouvelles conditions et impératifs qui régissent notre vie sociale et relationnelle. En effet, ceux-ci doivent trouver leur correspondance et leur reflet dans un habitat et dans une structure urbaine adaptée.

LES EVOLUTIONS INTERVENUES DANS LA VIE SOCIALE ET ACTIVE COMME BASE DE REFLEXION.

Les évolutions principales, tant sur le plan des activités professionnelles et autres, que sur le plan des relations sociales, sont résumées comme suit:

  • sur le plan social: La famille et en son sein le couple ne constitue, et de loin, plus la cellule de base de la société humaine. Les couples ne sont plus uniformement hétérosexuels, mais regroupent de plus en plus souvent, des individus de même sexe. Les individus vivent tant en couples, avec ou sans enfants naturels voire issus d’insémination artificielle, ou/et adoptés, en familles réduites ou, à l’autre extrême, à plusieures générations réunies. D’autres individus, de plus en plus nombreux, vivent dans une réclusion volontaire, ne cherchant que des contacts momentanés ou périodiques, avec d’autres personnes, ami(e)s ou partenaires, voire simplement correspondants temporaires au gré des rencontres occasionnelles. Ces relations, autrefois fixées à la fin de l’adolescence pour le reste de la vie, sont devenues de plus en plus fluctuantes et temporaires.
  • sur le plan professionnel: Le lieu de travail comme l’emploi même ont également perdu leur caractère de fixité et de permanence et ils ont laissé la place à une fluctuation et une instabilité permanentes. La place de travail s’adapte aux impératifs de la tâche à accomplir et peut se trouver au siège de l’employeur, dans un bureau ou une place de travail isolé, voire dans une surface ouverte, tout autant qu’au domicile de l’employ(e). Les possibilités qu’offrent aujour d’hui les outills informatiques pour la réflexion et le travail interdisciplinaire y apportent des solutions variables, adaptables au gré des impératifs du moment.
  • sur le plan environnemental: Grâce à l’évolution technique survenue ces dernières décennies, les nuisances provenant du travail depuis son industrialisation ont été sensiblement réduites pour une grande part des activités humaines, tout en provoquant cependant des pollutions sournoises et inquiétantes d’un autre genre. Parmi celles-ci, celles relevant de l’augmentation drastique de la circulation, notamment celle provenant du traffic pendulaire des travailleurs, contribue largement à la pollution de l’air. La conjoncture des deux phénomènes, diminution des nuisances de la très grande part des places de travail d’un côté, et l’augmentation des traffics pendulaires d’autre part, devra permettre, par le regroupement de l’habitat et de l’activité professionnelle dans des unités urbaines communes, de diminuer dans une large mesure la pollution issue de ce deuxième phénomène.
  • En résumé, force est de constater que notre monde d’aujour d’hui est marqué par la fluctuation sur le plan, tant des structures sociales que sur celui des relations professionnelles et de l’organisation du travail. Toute urbanisation future devra en tenir compte et apporter des réponses à ce changement radical dans nos relations sociales et professionnelles.

L’ILOT DE VOISINAGE OU DE COMMUNAUTE COMME ELEMENT DE BASE D’UNE URBANISATION ADAPTEE.

Un îlot tel qu’illustré ci après sous la dénomination « Communauté » est conçu pour un nombre d’habitants variant entre 50 et 80 personnes, un nombre limité permettant le développement d’un esprit communautaire de voisinage. Il est cependant évident que dans des centres d’agglomérations, pour arriver à la densité souhaitée, ce nombre peut être plus élevé. Les volumes constructibles, adaptables par hauteurs différentes aux densités projetées, représentent une utilisation maximale du sol et elles devront permettre d’y apporter la flexibilité nécessaire pour l’adaptation toujours repensée aux nouvelles situations auxquelles les habitants, déjà établis ou nouvellement arrivés, seront confrontés. Afin d’éviter l’exploitation maximale à tout prix des volumes constructibles autorisés, ceci dans un but purement financier, la gestion et la propriété de l’ensemble de l’îlot seront de preference confiées non pas à des promoteurs privés, mais à une structure coopérative réunissant l’ensemble des habitants de l’îlot. La règlementation de la construction sera limitée à l’essentiel relatif à la qualité de la cohabitation et à la protection de l’environnement. Elles prescriront certaines obligations propices à la préservation d’un environnement sain, comme l’imposition de toitures végétalisées, utilisées pour des plantations mais aussi pour des aires de repos et de rencontres, puis également l’invitation à des mesures d’économie, voire même d’autonomie d’énergie.

L’îlot de voisinage, voire de communauté, sera ainsi à même de répondre aux demandes qui résultent des changements intervenus dans l’évolution de la société humaine:

  • habitat souple permettant son adaptation à l’évolution de la situation personnelle de chaque habitant de l’îlot.
  • mixité de l’utilisation des surfaces entre habitat et activités professionnelles et commerciales.
  • création d’un environnement sain et respectueux de la nature avec surfaces de plantation, de repos et de rencontres.
  • permettre, en son sein, tant l’isolement que les contacts communautaires, au gré de la volonté et du désir de chaque habitant.

REGROUPEMENT DES ILOTS EN ENTITES URBAINES.

comme l’illustrent les schémas figurant ci-dessous, le regroupement de plusieurs de ces îlots permettra de former des quartiers, puis, dans le cas extrême, des villes nouvelles. Ils pourront cependant fréquemment s’insérer dans un tissu urbain existant et créer ainsi le point de départ de l’adaptation de ce dernier aux nouvelles données de vie sociale et de vie active de la population, ceci notamment par l’adaptation, voire l’adoption même de la nouvelle législation en matière de construction telle que développée pour le nouvel îlot.

A chaque regroupement devront correspondre la création des infrastructures et equipements urbaines adaptés et ainsi y constituer le coeur de la cité, quartier ou ville même. Les équipements scolaires, culturels et administratifs correspondront à l’échelle de l’unité urbaine desservie.

Il est évident que les schémas qui suivent ne représentent qu’une image abstraite de tels regroupements qui, eux, devront s’inscrire dans un contexte particulier, tectonique, climatique et culturel, voire déjà construite aux alentours. La forme très géométrique de départ devra s’adapter à ces données de base et, par là, répondre au « genius loci » dont le nouvel ensemble urbain représentera un nouveau composant.

CONCLUSION.

Il est évident qu’à l’intérieur de ces schémas urbains l’architecture devra également s’inscire dans le contexte naturel et culturel du site, de son environnement et de son histoire qu’elle devra refléter et réinterprêter.

Terminons cette proposition par une citation d’un texte de Christian Norbert- Schulz, architecte Norvégien, paru dans son livre  » Genius Loci, Towards a phenomenology of Architecture « , (Editions Rizzoli, New York, 1980), texte qui relate et résume, on ne peut mieux, la problématique et l’appauvrissement de notre univers bâti d’aujour d’hui:

« ……The modern environment in fact offers very little of the surprises and discoveries which make the experience of old towns so facinating. ….. »

Hans Gutscher, architecte, Doi Saket, Thailand, le 20 septembre 2021

VERS UNE REVISION DE NOS ATTITUDES ET AINSI DE NOTRE COMMUNAUTE HUMAINE: PROJET OU ILLUSION ?

26 Juin

Si la pandémie en cours dévoile assez brutalement les défaillances des principes qui règlent les rapports humains, tant entre nous-mêmes que vis-à-vis de notre environnement, cette situation nous impose de mettre en question l’ensemble de nos rapports et relations et ainsi l’état actuel du monde et ses perspectives pour l’avenir. Celles-ci étant on ne peut plus inquiétantes, il y a effectivement urgence de revoir nos rapports et nos relations tant en détail que dans leur ensemble et, par là, leurs interconnexions.

Les réflexions qui suivent, domaine par domaine, sont basées partout sur les principes suivants:

LA BIOSPHERE DE NOTRE PLANETE ETANT DEFINIE ET LIMITEE, LE PROGRES ET LA CROISSANCE, VERS LEQUEL L’HUMAIN MANIFESTEMENT TEND PAR SA NATURE, NE POURRONT PLUS ETRE QUANTITATIFS, MAIS DEVRONT ETRE PUREMENT QUALITATIFS. DANS TOUTES NOS REFLEXIONS LA RECHERCHE DE QUALITE DOIT PREVALOIR.

TELLE UNE PLANTE AVEC SES RACINES, TOUTE CONSTRUCTION HUMAINE, DONC EGALEMENT TOUTE ORGANISATION SOCIETALE ET POLITIQUE, DEVRA PARTIR DE LA BASE VERS LE HAUT ET NON ETRE DECRETEE ET ORDONNEE DEPUIS LE HAUT VERS LA BAS.

TOUTE IDEE, TOUTE ORGANISATION, TOUTE CROYANCE NE SAURA ETRE IMPOSEE, MAIS PROPOSEE ET AINSI L’IMPOSITION DEVRA LAISSER LA PLACE A LA PROPOSITION ET ABOUTIR SOIT A LA CONVICTION SOIT A LA CONCERTATION. CE DERNIER PRINCIPE GUIDE LES LES REFLEXIONS QUI SUIVENT CI-APRES. CELLES-CI REPRESENTENT DONC DES PROPOSITIONS QUI DEMANDENT A ETRE DISCUTEES, AMENDEES, VIORE MEME CONTREES ET PARTICIPER AINSI A UNE REVISION COMPLETE DES RAPPORTS QUI REGISSENT NOTRE SOCIETE ET, PAR LA, EN L’ETAT ACTUEL PREOCCUPANT, LA SURVIE MEME DE NOTRE ESPECE.

Nous distinguons ci-après les domaines suivants:

  1. LA NATURE ET LA DEMOGRAPHIE.
  2. LA SOCIETE ET LA POLITIQUE
  3. L’ECONOMIE ET LES TECHNOLOGIES
  4. L’EDUCATION ET LA FORMATION
  5. LA SANTE ET LA NOURRITURE
  6. LA JUSTICE ET L’ORDRE PUBLIC.
  1. LA NATURE ET LA DEMOGRAPHIE

Il est urgent que l’être humain finit par comprendre et admettre qu’il n’est qu’une infime partie de la biosphère et qu’en voulant dominer et exploiter la nature à son seul avantage le conduit inévitablement à sa propre perte. Notre environnement naturel confiné dans la biosphère qui permet notre existence sur terre, nous apporte forcément des ressources limitées dont l’exploitation effrènée actuelle qui dépasse, année par année, la limite de la production naturelle conduit obligatoirement, à long terme, à notre perte et ainsi à la disparition de l’espèce.

Il est évident que l’exploitation des ressources naturelles doit s’inscrire et ne devra dépasser, comme c’est le cas actuellement, leur production annuelle. Ceci impose en conséquence également la limitation démographique qui devra à court terme conduire à la stabillisation, voire mieux à la diminution du nombre global d’habitants sur terre. Toute propagande contraire à cette limitation de croissance démographique, indispensable à notre survie d’espèce, devra être contrée par une information et une sensibilisation suivies dès la naissance, la surpopulation de la terre étant en effet à la racine de l’écrasante majorité de nos problemes actuels et futures.

Dans ce contexte il se pose évidemment la question des ressources financières nécessaires aux différents corps politiques pour assurer et financer les prestations qui leur sont imputées. Au vu de l’importance de la diminution de la population dans un futur proche, au vu de l’automatisation et de la robotisation de plus en plus de postes de travail dans tous les domaines, les recettes de l’impôt sur le revenu diminueront en parallèle. Cette imposition devra donc être supprimée et remplacée par l’imposition de toutes les opérations financières, imposition qui rapportera, à croire des économistes renommés, des recettes largement suffisantes pour compenser celles actuellement obtenus par l’impôt sur les revenus du travail.

2. LA SOCIETE ET LA POLITIQUE.

Comme cela est dans la nature de tout organisme vivant sur la terre, l’humanité s’est donné des structures en partant de la cellule familiale, puis, dès sa sédentarisation, en partant des groupes, puis des communautés urbaines, organisées petit à petit, en royaumes et républiques et regroupées ensuite en nations. Celles-ci constituent encore au jour d’hui l’élément de base de la structuration géographique et politique, par endroits aussi culturelle, du monde.

La structuration verticale de la société humaine s’est, petit à petit, opérée pour créer les différentes classes, voire couches, qui se distinguent, du bas vers le haut, par leurs différences de richesse, de formation, de patrimoine et ainsi de pouvoir. Si jusqu’à present, ces différences structurelles géographiques et ainsi horizontales, puis sociales et, par là, verticales, se sont affirmées par leur opposition, il y aura lieu, à l’avenir et au profit de l’ensemble de l’humanité, à les revoir en profondeur, en procédant du bas vers le haut, de la cellule de base vers des regroupements de plus en plus élargis, tout en diminuant les différences entre les entités nouvelles ainsi formées et acceptées sous forme d’identification volontaire par leurs composants et en dernier ressort par les humains qui en font partie par leur propre décision et par leur contribution personnelle à la constitution de ces ensembles.

Ces regroupements volontaires cooptés devront permettre sur le plan politique de créer des unités des différentes tailles adaptées, à chaque échelle, à celle des problèmes à traiter, puis sur le plan sociétal, à briser des barrières appartenant à une hiérarchie de classes qui, avec l’évolution récente de la nature des emplois et de l’organisation du travail est en train de perdre sa justification.

3. L’ECONOMIE ET LES TECHNOLOGIES.

Le principe de concurrence qui régit depuis des siècles l’économie à travers le monde devra laisser la place à la coopération à l’intérieur d’une certaine activité comme, à plus grande échelle, sur le réseau qui réunit les différentes activités. L’esprit malsain de pure comptabilite et, pire encore, de spéculation, devra laisser la place à un esprit d’inventivité et de dialogue entre producteurs-vendeurs et utilisateurs-acheteurs. Les banques et autres gestionnaires de capitaux devront y jouer leur part de support financier par l’apport du capital nécessaire à l’invention et non plus au service de la pure spéculation comme cela est devenu presque la règle depuis l’avènement désastreux du néo-libéralisme dans les années 1980.

Cette évolution souhaitable demandera en premier lieu une préparartion du terrain, puis un support constant au niveau des technologies et avec leur apport, notamment de celles des nouveaux moyens de communication et, par là, d’influence des médias.

Economie et production devront recevoir des impulsions non pas dirigées et divulguées depuis le haut, depuis les dirigeants et les actionnaires principaux des sociétés, mais depuis le bas, depuis les acheteurs et demandeurs de marchandises et de services. Ceux-ci ne devront plus être considérés comme simples consommateurs à être exploités et convaincus d’acquérir des biens et des services souvent inutiles et coûteuses, mais comme partenaires dès la définition des productions et services à développer et à rendre.

Là, comme partout ailleurs, l’action devra être guidée par la recherche de qualité et non plus par le seul souci de croissance purement quantitative et spéculative.

4. L’EDUCATION ET LA FORMATION.

Dans le domaine de l’éducation scolaire le regime « ex cathedra » devra être limité et être suivi impérativement, à chaque occasion, par la discussion qui pourra aller de l’amendement jusque, dans un cas extrême, à la contestation. La formation de l’individu doit résulter tant de l’instruction donnée par le maître que par le dialogue consécutif avec les étudiants ou apprentis. Par ailleurs, toutes les écoles, de l’école primaire jusqu’à l’université, devront être soumises au strict régime de laicité, les religions confinées au sphère privé, ne pourront être promulguées, comme aussi d’autres régimes de pensées, qu’à titre informatif et dans leur variété mondiale, et ainsi proposées et non pas imposées comme cela est encore le cas dans bien des écoles à travers le monde.

Il est évident qu’ici, dans ce domaine, le terme « religion » comprend également toute « idéologie » à caractère exclusif et autoritaire comme cela est le cas, par exemple, pour le communisme.

5. LA SANTE ET LA NOURRITURE.

S’il y a un domaine dans lequel la qualité doit impérativement primer sur la quantité, c’est bien celui de notre santé et, à sa base, de notre nourriture. L’être humain, de par sa nature, étant omnivore, il ne s’agit point de limiter sa nourriture dans sa variété, comme le prêchent et pratiquent les végétariens, et, pire encore, maintenant les végans, mais de la limiter dans sa quantité, notamment celle des viandes et des sucreries de tous genres. Les comportements dans ce domaine qui sont déterminants pour la santé de tout un chacun, devront être inclus comme discipline scolaire dans les programmes des écoles primaires et enseignés par des nutritionnistes formés sous la direction des autorités publiques et non pas délégués par les sociétés prédominantes dans l’industrie alimentaire, telles que Nestlé ou Unilever.

Dans le domaine de l’équipement sanitaire, son organisation du bas vers le haut, de l’antenne hospitalière locale jusqu’à l’hôpital universitaire, devra etre développée en parallèle à celle de la vie politique en général dont la santé publique représente un facteur non négligeable.

6. LA JUSTICE ET L’ORDRE PUBLIC.

S’il y a un domaine dans lequel la séparation des pouvoirs prônée par Montesquieu au XVIIIe siècle est important, c’est bien celui de la justice. L’indépendance du pouvoir judiciaire si elle paraît être garantie dans bon nombre de nos pays, ne l’y est que partiellemnt, les juges y étant nommés par les représentants des habitants dans les parlements nationaux et locaux en correspondance avec la nature et l’importance du tribunal à pourvoir. Il reste à etudier si et sous quelles conditions une élection populaire des juges pourrat être envisagée.

En ce qui concerne l’organisation des forces de l’ordre, là comme ailleurs, elle doit absolument se faire du bas vers le haut, du policier de quartier (comme apparemment cela est établi au Japon) qui connaît pratiquement tous les habitants du quartier, jusqu’ aux corps de police régionaux et superrégionaux, ceux-ci en correspondance avec la structure politique desservie.

CONCLUSION.

Nous avons essayé de démontrer à travers les différents aspects de notre vie communautaire que l’origine des problèmes lancinants qui menacent le monde au jour d’hui, que cet origine se situe prioritairement dans la surpopulation du monde et qu’ainsi le remède principal à y apporter réside dans la réduction du nombre d’habitants du globe. Nous avons également essayé de démontrer que cette délimitation de la population devra aller de pair avec la priorité donnée à la qualité par rapport à la pure quantité.

Toutes les réflexions et les démarches qui devront en résulter devront s’effectuer du bas vers le haut, de la cellule de base jusqu’aux organismes planétaires, désignés et élus eux-mêmes depuis la base, puis les pouvoirs politiques intermédiaires.

NE RESTE PAS A DEMONTRER L’ABSOLUE URGENCE DES MESURES A PRENDRE POUR ASSURER UN MEILLEUR AVENIR VOIRE MEME LA SURVIE DE NOTRE ESPECE.

PROJET OU ILLUSION ?

UN EUROPEEN – EIN EUROPAEER

30 Mai

Avec, ajouté en décembre 2025 à la fin du texte initial, une note restrictive destinée à tenir compte de l’évolution déplorable de l’Unionb Européenne.

Mit, angefuegt im Dezember 2025 am Ende des urspruenglichen Textes, eine einschraenkende Anmerkung, um der bedauernswerten Entwicklung der Europaeischen Union Rechnung zu ytragen.

ICH VERWEILE AUF DEN STUFEN, DIE ZUR LIMMAT FUEHREN, UND BETRACHTE DIE FRAUMUENSTERKIRCHE GEGENUEBER, IN ZUERICH, WO ICH GEBOREN BIN UND MEINE SCHULEN UND DIE EIDGENOESSISCHE TECHNISCHE HOCHSCHULE ABSOLVIERTE……….UND ICH FUEHLE MICH ZUHAUSE.

JE PRENDS MON APERITIF SUR LA TERRASSE DU DOME A MONTPARNASSE A PARIS, OU J’AI VECU HUIT ANNEES ET OU SONT NEES MES TROIS ENFANTS………. ET JE ME SENS CHEZ MOI.

JE ME REPOSE SUR LA TERRASSE DE MONTBENON ET J’EMBRASSE LA VUE SUR LE LAC LEMAN A LAUSANNE OU J’AI VECU TRENTE ANNEES ET OU J’AVAIS MON PROPRE BUREAU D’ARCHITECTE………. ET JE ME SENS CHEZ MOI.

JE PARCOURS LES RAMBLAS POUR REJOINDRE LA PLAZA REAL POUR M’Y ARRETER, A BARCELONA………. ET JE ME SENS CHEZ MOI.

JE PRENDS UN ESPRESSO SUR UNE TERRASE DE CAFE SUR LA PIAZZA NAVONA A ROMA………. ET JE ME SENS CHEZ MOI.

ICH RUHE MICH AUS AUF EINER BANK IM BURGGARTEN MIT BLICK AUF DIE ALBERTINA, IN WIEN………. UND ICH FUEHLE MICH ZUHAUSE.

ICH VERWEILE AUF DER KARLSBRUECKE MIT BLICK AUF DIE MALA STRANA UND DEN HRADSCHIN IN PRAG………. UND ICH FUEHLE MICH ZUHAUSE.

ICH SCHLENDERE DURCH DEN TIERGARTEN HIN ZUM BRANDENBURGER TOR IN BERLIN…….. UND ICH FUEHLE MICH ZUHAUSE.

JE M’ARRETE AU MILIEU DE LA GRANDE PLACE ET J’ADMIRE LA BEAUTE DE L’HOTEL DE VILLE ET DES MAISONS ALENTOURS AU CENTRE DE BRUXELLES, AU CENTRE DE L’EUROPE………. ET JE ME SENS CHEZ MOI.

JE SUIS PROFONDEMENT EUROPEEN….. J’AI UN PASSEPORT SUISSE….. ET UN COEUR EUROPEEN….. MON IDENTITE S’INSCRIT DANS LE QUADRILATERE DEFINI PAR LES AXES LISBOA – KRAKOV, DANS UN SENS, ET KOPENHAGEN – PALERMO DANS L’AUTRE SENS, ET JE SUIS NE A L’INTERSECTION DES DEUX, A ZUERICH.

QUAND EST-CE QUE LES POLITICIENS ME PERMETTRONT DE TROUVER LA SYMBIOSE ENTRE MES APPARTENANCES, A LA SUISSE L’UNE ET A L’EUROPE L’AUTRE, QUI, POUR MOI NE FONT QU’UNE ?

Ajout de décembre 2025 – Anfuegung vom Dezember 2025.

L’évolution déplorable de l’Union Européenne sous la direction de sa commission, présidée par Ursula von der Leyen, et soutenue par une élite politique autoproclamée et aidée par la diabolisation d’un ennemi fictif, cette évolution vers la dictature, exprimée par de premières restrictions des libertés individuelles, cette évolution désastreuse qui mène l’Europe vers un abîme tant social qu’économique et culturel, doit être et est rejetée par la grande majorité de sa population et, en son intérieur, par celle de ses véritables élites. Dès lors et en conséquence de ce qui précède, je m’élève avec force et de par mon attachement à l’Europe, contre cette diffamation de l’image et de identité de ce souscontinent qui me tient tant à coeur comme berceau de ma culture et, ainsi, de mon identité.

Die beklagenswerte Entwicklung der Europaeischen Union unter der Leitung ihrer Kommission und derenj Praesidentin Ursula von der Leyen und mit der Unterstuetzung einer selbsterkuerten politischen Elite und mit Beihilfe der Verteufelung eines fiktiven Feindes, diese Entwicklung hin zur Diktatur, die sich in ersten Einschraenkungen persoenlicher Freiheiten bemerkbar macht, diese verheerende Entwicklung, die Europa in den wirtschaftlichen, sozialen und kulturellen Abgrund fuehrt, muss und wird von der Mehrheit seiner Buerger und deren wahren Eliten verworfen. Infolgedessen ist es mir ein Beduerfnis, mich aufzulehnen gegen diese Verfaelschung der Darstellung und der Identitaet dieses, unseres Subkontinents, der mir zutiefst am Herzen liegt als Wiege meiner Kultur und, somit, meiner egigenen Identitaet.

QUESTIONS D’IDENTITE

17 Jan

Si aujour d’hui nous avons presque tous à travers le monde une pièce d’identité, elle renseigne sur notre identité dite « nationale », donc sur notre appartenance, soit par naissance, soit par domiciliation et intégration ultérieures, à une nation. Cette appartenance prend déjà un aspect particulier, pour ne pas dire problématique, dans le cas des nombreux détenteurs de deux, voire même plusieurs passeports, le terme même d’identité perdant ainsi dans une certaine mesure sa signification.

L’identité nationale, donc pour ainsi dire politique, correspond à l’appartenance à une certaine nation et, par là, aux valeurs et aux particularités qui constituent son son fondement et qui la distingue des autres nations. Sa première particularité est tout simplement géographique et elle la confine dans les frontières qu’elle a acquises à travers son histoire. Toute modification de ces dernières, soit par morcelage (exemple: l’ancienne Yougoslavie, après les guerres des années 1990 divisée en 7 nations différentes), soit par réunification de deux, voire plusieures nations (exemple: l’Allemagne après la Chute du Mur de Berlin) entraîne la modification des identités nationales des habitants concernés.

Cette identification nationale n’existe cependant, comme les nations elles-mêmes, que depuis le début du XIXe siècle, depuis la fin des Guerres Napoléoniennes, avec cependant l’exception de la France qui avait déjà vécu la naissance d’un sentiment de nationalité commune à la fin de la Guerre de Cent Ans contre l’Angleterre ou plutôt sa dynastie régnante, les Plantagenets. Il y a donc lieu de retracer l’évolution historique de l’identité de l’humain, l’identité que nous appelons politique et qui renseigne sur son appartenance à un groupe d’humains et qui se distingue de l’identité personnelle et intérieure correspondant aux particularités individuelles d’un chacun d’entre nous.

BREF APERCU HISTORIQUE

L’identité de groupe qui deviendra identité politique se développa en partant de la cellule familiale par regroupement dans des clans ou tribus. Ce n’est que vers la fin de la Néolithique qu’à la suite de la domestication de certaines plantes et animaux, de premières civilisations et ainsi de premières structures politiques se sont constituées autour des bassins fluviaux du Nil en Egypte, des Tigre et Euphrate en Mésopotamie, de l’Indus en Inde occidentale et du Huang He en Chine septentrionale. La sédentarisation et la structuration consécutive de la société humaine par la création de ccntres urbains se sont accompagnées par l’émergence d’une élite qui petit à petit s’est transformée en aristocratie dont la gouvernance sous les formes les plus multiples s’est prolongée jusqu’à la Révolution Française et l’évolution consécutive qui a vu surgir tout au long du XIXe siècle et bien au-delà les démocraties et surtout les nations qui composent le monde d’aujour d’hui.

Si maintenant nous suivons ainsi l’évolution de l’identité politique des êtres humains à travers leur histoire, nous observons très clairement que, d’une règle générale, elle s’est adaptée aux changements et à la création d’unités de regroupement des humains en entités politiques d’importance et de nature différentes. Si au début, en partant de la cellule de base, la famille, ces regroupements s’étaient formés par propres initiatives et selon des besoins économiques, dès la naissance des diverses aristocraties et la prise de pouvoir par celles-ci, les identités furent plutot imposées aux êtres humains selon les intérêts et les désirs de leurs dirigeants. Cette disposition avait été clairement illustrée, pour ne prendre qu’un exemple, à la fin des guerres de religion dans le Saint Empire, dans le Traité d’Augsburg, par le principe « Cuius regio, eius religio » quel’on peut traduire par: Le peuple doit adhérer à la religion de son régent ou monarche. D’une façon générale, dans les monarchies de l’époque, comme d’ailleurs encore aujour d’hui sous les nombreux régimes despotiques qui subsistent sous les formes les plus diverses à travers le monde, les citoyens de ces états devaient et doivent obédience aux potentats et y trouvaient et trouvent encore en quelque sorte une identité qui leur est imposée. Avec l’avènement dès le XVIIIe siècle de régimes constitutionnels, autant dans les monarchies que dans les rares républiques (France, Suisse), ce sont ces constitutions avec leurs dispositions de lois-cadres qui forment la base de l’identité des citoyens appartenant à cette nouvelle unité politique qui a émergée en parallèle, la nation.

SITUATION ACTUELLE

Si nous regardons aujour d’hui le tissu actuel qui couvre le monde et qui est constitué des différentes nations, nous sommes frappés par la disproportion de taille et ainsi de pouvoir entre celles-ci. En ressortent les grandes nations que sont les Etats-Unis d’Amérique, le Chine, l’Inde et la Russie, puis à un moindre degré, des nations émergeantes comme le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, l’Iran et d’autres. En face de ces grandes puissances les nations de moyenne et de petite taille ont entamé, par ci, par là, des regroupements dans le but d’en former des entités économiques, puis politiques, afin de s’affirmer comme contrepoids à ces grandes puissances et se hisser à leur niveau.

Ces regroupements géographiques, en dehors des alliances plutôt stratégiques comme l’OTAN (Organisation de Traité de l’Atlantique du Nord) qui englobent l’une des grandes puissances et sont ainsi dominés par celle-ci, ces regroupements ont des bases tant culturelles, comme l’Union Européenne, que même religieuse, comme la Ligue Arabe qui cependant souffre d’un manque de cohésion géographique, étant étendue sur toute l’Afrique du Nord, mais englobamt aussi les pays de la Péninsule Arabique et même certains pays de l’Afrique Equatoriale. Ailleurs, des regroupements géographiques se sont opérés soit dans un but d’abord stratégique devenu économique par la suite comme l’ASEAN (Association of Southeast Asian Nations), voire purement économique comme Mercosur (Mercado Commun del Sur) en Amérique Latine.

Nous en limitons ci-après nos réflexions à l’exemple de regroupement le plus avancé dans son évolution, l’Union Européenne.

CONSIDERATION GENERALE.

L’identité d’un chacun appartenant à un regroupement de plusieures nations, pour que celui-ci soit vivable, doit s’attacher en premier à ce regroupement de nations et supplanter son ancien et actuel attachement à sa nation d’origine ou de choix qui doit être maintenu mais qui doit reculer en arrière-plan. Un citoyen français ou allemand devra dans un avenir proche, se considérer en premier comme citoyen européen, puis à l’intérieur de cette identité comme ressortissant français ou allemand. Si je prends comme exemple comparable, quoique de taille nettement inférieure, la Confédération Helvétique, ses citoyens se considèrent en premier comme Suisses, mais attachés à un canton particulier, tel que Berne ou Zurich.

Le principe de la DIVERSITE DANS L’UNION doit diriger cette évolution.

LE PARCOURS A SUIVRE POUR ARRIVER A S’ATTACHER A UNE NOUVELLE IDENTITE QUI COIFFE EN QUELQUE SORTE L’EXISTANTE SANS POUR AUTANT L’ELIMINER MAIS LA METTRE EN DEUXIEME PLAN.

Il appartient aux instances dirigeantes de cette nouvelle unité politique qui résultera du regroupement de plusieures nations non pas d’imposer cette nouvelle identité mais de la promouvoir en mettant en avant tout ce qui réunit les citoyens de cet ensemble en repoussant en arrière plan ce qui les sépare, ce qui durant trop longtemps était mis en avant par les différentes nations et qui a conduit à tant de guerres meurtrières parmi elles.

Pour arriver à ce but, les instances dirigeantes, à part leures propres communications et le rapprochement souhaitable et encore déficiant vers la population, doit s’appuyer tant sur l’enseignement que sur les médias et ainsi l’information sous toutes ses formes actuelles et futures qui devraient se joindre à cet effort. L’enseignement notamment de l’histoire doit quitter le carcan factice d’une histoire dite « nationale » (lorsque les « nations » comme telles n’existent que depuis deux siècles et guère plus !), tel qu’il est encore enseigné de nos jours et de transmettre l’histoire européenne dans le cadre et en relation avec l’histoire du monde. Par ailleurs et avant tout il faudra mettre en évidence les valeurs culturelles, éthiques et spirituelles qui sont, à des degrés différents, communs aux Européeens et qui les distinguent des habitants d’autres cultures et d’autres regroupements politiques dans le monde.

Pour ne citer quelques unes de ces valeurs qui nous paraissent essentielles, nous y voyons les suivantes:

  1. LES DROITS DE L’HUMAIN
  2. LES REGLES QUI SONT A LA BASE DE NOS DEMOCRATIES
  3. LA PRATIQUE DU DIALOGUE BASEE SUR LA DIALECTIQUE
  4. LA TOLERANCE ET COMME COROLLAIRE LA LAICITE
  5. L’INDIVIDUALISME QUI CONDUIT A CONSIDERER LA SOCIETE COMME LA SOMME DES INDIVIDUS ET NON PAS L’INDIVIDU COMME UNE PART DE LA SOCIETE, ET QUI EST A LA BASE DE SON INVENTIVITE ET DE SON DYNAMISME

Ces regroupements s’ils réussissent créeront de nouvelles identités basées sur les vraies valeurs communes aux peuples intéressés et ils pourront ainsi conduire à un monde composé d’unites politiques aux poids comparables et libérés de l’actuel dictat exercé par les quelques superpuissances. Le chemin sera cependant long et laborieux. S’il s’avère déjà difficile pour l’Europe dont les citoyens partagent déjà largement certaines valeurs essentielles, il sera sensiblement plus problématique pour un regroupement comme l’ASEAN qui réunit en son sein 10 nations qui parlent 11 langues officielles (rien que 4 déjà pour la seule Singapour: malais, tamoul, chinois et anglais !), sans compter les langues des tribus de montagnes au Myanmar, en Thailande et au Laos, et qui pratiquent trois religions aujour d’hui encore très présentes dans ces pays. Mais ne perdons pas l’espoir qu’un jour un chacun d’entre nous se comprendra d’abord comme Européen tout en étant Français ou Allemand, d’abord comme Américain du Sud, tout en étant Chilien ou Argentin, d’abord comme Asiatique du Sudest, tout en étant Birman un Vietnamien.

Le monde pourrait ainsi changer de visage avec un découpage en ensembles politiques plus equivalentes, pratiquant entre eux la cooperation, la concurrence, certes, mais pas la confrontation, permettant ainsi a chaque citoyen de garder sa propre identite regionale a l’interieure de l’ensemble politique auquel il appartiendra, ceci par l’application de la regel

LA DIVERSITE DANS L’UNION

REVE IRREALISTE OU ESPOIR RAISONNABLE ???

Hans Gutscher, Doi Saket, 17.01.2021

LA FIN DE LA DEMOCRATIE ?

16 Oct

ETATS DES DEMOCRATIES DANS LE MONDE, CINQ ANS APRES AVOIR ECRIT MON BLOG CI-DESSOUS.

Si aujour d’hui le terme « démocratie » est appliqué à la majorité des états et qu’il figure dans la plupart des programmes des partis politiques, soit comme objectif à atteindre, soit comme acquis à préserver et à défendre, il y a toujours lieu de se demander à quel degré et et comment la démocratie est pratiquée à travers le monde.

La démocratie comme régime politique prend dans l’écrasante majorité des pays qui s’en réclament la forme d’une démocratie représentative, dans laquelle les citoyens exercent leur droits de souverains par délégation à leurs représentants, des députés élus généralement au suffrage universel. Quelques très rares exemples comme notamment la Suisse connaissent des formes de démocratie directe par voie de référendum et/ ou d’initiatives populaires

BREF RAPPEL HISTORIQUE

Les différentes formes de régimes démocratiques ont pris leurs sources dans les gouvernements des républiques urbaines de l’ancienne Grèce, puis quelques siècles plus tard dans la mouvance des états- villes libres du Saint- Empire, tous ces ensembles ayant cependant été gouvernés par des oligarchies. Sur le plan théorique et légal le principe de régime démocratique s’est petit à petit concrétisé à travers les textes faisant lois d’abord en Angleterre ( Bill of Rights), puis en France sous la Révolution de 1789 et les différentes constitutions consécutives (notamment par les apports de E.J.Sieyès), pour ensuite se développer durant les XIXe et XXe siècles et pour devenir pratiquement la norme de régime politique dans le monde occidental depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.

A noter que mis à part quelques rares exemples limités à l’Inde occidentale après les campagnes d’Alexandre le Grand et l’influence hellénique consécutive, aucune forme de régime démocratique ne s’est jamais développée à travers les siècles dans le centre et et l’Est du continent asiatque. Les fondements et les traditions de cette forme de régime politique se limitent donc à l’Occident (y compris une large part de ses anciennes colonies) et trouvent leur berceau dans le Bassin Méditerranéen.

ETAT ACTUEL ET MENACES

Si aujour d’hui le régime démocratique semble dominer le monde et se voit être officiellement appliqué dans ls majorité des états, il se voit confronté à des menaces sournoises qui s’attaquent à ses fondements mêmes. Quelles sont elles? Nous essayons ci-dessous de les lister comme suit:

  1. utilisation du terme « démocratie » volontairement ou involontairement à tort. Dans beaucoup de cas les seules élections, souvent truquées, servent à justifier un régime soi-disant « démocratque ».
  2. le passage discret et à peine visible du vrai pouvoir décisionnel du domaine politique vers le domaine économique où les décisions sont prises dans les différentes formes de sociétés par les seuls propriétaires. A l’intérieur de ce déplacement des pouvoirs les entités économiques les plus importantes profitent de leur caractère multinational vis-à-vis des pouvoirs politiques confinés dans leurs cadres légaux nationaux.
  3. l’évolution démographique entraînant la surpopulation et la concentration des humains dans des ensembles politiques surdimensionnés et centralisés peu propices au développement de toute forme de régime démocratique.
  4. la diminution, voire l’absence même des sciences autrefois dites « humaines » et des disciplines créatives dans l’éducation qui ne sert de plus en plus qu’à former des forces de travail et de recherche nécessaires au fonctionnement et au développement des grandes entreprises multinationales.Y collaborent activement les médias de plus en plus uniformisés et dirigés par les principaux acteurs économiques.
  5. les migrations en cours et, prévisiblement beauoup plus importants à l’avenir, qui créent et qui créeront des perturbations suivies d’une possible véritable altération des convictions et des pratiques établies parmi les populations des quelques véritables démocraties.

MESURES ENVISAGEABLES POUR L’AVENIR

la démocratie comme attitude générale, avec ses droits et ses devoirs, devra être transmise et enseignée afin de former des citoyens responsables et engagés dans la gestion politique de la société.

  • la démocratie ne pourra se développer et s’affermir que dans des ensembles politiques limités en taille et véritablement identitaires: des régions intérieures aux pays actuels voire transfrontalières.
  • pour redonner la priorité au politique par rapport à l’économique, ces unités, ces régions, devront se regrouper dans de grands ensembles politiques, ceci par volonté populaire et par délégation de pouvoirs, afin de pouvoir faire contrepoids, puis prendre le dessus sur les puissances économiques, sociétés multinationales, trusts étatiques, etc.
  • révision de la législation existante, régissant les pouvoirs économiques. Y introduire la notion de participation aux décisions pas seulement des employés mais dans une certaine mesure aussi des administrations politiques locales concernées.
  • limiter et gérer les migrations par la diminution drastique de la production et de la commercialisation des armements à travers la monde, par l’interdiction d’immigration à tous les représentants de mouvements et de religions ouvertement opposés aux principes même de la démocratie (imams salafistes, et autres), par l’information donnée aux immigrants sur les fondements et les règles propres au régime démocratique et leur engagement formel de respect et de suivi de ce cadre politico- juridique.

PERSPECTIVES

Comme esquissées ci-dessus les mesures propres à développer, voire même, par endroits sauver le régime démocratique sont ainsi connues. Elles se heurtent cependant aux intérêts de grandes nations (Etats-Unis, Chine, Russie, etc) et de grandes sociétés qui gouvernent largement le monde. Seuls des soulevements populaires à grande échelle, dépassant largement les limites nationales, voire même continentales, pourraiemt arriver à changer l’évolution actuelle inquiétante. Ils sont cependant peu probables (nous ne vivons plus dans le XIXe voir même le XXe siècle) et nous nous dirigeons, hélas, partout dans le monde et sous diverses formes, vers l’instauration de dictatures économico-politiques et ainsi vers la mort de la démocratie.

ETAT DES DEMOCRATIES CINQ ANS APRES, EN 2025

Cinq ans après l’écriture de mon blog ci-dessus force est de constater que mes perspectives pessimistes rédigées en octobre 2020 sont amplement confirmées , voir même dépassées par la réalité telle qu’elle se présente aujourd’hui en octobre 2025. L’image qui s’offre à nous en ce moment, principalement dans le monde occidental, ressemble carrément à un champ de ruines. Le principe démocratique est un peu partout mis à mal et il est affecté durement dans ces composants, tel que résumé comme suit:

  • LA SEPARATION DES POUVOIRS, éxecutif, législatif et judiciaire, notamment par l’intrusion de l’éxecutif dans le judiciaire. Exemples: la Hongrie, la Pologne et les Etats-Unnis sous la présidence de Donald Trump.
  • IMMISSION DE GOUVERNEMENTS DANS DES PAYS ETRANGERS, voire également de l’Union Européenne, par sa commission, exemples: la CIA, donc les Etats-Unis d’Amérique, en Ukraine en 2014, l’Union Européenne et la France en Roumanie en 2025, l’Union Européenne seule en Moldavie en 2025.
  • TENTATIVE D’INTERDICTION D’UN PARTI D’OPPOSITION, discussion en cours en Allemagne, concernant l’AfD, Alternative fuer Deutschland, en Moldavie, exclusion des partis dits d’accord avec la politique de la Russie, aux élections législatives en 2025.
  • L’ACCROCHAGE DES DIRIGEANTS AU POUVOIR, tels qu’actuellement Emmanuel Macron, président français, Friederich Merz, chancelier fédéral en Allemagne, en dépit d’un soutien populaire entre 10 et 20 % selon les sondages.
  • BANNISSEMENT DES OPPOSANTS INFLUENTS DANS LES DEBATS TELEVISES ET DANS LA PRESSE OFFICIELS, attenants aux grandes sociétés financières à travers le monde.
  • LES FAUSSES PROMESSES ELECTORALES, très souvent « oubliées » après les eéections par les vainqueurs, notamment actuellement par la coalition gouvernant l’Allemagne.
  • LA DIABOLISATION D’UN ENNEMI FICTIF ET DE SES ADEPTES, voire même simplement des gens qui essaient de comprendre la situation politique sans parti pris, comme par exemple le président Putin dans le cadre de la Guerre d’Ukraine, par la majorité des gouvernements occidentaux.

Ces exemples récents qui résument une tendance qui se renforce, hélas, de jour en jour, compromet et menace les piliers fondateurs de la démocratie, à savoir, la séparation des pouvoirs, la liberté d’expression et de réunion et le dialogue politique dialectique qui , partant de thèse et d’antithèse permet d’arriver à la synthèse propre à satisfaire au mieux la volonté populaire.

En conclusion, force est de constaterqu’à travers le monde, notamment occidental, la démocratie ne donne plus que l’image d’une idée généreuse malmenée, aboutissaàt a une caricature calamiteuse et mensongère. Seul un soulèvement populaire à grande échelle, tel qu’il s’est formé contre le génocide perpétré par Israel contre le peuple palestinien, pourra nous ramener à un retour de la démocratie dans le respect du vrai souverain: LE PEUPLE. A noter cependant que dans beaucoup de pays situés en dehors du monde occidental les peuples n’ont ni les bases, ni la volonté d’adhérer à un système démocratiquequi donne au citoyen des droits mais aussi des devoirs. Serait-il alors démocratique que de leur imposer la démocratie ?

Hans Gutscher, Doi Saket, octobre 2020, réactualisé en octobre 2025

LA LIBERTE INDIVIDUELLE: ESSAI D’UN ETAT DES LIEUX

4 Août

Précisons d’emblée que les réflexions qui suivent portent sur la seule liberté de l’individu dans ses relations avec les autres au sein de la société humaine. Elles ne se prononcent donc pas sur la liberté intérieure de l’humain, son indépendance vis-à-vis de ses désirs, de ses choix personnels et de ses conditions de vie physiques et mentales. Dans les deux cas de libertés, cependant, pour sa liberté en société comme pour sa liberté intérieure personnelle, elles appellent, pour se développer et pour s’affirmer, à l’acceptation de limites et de contraintes librement consenties. Autrement dit, il ne peut avoir de liberté sans la discipline qui doit être principalement basée sur le respect des libertés des autres.

L’article IV de la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » d’août 1789 précise bien : « La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».

Si nous regardons maintenant la situation actuelle de la liberté de l’humain dans ses rapports avec les autres, nous distinguons ci-après dans ses relations les aspects suivants:

liberté et nombre, liberté et anonymat, liberté et économie, liberté et formation, liberté et information.

LIBERTE ET NOMBRE

Si comme cela est précisé dans la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » précitée, la liberté de chaque humain se limite au point de rencontre avec celle de l’autre, il est évident que, sur un plan purement mathématique, le champ que l’on peut ainsi attribuer à la liberté de chacun diminue en fonction de l’accroissement de la population sur une surface donnée et limitée, celle de la terre. Les effets de la surpopulation se traduisent également dans le choix des régimes politiques qui nous mènent petit à petit, à travers le monde et sous différentes formes, vers des régimes autoritaires, à première vue seules capables de gérer avec efficacité des entités politiques aux populations en surnombre.

Déjà Montesquieu précisa dans son « Esprits des lois » que la démocratie comme système politique ne pouvait s’adapter qu’aux communautés politiques de petite taille. Or, comme ces dernières, là où elles existent encore, sont de plus en plus menacées dans leur survie, elles ont tendance à disparaître, sauf si les grandes entités politiques ne sauront se recomposer de petites unités, régions ou départements. Celles-ci gouvernées démocratiquement, délègueraient volontairement les grandes décisions à l’entité politique supérieure à laquelle elles auraient librement consenti d’appartenir.

En conclusion pour cet aspect, force est de constater que le nombre croissant des humains sur la terre comporte le risque de voir leur liberté diminuée, voire même menacée pour l’essentiel.

LIBERTE ET ANONYMAT

La préservation de son anonymat à l’intérieur de la société humaine, c’est-à-dire sa liberté de mouvement et de pensée, représente une partie essentielle de la liberté de l’humain. Avec l’évolution technique des procédés et des équipements de surveillance, amplement mis en pratique par les autorités politiques à travers le monde entier, cette partie essentielle de la liberté individuelle est de plus en plus diminuée et le contrôle de ses mouvements, comportements et actions de plus en plus renforcé. Les caméras et les logiciels dits de « traçage » rendent notre vie quotidienne transparente et ainsi soumise à une surveillance permanente et efficace au profit d’autorités de moins en moins respectueuses de la liberté de l’individu, liberté qui risque,  pour certaines,  de les déranger dans leur volonté de gouvernance totalitaire.

LIBERTE ET ECONOMIE

De simple sujet devenu, au cours des derniers siècles citoyen responsable, ceci au moins dans le monde occidental, l’être humain, sous l’influence de plus en plus écrasante des puissances économiques qui en réalité gouvernent le monde, est ramené successivement au simple rôle de consommateur de leur produits. Les espaces de rencontres sociales, autrefois représentés par les places publiques, lieux de culte et de culture, sont, sous cette influence et hélas, avec un succès indéniable, déplacés vers les centres commerciaux où l’échange d’idées et d’opinions laisse forcément la place à celui d’achat  et de vente de biens de consommation. Ceux-ci, dans bien des secteurs et notamment celui de l’informatique sont conçus, par la précarité des matériaux utilisés et par leur formatage intelligent, de telle sorte que leur remplacement devient inévitable à une cadence de plus en plus rapprochée.

LIBERTE ET FORMATION

Si normalement un être humain développe son identité par la connaissance et la confrontation d’idées et de pensées diverses, en partant de celles qui lui sont transmises d’abord dans son foyer parental, puis à l’école, il les confronte ensuite avec d’autres venues d’ailleurs pour se créer sa propre pensée. Aujour-d’hui, dans le but décrit ci-dessus, les disciplines scolaires qui sont à la base du développement d’un individu sur le plan intellectuel, comme le sont la philosophie, l’histoire, la sociologie et les disciplines créatives, donc artistiques, sont soit ramenées à un strict minimum, soit carrément supprimées. Par ce bais-là, l’être humain est formé pour devenir l’outil manuel ou intellectuel au service des puissances économiques, et en même temps et avant tout, le consommateur  de leurs produits.

Aujour-d’hui cette démarche englobe même le domaine de la santé dont tous les intervenants, de la simple infirmière jusqu’au médecin et au responsable politique concerné, oeuvrent de plus en plus au profit moins des malades que des industries médicales et pharmaceutiques qui les rendent habilement dépendants de leurs productions.

LIBERTE ET INFORMATION

La mainmise des puissances économiques sur les domaines de la consommation et de la formation s’étend également sur celui de l’information. Celui-ci est de plus en plus uniformisé et alimenté depuis des agences de distribution de nouvelles et de leurs commentaires financées et ainsi controlées par les puissances économiques. Elles sont dotées de journalistes engagés par celles-mêmes et mis ainsi sous leur obédiance. Par ailleurs, les supports de l’information et de sa distribution étant largement financés par les annonces publicitaires, ceci les rend directement dépendants de ces mêmes puissances économiques.

CONCLUSION

Les quelques réflexions figurant ci-dessus mettent en évidence que nos libertés individuelles à l’intérieur de la société humaine sont gravement menacées par la surpopulation d’un côté, puis par la mainmise de plus en plus accrue et déterminante des puissances économiques sur les centres décisionnels du monde entier. Quand certaines statistiques démontrent que la fortune individuelle de l’un ou de l’autre des acteurs principaux à l’intérieur des puissances économiques dépassent les budgets annuels de certains pays, notamment africains, il est évident que leur pouvoir prend des dimensions inquiétantes pour le bien-être de la société humaine. Pour celui-ci seul un sursaut populaire sur le plan politique et aux dimensions mondiales, accompagné d’un sérieux frein à la surpopulation de la terre, pourrait renverser cette évolution désastreuse et rendre à nous tous cette liberté en voie de perdition.

Mais n’en sommes nous encore capables ?

 

Hans Gutscher

Doi Saket, Chiang Mai, 04 . 08. 2020

 

QUI PROFITE DE LA PANDEMIE COVID -19

29 Mai

Comme cela se produit lors de n’importe-quelle crise qui frappe l’humanité à l’échelle mondiale, que ce soit une guerre, une crise économique ou, en l’occurrence actuellement, une pandémie, il y a des acteurs dans la société humaine qui y trouvent leur intérêt ou/et profit. Cela se confirme également dans le cadre de la pandémie en cours qui sévit depuis le début de cette année à travers le monde entier. Quels sont ces profiteurs et dans quels domaines sont ils actifs ? Nous en dressons une liste ci-après, une liste certes pas exhaustive, mais qui cherche à les identifier, eux et leurs motifs et intérêts.

SUR LE PLAN POLITIQUE :

  1. LES REGIMES AUTORITAIRES:                                                                                              qui, soit dit en passant, sont largement majoritaires dans le monde. Quelle aubaine en effet pour ces régimes que de diriger et gouverner leurs pays avec des frontières fermées, des débats parlementaires pratiquement suspendus, des droit humains comme notamment celui des libertés d’opinion, de mobilité et de réunion, sensiblement réduits, voire même abolis, des groupes entières de la population, classés « sensibles » carrément mis sous quarantaine, et j’en passe.
  2. LES PARTIS POLITIQUES OU SIMPLES GROUPEMENTS ET SECTES EXTREMISTES dont les idées, pour trouver un appui large auprès du public y ont toujours introduit l’image et l’identité d’un coupable chargé de tous les maux qui frappent et inquiètent les gens, et qui l’expose ainsi à leur haine et à leur agressivité et qui, par ce procédé simplifie à l’absurde l’explication de la crise et, implicitement, les moyens avancés pour y remédier: on bannit, voire élimine carrément les « coupables », qu’ils aient été et le sont toujours souvent les juifs, ou ailleurs dans le monde musulman certaines sectes chrétiennes, ou maintenant, dans le cadre de la pandémie en cours, les Chinois pour les uns comme ressortissants du pays dans lequel la pandémie a débuté, les Occidentaux pour les Asiatiques parce qu’ils ne se protègent souvent pas par des masques faciaux, voire un peu partout, tout simplement les immigrés, donc en bref les etrangers, de tous horizons.
  3. LES PARTIS ET MOUVEMENTS SOUVERAINISTES                                                                qui applaudissent et voient dans la fermeture des frontières le premier et décisif pas vers la réalisation de leurs objectifs de retour des états à un stade et à une identité historico-économique largement dépassés par l’évolution du monde et de son réseau relationnel d’interdépendance

SUR LE PLAN ECONOMIQUE:

4. LES GRANDS GROUPES PHARMACEUTIQUES                                                                                  qui se lancent évidemment avec entrain dans la recherche, puis la production et la            vente-distribution des techniques et moyens de dépistage, de prévention et de                      guérison de cette pandémie qui leur font miroiter des profits financiers                                mirobolants.

5. LES GRANDS GROUPES AGISSANT DANS LE DOMAINE DE LA SURVEILLANCE                      qui voient dans cette pandemie et de la politique consecutive basee sur la peur                    generalisee, suivie par l’ecrasante majorite des gouvernements une occasion revee            de developper et de promulguer tous moyens de surveillance et de controle                          ininterrompus des mouvements et agissements de tout individu, ceci dans le but, le            seul officiellement avoue, de protection du peuple, par depistage et par tracage,                  mot devenu « a la mode », des virus.

SUR LE PLAN PROFESSIONNEL

6. LES « EXPERTS » DE TOUTE PROVENANCE                                                                                         liés de près ou de loin à la pandémie en cours. Qu’ils soient ou se découvrent tout-             d’un-coup des spécialistes dans tel ou autre domaine en relation avec la pandémie             Covid-19, ils occupent largement l’espace des medias et se mettent en avant au                     détriment des innombrables médecins, infirmières et autres soignants qui                           accomplissent un travail anonyme et admirable dans tous les centres hospitaliers et           de soins à travers le monde entier, ceci en lutte directe et dangereuse contre ce                   virus.

En bref et en conclusion nous devons hélas constater que la pandémie qui affecte actuellement le monde en son entier, profite un peu partout aux dirigeants des pays à réduire, temporairement qu’ils disent, des droits humains, à introduire des mesures de surveillance et de contrôle et d’ainsi restreindre nos libertés d’expression, de reunion et de mouvements. Ces mesures et techniques de surveillance ont un bel avenir devant eux, ceci au détriment de droits et de lois qu’il nous avait pris des siecles et des luttes sociales à acquerir. La société de surveillance nous attend hélas dans un futur proche et inquiétant.

Hans Gutscher

Doi Saket, le 3o mai 2020

COVID-19: LES PIEGES DE L’INFORMATION

29 Avr

De tout temps l’information communiquée par écrit autant que par les différents moyens de l’audiovisuel est orientée par l’auteur dans une direction ou l’autre, notamment par le choix des sujets et de l’importance qu’il leur donne. Ainsi, et cela dans une mesure encore guère vue, cette orientation fait donner à la pandémie du Covid-19 une place prédominante dans l’information à travers le monde entier. Des statistiques detaillées pour chacun des près de 200 pays affectés par le virus, donc de pratiquement la totalité de l’univers, nous renseigne, jour apres jour, de l’évolution de la pandémie. Les commentaires y afférents occupent largement l’espace des publications pour n’en laisser qu’une infime place aux autres informations, qu’il s’agisse des guerres intérieures et désordres qui frappent si durement le Proche-Orient dans son ensemble, mais aussi l’Afrique Centrale, ou, qu’ailleurs, il s’agisse des crises économiques comme celle qui affecte le Venezuela. Ces sujets inquiétants qui frappent le monde par ci, par là, ont presque disparus à l’intérieur de la presse et ainsi largement de la conscience du public qui n’en est pas directement concerné. La pandémie du Covid-19, par l’influence de la presse mondiale, sous toutes ses formes de communication, a ainsi pris , avec l’appui tacite ou voulu des instances politiques, la place prédominante pour ne pas dire écrasante, dans notre appréciation de l’état actuel de notre planète.

Or, toute statistique pour avoir une valeur réelle, devrait être mise en relation avec d’autres relevés comparables, tant sur le plan purement quantitatif qu’ en ce qui concerne son impact sur l’état général, sanitaire, économique, culturel et social de l’humanité dans son ensemble. Tel n’est aujour-d’hui pas le cas en ce qui concerne la pandémie en cours. La première comparaison qui devrait s’imposer, serait la comparaison des chiffres avec ceux des grippes saisonales courantes, le Covid-19 représentant un virus appartenant à la famille de ceux qui provoquent année après année les grippes saisonnales. Des médecins allemands ont relevé à ce titre, qu’en Allemagne, en moyen, ces dernières provoquent pour chaque année environs 20 000 à 25000 décès. Ceux reliés à la pandémie en cours selon le relevé officiel du 27 avril se montent, pour l’Allemagne, a 6126 morts. D’autres comparaisons relatives à d’autres causes de décès qui frappent regulièrement l’humanité permettraient également de situer ceux reliés à Covid-19 dans un contexte général et ainsi leur donner le poids effectif qu’ils ont sur la santé des humains. Ces comparaisons pourraient porter sur les nombres de morts résultant des accidents de la circulation ou encore de l’utilisation des armes à feu individuelles et privées. Cette dernière comparaison serait évidemment particulièrement intéressant pour les Etats-Unis d’Amérique où l’année passée, le nombre de décès y relatif était de l’ordre de 38 000 personnes, suicides et meurtres confondus. D’autres comparaisons pourraient porter sur les statistiques concernant la faim dans le monde ou encore les victimes des guerres civiles et régionales qui sévissent par ci, par là. Ces comparaisons, à ne pas douter, donneraient une valeur plus modeste au chiffre de 212 498 décès dus à la pandémie en cours, qui a lui seul parait énorme.

Une autre question concerne les chiffres avancés eux’mêmes. Comme l’ont relevé plusieurs médecins, et notamment le médecin légiste de la Ville de Hambourg, après autopsie des cadavres, aucun des morts comptabilisés à Hambourg, affectés effectivement par le virus Covid-19, n’est mort directement par la contamination avec ce virus, mais pour des causes autres, comme arrêts cardiaques,voire des séquelles de maladies dont ces personnes souffraient déjà avant la contagion. Nous sommes donc confrontés avec des chiffres de décès de personnes affectées par le virus Cofid-19, sans que pour autant et pour un grand nombre d’entre elles, leur mort soit directement imputable à cette contagion. A relever également, à ce titre, que la moyenne d’âge des personnes décédées dans les pays Allemagne, France et Suisse, se situe, pour chacun de ces trois pays, au-dessus de quatre-vingt ans.

Nous pouvons donc conclure de ces quelques réflexions que l’importance de la pandémie Covid-19 devrait être revue dans un contexte plus général et non pas de façon dissociée et particulière. Il est à souhaiter, par ailleurs, que des statistiques aussi detaillées que celles actuellement publiées pur la pandémie même, soient ultérieurement établies et promulguées concernant les effets des restrictions en cours.

Rappelons pour terminer que la pandémie de la « Grippe Espagnole » qui avait sévi  à travers le monde entre 1918 et 1920 avait provoqué, selon les chiffres très vagues que nous connaissons aujour-d’hui entre 50 et près de 100 millions de morts.

 

Hans Gutscher                                                                                                                            Doi Saket, Chiang Mai, 29.04.2020

APOCALYPSE

25 Fév

L’actuelle évolution du monde, de son environnement naturel et de ses habitants souffre d’une détérioration accélérée telle que la disparition prévisible de l’homo sapiens, considérée encore il y a peu de temps comme purement fantaisiste, est maintenant sérieusement envisagée à plus ou moins long terme. Les menaces les plus importantes qui pèsent aujour-d’hui sur l’avenir et ainsi sur la survie de l’humain sont résumées ci-après en dix points qui nous paraissent être décisifs. Ils sont décrits dans l’ordre de leur importance.

1. SURPOPULATION ET DENSIFICATION DE LA POPULATION DANS DES MEGALOPOLES

Notre planète étant confinée dans sa forme et dans son contenu, toute accroissement de son peuplement par les humains et consécutivement de l’exploitation de ses ressources approche les limites du supportable, limites qui sont aujour-d’hui perceptibles pour un plus ou moins proche avenir.

Par ailleurs la densification de l’urbanisation de l’espace et le regroupement des humains dans des mégalopoles qui ressemblent plus à des parcages qu’à des habitations provoquent d’autres nuisances telles que décrites ci-après, comme par exemple l’aliénation générale de l’humain. Cette densification conduit à établir des régimes politiques et économiques autoritaires et centralisés qui, incontrôlables eux-mêmes permettent de contrôler les grandes masses parquées dans ces mégalopoles sans visage et sans âme.

2. POLLUTION ET CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le changement climatique étant largement lié à la pollution, l’humain pour sa survie devrait impérativement se préoccuper de celle-ci et changer radicalement son mode de vie. Or, en le voulant et en s’y résignant, ce qui, entre parenthèses n’est de loin pas le cas aujour-d’hui, il entrerait en conflit avec des intérêts à court terme et aux objectifs désastreux des puissants acteurs économiques de ce monde. Pour citer un exemple parmi des centaines, pensons seulement à la puissante industrie de conditionnement et d’emballage qui, pour des raisons prétendument d’hygiène, nous impose des emballages plastiques des denrées alimentaires et de tout autres marchandises qui ensuite, après usage, polluent la terre, les cours d’eau et l’air lors de leur combustion, elle-même source de pollution par son procédé même. S’y ajoutent tant d’autres polluants tant manufacturés que chimiques dont ce n’est pas le lieu ici de faire toute l’énumeration.

3. CONCENTRATION DES POUVOIRS POLITIQUES ET ECONOMIQUES

Prônant à travers le monde les vertus et la justice d’un régime dit « démocratique », les véritables décideurs, peu nombreux mais d’autant plus puissants dans ce monde, l’oriente, lui et ses habitants, vers des organisations et des mécanismes propices à leurs intérêts à court et à long terme. Les dirigeants politiques en première ligne ne forment que le masque extérieur de ces puissances occultes qui les dirigent par le financement de leurs actions et campagnes électorales, par le lobbying dans les parlements et, hélas, aussi par l’appui d’une presse diffusée par tous les moyens techniques de transmission moderne et dépendant, pour la plupart des medias, de ces mêmes puissances. Pour l’apparence celles-ci laissent au grand public l’illusion d’un régime démocratique dans lequel il aurait un pouvoir de choix et de codécision, par le moyen d’élections, voire même de référenda dont, par ailleurs, les décisions sont ensuite souvent faussées lors de l’élaboration du cadre législatif y afférent et, là de nouveau, sous la pression et l’influence des véritables puissants du monde.

4. CONSUMERISME ET SURPRODUCTION

Dans l’intérêt de nouveau de ces puissances économiques qui nous gouvernent en réalité et qui conditionnent notre quotidien, nous sommes poussés par tous les moyens, publicitaires, pseudoscientifiques et autres, vers une consommation de biens matériels et de supports informatiques, dont la durée de vie ou de fonctionnement, voire de consommation, est volontairement réduite, afin d’accélérer leur élimination et leur remplacement consécutif. Dans cette course effrénée vers le propagé « mieux ». « plus performant », « plus satisfaisant » et cétéra, l’esprit de compétition et de dépassement est constamment promu et et entretenu, et ceci dès l’enfance, dès l’entrée de tout être humain dans cet univers dévastateur de la consommation à outrance. Autant que des biens sont produits en surabondance, autant en résultent évidemment des déchets y consécutifs dont le recyclage partiel, meme s’il est en nette progression, n’arrive à absorber qu’une quantité insuffisante.

5. CONSENTEMENT DIRIGE PAR LES PUISSANTS ET LES MEDIAS.

Comme déjà énoncé ci-dessus, la dépendance des medias, sous toutes leurs formes, des véritables puissants de ce monde procure à ces derniers un soutien appréciable auprès du grand public, soutien qui les aide à le manipuler dans leur intérêt. Les médias dépendent aujour-d’hui pour la majeure partie de leurs revenus de la publicité et ainsi indirectement des puissances économiques qui nous gouvernent. Certains de ces médias et pas des moindres sont directement propriétés de puissants, tels Rupert Murdoch, magnat de plusieurs publications anglo-saxonnes, ou évidemment les promoteurs et propriétaires de médias informatisés comme en premier lieu Google et Facebook. L’influence de ces derniers, par leur voies de communication planétaire, sont énormes et arrivent même a constituer des menaces pour certains à l’intérieur même du cercle restreint des puissants de ce monde et incitent ces derniers à chercher à les mettre à leur service et les englober dans leurs empires économico-politiques.

6. ALIENATION DE L’HUMAIN DANS SES RAPPORTS SOCIAUX ET DE TRAVAIL.

La dissociation de l’exécutant, le travailleur ou l’opérateur, et l’objet, la marchandise ou la prestation de service, et ceci dans la grande majorité de l’activité humaine d’aujour-d’hui, de même que l’appauvrissement et l’abstraction des rapports entre humains par la digitalisation et le remplacement des contacts personnels par des rapports virtuels, crée aujour-d’hui dans de plus en plus de domaines cette aliénation générale de l’humain avec souvent des troubles psychiques consécutifs. Paradoxalement le plus le monde compte d’habitants le plus chacun d’entr’eux devient esseulé et, comme conséquence, le tissu social qui permet une saine cohabitation lentement mais inexorablement se dissout pour un jour être réduit à néant et disparaître. Par ce lent processus on ouvre grande la porte vers la déshumanisation de nos rapports sociaux et ainsi vers la criminalité généralisée, les désordres psychiques, les suicides et le désoeuvrement.

7. BRUTALISATION DES RAPPORTS ENTRE HUMAINS.

Comme développé ci-dessus, l’aliénation générale et la lente dissolution des tissus sociaux conduisent déjà aujour-d’hui à la brutalisation des rapports entre humains dont de plus en plus optent souvent pour une certaine fuite en avant par des actes violents, voire même criminels, ceci pour essayer de sortir de leur solitude et de leur désoeuvrement. C’est la voix des impuissants et des laissés-pour-compte qui se manifeste à une échelle et à une fréquence de plus en plus inquiétantes. Des groupements ou partis politiques, voir aussi des associations religieuses intégristes, agissant pour beaucoup d’entr’eux dans l’illégalité, tirent honteusement profit de cette situation déplorable et recrutent des adeptes parmi ces gens de plus en plus nombreux pour les endoctriner et puis s’en servir au profit de leurs objectifs obscures et néfastes. Il en est de comparable pour les puissants économiques de notre monde qui ne cherchent qu’à exploiter, jusqu’à leur endettement, tous les humains réduits au rôle de simple consommateurs de leurs marchandises ou servises comme supports de leur puissance.

8. AGGRAVATION DES DIFFERENCES SOCIALES.

La concentration des pouvoirs économiques et implicitement, même dans les démocraties d’aujour-d’hui, du pouvoir politique dans les mains d’une trçs faible minorité, souvent à tort appelée « élite », minorité pratiquement incontrôlable et effectivement incontrôlée, accentue dangereusement les inégalités entre ce groupe et la grande masse des humains qui est de plus en plus au service de ce dernier et en  dépendent sous les formes les plus diverses, salariés, soustraitants, serviteurs, profiteurs d’aides financières ou simples relations profitables. Les couches dites « moyennes » de la société qui par une certaine indépendance économique et une conscience éthique garantissaient jadis la cohésion sociale sont en net recul et à bien des endroits elles ont pratiquement disparu.

9. UTILITARISME DANS L’EDUCATION.

Pour s’assurer de la pérennite de leur puissance la minorité citée et décrite ci-dessus intervient avec leurs moyens financiers quasi inépuisables directement ou indirectement dans l’éducation, puis la formation professionnelle des jeunes, et ceci dès leur bas âge. Cette action prend les formes les plus diverses, d’une simple influence du législatif sur le plan politique, ceci par lobbyisme ou aides financières, voire carrément par corruption, et allant jusqu’à l’achat d’universités ou d’écoles professionnelles existantes, voire la création de nouvelles universités ou d’écoles professionnelles, celles-ci souvent au sein de leurs propres entreprises. Il est évident que par cette intrusion dans un domaine en principe public, cette minorité de puissants arrive à modifier ou tout au moins influencer les programmes scolaires et les orientations professionnelles des jeunes, ceci à son propre avantage en formamt ainsi les foules endoctrinées et utiles à son usage et à ses intérêts. Dans un premier temps toutes les disciplines jugées par cette minorité inutiles ou même dangereuses pour ses intérêts sont soit réduites jusqu’à l’insignifiance, soit tout simplement écartées des programmes scolaires. Il s’agit là , en premier, des disciplines qui incitent à l’imagination et à la création non contrôlées et à la libre pensee, philosophique et/ou socio-économique.

10. LE DEVELOPPEMENT D’UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE.

Le vieux rêve de l’humanité de se reproduire artificiellement et scientifiquement, l’HOMUNCULUS de Goethe, est aujour-d’hui repris et activé en force par les puissants de ce monde et les scientifiques et politiques à leur service. Quoi de plus tentant que d’arriver à créer un être vivant conçu et agissant sous leurs directives et pour leurs objectifs. L’humain avec son côté toujours et en dépit de tout imprévisible, serait ainsi remplacé, petit à petit, par un semblant à l’image et à l’action voulues par les puissants de ce monde. Mais si demain ces nouveaux êtres créés par l’humain développaient effectivement toutes les facettes de notre intelligence, donc également le doute et la contestation, la création et la pensée libre, ils risqueraient de se diriger contre les puissants qui les ont créés, puis les supplanter et dominer à leur tour. Ceux-ci seraient alors reduits au rôle d’apprentis sorciers, comme évoqué par le même Goethe dans son celèbre poème « Der Zauberlehrling ».

 

Hans Gutscher, politorg.blog

Doi Saket, 25.02,2020

LES RAPPORTS DE L’HOMME AVEC L’AIR, L’EAU ET LA TERRE, LES BASES ELEMENTAIRES DE SA VIE. ETAT ACTUEL ET ESQUISSE DE RAPPORTS SOUHAITABLES.

14 Déc

Les trois éléments principaux Air – Eau – Terre, conditionnent et assurent la vie humaine sur notre globe. Leur quantité et surtout leur qualité sont aujour-d’hui autant diminuées  que détériorées suite principalement à la surpopulation et aux activités humaines soumises aux lois de croissance et de profit. Ce sont ces activités qui nous intéressent ci-après en premier lieu. Nous les traiteront éléments par élément en résumant très brièvement la situation actuelle en faisant ressortir les dangers pour la survie humaine. Puis nous esquisserons des propositions qui à notre sens pourraient y apporter des remèdes et nous amener à une meilleure gestion de nos ressources naturelles. Dans nos considérations nous tiendrons compte d’un paramètre décisif qui s’est introduit dès la naissance des premières civilisations dans notre rapport avec les éléments naturels: la propriété.

L’AIR

L’atmosphère terrestre qui englobe notre planète et qui nous apporte son mélange de gaz nécessaire pour notre vie, et qui filtre le rayonnement solaire pour notre bénéfice ne connaît évidemment que des frontières symboliques. Celles-ci, principalement juridiques et correspondant aux limites territoriales politiques règlent le survol de l’espace aérien. Les flux d’air résultant des effets climatiques et météorologiques ne connaissent évidemment pas de barrières et transfèrent tant les nuages avec leurs charges pluvieuses bénéfiques ou désastreuses que des quantités d’air pollué voire même toxique d’un endroit de la terre, d’un pays ou territoire à un autre et, par ailleurs, dans l’atmosphère en général. Ce sont ces dernières qui sont et qui deviennent de plus en plus inquiétantes et qui exercent une influence néfaste sur les conditions de vie humaine sur terre. A travers le globe les zones ainsi polluées sont plus concentrées et ainsi plus préoccupantes au-dessus des grandes agglomérations, notamment en Europe occidentale et dans l’Extrême-Orient, de même qu’en Amérique du Nord au-dessus des Grands Lacs et des centres urbains des côtes Nord-Est et de Pacifique.

Compte tenu de l’absence dans l’air de frontières et de compartimentages, il n’y a, pour pallier à ces problèmes lanscinants de pollution que des conventions et règlements à l’échelle globale. Ceux-ci donnent lieu depuis plus de vingt ans déjà à des réunions mondiales dont les résultats sont par leur caractère de compromis plutôt décevants. Quand elles aboutissent comme à Paris en 2015 à une convention et un engagement global, les signatures par la presque totalité des pays ne garantissent hélas jamais ni le respect ni surtout le suivi des engagements pris. Dans ce domaine comme dans bien d’autres qui de plus en plus compromettent la vie sur terre, il y aurait lieu d’instaurer une juridiction pénale telle qu’elle existe pour les crimes de génocide et, en général, de crimes dits « contre l’humanité ». Comme le Tribunal Pénal International (TPI) à La Haye, un tribunal analogue sous l’autorité des Nations Unies devrait être constitué et accompagné d’un collège d’experts mondialement reconnus pour traiter et juger des crimes d’ordre écologique contre l’humanité.

L’EAU

Si pour l’air il n’existent pratiquement que des frontières juridiques de survol, pour l’eau qui est déjà reliée à la surface de la terre celles-ci existent bel et bien, notamment pour les cours d’eau intérieurs à la terre, ainsi pour les rivières, les lacs et les canaux créés par l’humain. Des frontières sont tracées au milieu des surfaces d’eaux, fluviales ou lacustres qui séparent deux pays, mais également dans les mers et les océans où les différents pays étendent leurs eaux territoriales sur une distance fixée par eux-mêmes (pour la France: 12 milles). Comme l’air, mais à l’intérieur de leurs cours fixés par la nature les voies d’eaux transportent un nombre d’effluents souvent toxiques de même que des déchets qui couvrent des surfaces d’eau parfois impressionnantes. Ces déchets soit aboutissent dans les océans soit qu’ils s’infiltrent dans les nappes souterraines et polluent ainsi la terre environnante.

Comme pour les crimes écologiques liés à l’air, ceux liés à l’eau, le même tribunal international devrait être constitué et entrer en action. Celui-ci pour la partie relative à l’eau devrait également trancher les différends résultant des problèmes interétatiques des barrages qui à bien des endroits dans le monde comme par exemple dans la vallée du Mekong perturbe, voire même menace l’écosystème liée à ce fleuve qui est vital surtout pour les pays situés en aval du fleuve comme le Cambodge et surtout le Vietnam.

LA TERRE

Pour la terre la situation et les problèmes sont beaucoup plus compliqués que pour les deux premiers éléments puisque la propriété du sol les conditionnent dans une large mesure. Celle-ci s’est développée sur terre dès le début de l’agriculture et de la création d’habitats fixes et consécutivement de premières cultures urbaines. Petit à petit elle a entraîné comme suite logique une répartition des richesses et de pouvoirs économiques et politiques et ainsi une structuration de la société humaine. Aujour-d’hui suite notamment à la surpopulation de notre planète, les écarts entre les couches sociales qui se sont ainsi formées deviennent quasiment abyssaux tant entre les individus qu’entre les entreprises et sociétés et des états mêmes. Sur le plan économique ils se manifestent par un écart de plus en plus grand entre sociétés multinationales et petites et moyennes entreprises individuelles ou collectives. Sur le plan politique, et de longue date, l’histoire a créé puis fait disparaître des empires qui dominaient et qui dominent voire même absorbent des pays limitrophes. Ainsi la propriété terrienne est devenue la base essentielle de richesse et de pouvoir, à tel point que déjà vers le milieu du XIXe siècle le philosophe français Pierre-Josephe Proudhon a formulé sa célèbre phrase: « La propriété, c’est le vol ».

Il serait évidemment utopique que de croire que l’on pourrait résoudre le problème des déséquilibres et de la surexploitation de la terre par une simple et, par son caractère radical, révolutionnaire expropriation de toutes les propriétés privées. L’histoire et, en son sein, l’expérience de la révolution communiste tant en Union Soviétique que dans la Chine Populaire de Mao Tse Tung a démontré les résultats catastrophiques d’un tel bouleversement. Les mesures envisageables, pour justement ne pas être révolutionnaires, sont forcément progressives et distinctes selon la nature de la propriété. Nous distinguons ainsi:  1. la propriété privée de terrains appartenant à des particuliers,  2. la propriété privée de terrains appartenant à des sociétés ou coopératives,  3. la propriété privée de terrains dont le soussol est exploité ou exploitable dans le futur,  4. la propriété privée de terrains d’intérêt culturel général, soit par leur site particulier, soit par la valeur des aménagements historiques construits.

Si maintenant le dernier groupe 4 est normalement régie par la legislation en vigueur concernant la protection des monuments et des sites, allant du cadre local jusqu’au patrimoine culturel mondial protégé par l’UNESCO, les autres catégories de propriété privée 1 – 3 soulèvent la question générale de leur rapport avec les instances politiques censées les règler et surveiller. Partant d’une situation idéale mais parfaitement utopique d’un remplacement pur et simple de la propriété privée par un droit de superficie limité dans le temps et renouvelable, octroyé et surveillé par ailleurs par les instances politiques concernées, nous ne pouvons qu’esquisser des procédures qui permettraient de s’y rapprocher petit à petit. Ces procédures selon catégories pourraient se présenter comme suit:

Nous commençons par la dernière catégorie no. 3 dont le cas est le plus simple a règler: S’agissant  de propriétaires de terrains qui par leur activité et leur importance contribuent pour leur plupart largement à la pollution environnementale il y aurait lieu, dans l’intérêt de la communauté, de nationaliser  ces terrains.

Il peut y être de même pour les terrains appartenant à des sociétés privées d’importance capitale pour leur impact sur l’aménagement du territoire local ou régional.

Les petites et moyennes entreprises propriétaires de terrains devraient être traités à l’identique comme les particuliers de la première catégorie. Pour ces petits propriétaires la procédure envisageable représente certainement le cas le plus difficile. Il ne peut en effet pas être question d’exproprier ces particuliers, mais plutôt de créer des conditions et des mécanismes économiques, mais surtout politiques et juridiques qui inciteraient ces propriétaires à échanger leur titre de propriété contre un droit de superficie, le terrain même devenant propriété de la communauté, commune ou région.

Il est évident que pour l’ensemble de ces catégories tout cas de pollution des terres devra être traité par le même tribunal pénal international contre les crimes d’ordre écologique contre l’humanité comme cela est esquissé ci-dessus pour l’air et l’eau.

CONCLUSION

En conclusion, pour pallier aux menaces de détérioration qui pèsent sur les trois éléments air – eau – terre, nous avons ci-dessus esquissé les trois procédures qui nous paraissent pouvoir constituer une réponse au moins partielle à ce problème crucial puisqu’existentiel pour l’humanité. Elles sont résumées comme suit :

  • création d’un tribunal pénal international sous l’égide de l’ONU et en analogie avec le TPI existant contre les génocides, pour traiter les crimes d’ordre écologique contre l’humanité.
  • nationalisation de tous les terrains appartenant à des sociétés d’importance régionale ou internationale, notamment celles dont l’activité porte sur l’exploitation des richesses naturelles, puis octroi d’un droit de superficie limité dans le temps aux conditions dont le respect et le suivi devraient être strictement controlés.
  • création sur le plan politique de mesures d’incitation aux particuliers d’échanger leur propriété privée contre un droit de superficie tel que proposé ci-dessus.

 

Chiang Mai, le 14 décembre 2019

Hans Gutscher, politorg.blog